Halal : Après la viande, l’assurance-vie

La Compagnie française de conseil et d’investissement (CFCI & associés) s’apprête à distribuer la première assurance-vie « charia compatible » en France métropolitaine. Objectif : offrir à la clientèle musulmane française – mais pas seulement – un moyen d’épargne en conformité avec ses convictions religieuses et, surtout, insiste la CFCI, éthiques. La mise minimum sera de 100 euros. La clientèle sera démarchée par téléphone ou en face à face.

L’argent récolté dans une Sicav basée au Luxembourg sera investi à 85 % sur des fonds actions, et non dans des obligations classiques, puisque la loi islamique interdit la rémunération par des taux d’intérêt. Le reste sera investi sur des fonds monétaires ou des fonds obligataires islamiques.

Éthique

Le contrat d’assurance-vie « charia compatible » sera donc plus risqué que la plupart des contrats d’assurance-vie classiques dont les portefeuilles contiennent beaucoup d’obligations d’État. Le rendement attendu sera aussi meilleur, puisqu’il devrait atteindre 5 à 7 % par an sur le long terme (pour 15 à 20 ans d’investissement), en ligne avec la performance historique des marchés actions, selon Anouar Hassoune, directeur de la Sicav concernée et ancien vice-président de Moody’s Investors Service, où il assurait notamment la notation financière des banques islamiques.

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L’automobile contrainte de s’adapter à la crise

Au Salon de Genève, qui ouvre mardi ses portes aux professionnels, les constructeurs misent sur leurs nouveautés pour résister à la baisse du marché européen. Et comptent sur des alliances pour réduire leurs coûts.

Bien qu’ils s’apprêtent à multiplier les lancements de nouveaux modèles au Salon de Genève, la plupart des constructeurs s’inquiètent d’une dégradation de leur situation en Europe, où ils ont perdu de l’argent l’an passé.

Fragilisé par les menaces de récession, le marché européen devrait reculer pour la cinquième année consécutive, de 3 à 5%, selon Euler Hermes. La France est particulièrement touchée, avec un repli de 20% sur les deux premiers mois de l’année. »

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Les « économistes à gages » sur la sellette

Éditoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : en pleine campagne présidentielle, une poignée d’économistes quadrillent l’espace médiatique et bornent celui des possibles. Présentés comme universitaires, ils incarneraient la rigueur technique au cœur de la mêlée idéologique. Mais leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques leurs autres activités ?

Cette fois, la controverse concerne la collusion entre économistes et institutions financières. Nombre d’universitaires invités par les médias pour éclairer le débat public, mais aussi de chercheurs appointés comme conseillers par les gouvernements, sont en effet rétribués par des banques ou de grandes entreprises. Un expert peut-il, « en toute indépendance », prôner la dérégulation financière quand il occupe simultanément un poste d’administrateur d’un fonds d’investissement ?

Ces liaisons dangereuses, sources de conflits d’intérêts, ne sont pas secrètes. Mais leurs bénéficiaires se gardent bien d’en faire la publicité. Avant le cataclysme de 2008, chacun s’accommodait de l’équivoque : les journalistes exhibaient leurs experts censément neutres, lesquels empochaient les dividendes de leur ubiquité sous forme de notoriété accrue et d’espèces sonnantes et trébuchantes.

Mais, depuis 2008, les accointances des économistes ne passent plus inaperçues. L’effet Dracula aura-t-il raison de cette forme intellectuelle de prévarication ? Suffira-t-il de la rendre publique pour la vaincre ? Tel est le pari de la prestigieuse Association américaine d’économie (American Economic Association, AEA).

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Russie : « Poutine restera celui qui a stoppé la désintégration du pays »

Alexandre Nekipelov, président du groupe pétrolier Rosneft, et Jacques Sapir, spécialiste de la Russie, directeur d’étude à l’EHESS évoquent l’économie russe.

Il y a bien sûr les chaînes humaines autour du Kremlin pour dénoncer les fraudes électorales, la corruption. La contestation, à vingt-quatre heures de cette élection présidentielle de 2012, reste en revanche moins dictée par l’urgence économique. De 1999 à la crise de 2008, la croissance moyenne du produit intérieur brut a dépassé 6% par an. Après un trou d’air, l’activité est repartie de 4,2% en 2011. Sur ce point, la majorité des Russes restent redevables de la croissance et de la stabilité ayant marqué la décennie écoulée. En dépit des inégalités. De l’emprise des oligarques. De la bureaucratie. Des maux presque secondaires au regard des années terribles ayant suivi l’effondrement de l’URSS : il a fallu attendre 2006 pour retrouver le revenu par habitant connu dans l’ancienne république soviétique de Russie.

