La France sous influence : la gauche et l’école
8 novembre 2009, 19:30 | Auteur : Gaston | |
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Dans son livre Être de droite : un tabou français, le journaliste Éric Brunet consacre un chapitre entier à l’ancrage à gauche du milieu enseignant.
Éric Brunet cite les résultats d’une enquête du Cevipof (Centre d’étude de la vie politique française) sur le vote des instituteurs au 1er tour des élections présidentielles de 2002. 16 % d’entre eux ont voté pour un candidat d’extrême gauche et un total de 75 % ont voté à gauche. Il illustre ensuite ces statistiques avec des témoignages qu’il a lui-même recueillis auprès d’enseignants et d’étudiants de droite.
Ambiance totalitaire
Baptiste, professeur de mathématiques dans un collège de Créteil, dépeint ses collègues ainsi : « Leur échiquier politique débutait à la Ligue Communiste Révolutionnaire et s’arrêtait au Parti Socialiste. Leur extrême droite, c’étaient Strauss-Kahn et les libéraux du PS. » Pour avoir imprudemment confié à un confrère que « Chirac n’était pas Hitler », Baptiste fut ostracisé, et une campagne de tracts fut organisée contre lui par le syndicat unique du collège. Revenant dans sa classe après un entretien houleux avec le proviseur, il vit qu’un élève avait écrit au tableau la phrase du communiste Bertolt Brecht : « Le ventre est encore fécond d’où est sortie la bête immonde. »
Baptiste raconte être passé par toutes les phases : la culpabilité, les antidépresseurs, la haine, la honte. Il ne trouva de soutien qu’auprès de la permanence UMP de son quartier, et prit sa carte du parti. L’UMP lui conseilla d’avouer son “erreur” auprès des autres enseignants, et de faire une autocritique « comme à l’époque des purges du parti communiste » – ce qu’il fit, la mort dans l’âme. Dès lors, les conditions de travail redevinrent acceptables pour lui au collège. Baptiste se souvient que :
« Pendant les manifs, j’allais crier des slogans hostiles à Chirac pour ne pas me faire repérer par mes collègues profs… La nuit venue, de retour dans ma banlieue, j’allais coller des affiches pour l’UMP.»
Cette schizophrénie est, selon Baptiste, une condition nécessaire de survie dans le milieu totalitaire où il exerce.
Syndicats
À 23 ans, Esther s’est retrouvée pour son premier poste dans un lycée de Lyon où le seul syndicat représenté était le Snes-Sgen, la fraction dure de la gauche syndicale. Comme le Snes est souvent majoritaire dans les commissions paritaires décidant des affectations, « nombre d’enseignants de droite mettent leurs convictions de côté et adhèrent au Snes de peur de voir leur carrière enterrée dans les profondeurs d’une sous-préfecture du Nord ou d’une banlieue difficile. » Il y a une négation de la dimension politique de l’individu au lycée pour les gens de droite, alors que les autres l’exacerbent de façon outrancière et intolérante.
Il existe bien un syndicat de centre droit, le Snalc (Syndicat national des lycées et collèges), mais les gauchistes se sont arrangés pour que des rumeurs de proximité idéologique avec le FN circulent dans les rectorats sur des bases totalement inventées… Résultat : on vous regarde de travers si vous êtes affilié au Snalc. Lors de sa deuxième affectation, dans la région parisienne, Esther décida de constituer une liste du Snalc. Elle appela le Snalc, et là, on lui répondit : « C’est courageux de votre part, mais pour vous, pour votre avenir, il serait préférable de monter une liste sans étiquette ! » Elle monta donc une liste indépendante et, faisant fi des réactions hostiles, réussit à se faire élire au conseil d’administration dès sa première année.
Une dernière anecdote racontée par Esther : un professeur de philosophie en terminale avait décidé de conduire avec ses élèves une réflexion sur le travail. Esther lui demanda : « Ah ? quels auteurs leur fais-tu étudier : Hannah Arendt, Hegel, Althusser, Marx… ? » Le professeur lui rétorqua : « Non, je me limite à Marx : c’est mes convictions, je ne peux pas enseigner autre chose que mes convictions. »
Troisième cycle
Autre témoignage recueilli par Éric Brunet : celui de Marie, étudiante en DEA d’études politiques. Dans son DEA, censé étudié les phénomènes politiques, « il était implicitement considéré par les étudiants qu’il était politiquement incorrect de travailler sur la droite républicaine. » Sur 80 étudiants cette année-là, il n’y en eut que deux qui étudièrent des partis de droite, les autres se focalisant sur le mouvement Droit au Logement, Ras l’front, les mouvements de chômeurs, le PS, la LCR, SUD, Lutte Ouvrière, etc.
Éric Brunet rapporte de nombreux autres témoignages :
- Rachel, institutrice « clandestine », dénonce les dérives idéologiques de gauche dans les IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres) ;
- Jean-Marc, qui enseigne l’économie aux étudiants de l’École des mines de Paris issus de Polytechnique, constate que ses élèves (pourtant censés appartenir à l’élite) ne connaissent ni ne comprennent aucun des grands économistes français de droite ;
- Yves, philosophe doublement agrégé, auteur de 11 livres traduits dans plusieurs langues, stagne depuis vingt ans au rang de « professeur d’université de seconde classe » parce qu’il a été membre d’un cabinet Balladur ;
- Jean-Louis, professeur d’économie de droite, se voit affecté en Lozère, puis se fait attaquer en plein concours d’agrégation par Charlie Hebdo et Le Monde (excusez du peu !);