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Russie : Élections – Realpolitik reçoit Jean-Pierre Arrignon (Audio)

Philippe Conrad recevait le 2 mars 2012 Jean-Pierre Arrignon, historien, spécialiste de la Russie pour un entretien portant sur les élections législatives russes passées et sur les conditions dans lesquelles doit se dérouler l’élection présidentielle russe, les forces en présence, les candidats en lice et les enjeux de cet épisode important de la vie politique russe.


Espagne : Du cannabis pour sortir de la crise de la dette

A l’exemple de la Californie, un bourg catalan acculé par une dette de 1,3 million d’euros propose de consacrer des terrains à la culture de marijuana comme mesure anti-crise.

Même si le gouvernement espagnol a élaboré un plan de 35 milliards d’euros pour liquider la dette commerciale des administrations publiques, la crise de l’immobilier a entraîné pour les municipalités espagnoles une perte vitale de revenus. Aussi, ces collectivités s’ingénient à trouver des alternatives afin d’augmenter leurs recettes et améliorer leur bilan.

Rasquera semble avoir trouvé la solution.

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Le paysage français : Grand oublié des politiques d’urbanisation

Comme souvent, ce soir-là, Nicolas Sarkozy n’a pas fait dans la demi-mesure. Lors de son intervention, retransmise simultanément sur dix chaînes de télévision, dimanche 29 janvier, le président de la République annonçait son intention d’augmenter de 30 % les droits à construire sur « tout terrain, toute maison, tout immeuble ». « Cela va donner un travail formidable à toute l’industrie du bâtiment, expliquait-il. Deuxièmement, cela va augmenter considérablement le nombre de logements, donc cela fera pression sur les prix. Et enfin les prix de l’immobilier à l’achat, à la vente, et les prix à la location vont pouvoir baisser.« 

Martingale immobilière propre à satisfaire tout le monde ? Avant d’être adopté le 22 février par l’Assemblée nationale, le projet de loi a déclenché l’hostilité d’une grande partie du secteur. Les promoteurs promettent une flambée du prix des terrains, les agents immobiliers redoutent une désorganisation du marché, les constructeurs de logements sociaux s’estiment oubliés. Quant aux maires, chargés d’instruire les permis de construire et d’établir les plans locaux d’urbanisme, ils voient leurs pouvoirs entaillés par le nouveau texte.

Surtout, la loi semble passer sous silence un des aspects essentiels de la construction en France : le paysage. Si les années 1950 à 1970 ont été celles des grands ensembles, les trois dernières décennies ont vu le triomphe de la maison individuelle, qui représente aujourd’hui les deux tiers de la production de logements en France.

Les tours et les barres des cités abîmaient les paysages du val de Seine ou les hauteurs marseillaises. Dorénavant, lotissements et maisons isolées colonisent, partout en France, vallées et coteaux, plaines et forêts. Les identités des communes s’effacent, leurs contours se floutent. Les enseignes commerciales défigurent les entrées des villes. Ce n’est plus la campagne, ça ne sera jamais la ville. Néant urbain ou néant rural, au choix.

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Sous les huées et les insultes, le Nouveau centre cherche sa voie

Le Nouveau centre d’Hervé Morin s’est prononcé samedi 25 février en faveur de Nicolas Sarkozy plutôt que François Bayrou dans la course l’Elysée, au terme d’un congrès marqué par de profondes divisions, tant sur sa stratégie que sur sa gouvernance, qui menacent son avenir.

Huées, sifflets, noms d’oiseaux, demandes de « démission »… Le congrès extraordinaire du NC, destiné à trancher la ligne politique du parti de centre-droit pour la présidentielle, après le retrait de son président Hervé Morin, avait un parfum de règlements de compte. [...]

Nouvel Obs

Comment l’UMP vend les mesures sur le travail du candidat Sarkozy

BFM Business s’est procuré l’argumentaire envoyé en interne au camp UMP pour soutenir les propositions sur le travail du candidat Sarkozy. Découvrez les 14 questions pièges préparées par la majorité.

Mercredi soir, sur France 2, Nicolas Sarkozy a détaillé les pistes qu’il souhaite mettre en application pour soutenir l’emploi, en cas de réélection. Naturellement, tout le camp UMP est mobilisé pour soutenir ces propositions. Et pour cela, Nicolas Sarkozy a briefé son camp.

BFM Business s’est procuré, en exclusivité, l’argumentaire rédigé par l’UMP afin de préparer ses parlementaires à répliquer en cas de contestations sur l’efficacité des mesures proposées. Ce document de sept pages était donc réservé à une diffusion en interne.

Des citations de Bayrou et Hollande

Il se découpe en deux parties. La première est d’un intérêt limité, puisqu’elle ne fait que résumer les six mesures du candidat Sarkozy. La seconde (à partir de la page 5) est beaucoup plus intéressante : elle comporte une liste de 14 questions-pièges que les chefs de l’opposition ou les médias pourraient poser.

On y trouve mentionnées des citations de François Bayrou. Le document reprend mot pour mot une de ses attaques : à savoir que la mesure de la prime pour l’emploi (PPE), c’est « prendre aux pauvres pour donner aux pauvres ». Ou encore, certains termes employés par François Hollande, comme lorsqu’il qualifie de  » mystification » la PPE.

Naturellement, chacune de ces questions est suivie de la réponse que le parlementaire devra formuler, avec le plus de naturel possible.

Par exemple, si un journaliste demande à un membre de la majorité combien coûtera la formation des chômeurs, il se verra répondre que « l’enjeu, ce n’est pas de dépenser plus, mais de dépenser mieux », même si « prendre de l’argent à un endroit pour le mettre à un autre, ce n’est jamais agréable ».

Tendez l’oreille, dans les jours à venir, vous risquez bien de retrouver dans la bouche des élus UMP les éléments figurants dans ce document…

Les 14 questions-réponses sont consultables à partir de la page 5

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Le quinquennat de Nicolas Sarkozy en 5 chiffres

Chômage, déficit, pouvoir d’achat : à quelques mois de la présidentielle, le think tank Terra nova compare les promesses du candidat de 2007 au bilan du président en 2012.

Nicolas Sarkozy, candidat à sa succession, va devoir défendre son bilan. Le chef de l’Etat a souvent fait l’apologie de la politique du résultat, Terra Nova l’a pris au mot. Le think tank, proche du Parti socialiste, a dressé la liste des principaux chiffres de son quinquennat.

Bien évidemment, la crise est en partie responsable de ces contre-performances. Mais leur comparaison aux déclarations de Nicolas Sarkozy en 2007 offre un contraste saisissant.

« Je vous ai promis le plein emploi, je vais me battre pour le plein emploi ». Place de la Concorde, 6 mai 2007.

 

  • Résultat : 1 million de chômeurs supplémentaires

Selon Terra Nova, « le chef de l’Etat restera le recordman de la hausse la plus brutale du taux de chômage depuis trente ans « . A 8,1% en 2007, son taux devrait être autour de 10% cette année, selon les dernières prévisions de l’Insee.

La baisse des moyens consacrés à la lutte contre le chômage s’est accélérée depuis 2008 (-10,5% entre 2010 et 2011 et -11,3% entre 2011 et 2012), pointe Terra Nova. Le think tank estime que certaines mesures, comme la défiscalisation des heures supplémentaires ont eu des effets néfastes sur l’emploi en période de crise.

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Mécanisme Européen de Stabilité : De l’hypocrisie des Verts et des Socialistes

Mardi 21 février, une partie des députés socialistes s’est courageusement abstenue lors du vote sur le Mécanisme européen de stabilité. Les députés écologistes quant à eux ont voté contre, après avoir prôné l’abstention pendant plusieurs jours.

Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé vert, était même allé jusqu’à qualifier les députés PS d’hypocrites, voyant dans le MES «une des rares choses positives qu’on a pu arracher au Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement, et surtout à l’Allemagne».

Sa critique se sera donc retournée vers les députés français de son propre camp.

Parmi les raisons motivant ce refus ou cette abstention, figurait la conditionnalité de l’accès au mécanisme européen de stabilité. Afin de bénéficier des prêts, le MES fixe en effet des conditions drastiques en matière de discipline budgétaire.

Beaucoup ont, à ce titre, mis en avant un prétendu lien juridique avec le futur Pacte budgétaire (TSCG). En vérité, les seules contreparties disciplinaires fixées par le Traité MES relève du seul droit de l’Union européenne, c’est à dire au Pacte de stabilité et de croissance.

En tout état de cause, fonder une critique du MES sur le Pacte budgétaire ou le Pacte de stabilité et de croissance (PSC) relève de la pure hypocrisie de la part du parti socialiste et du parti écologiste.

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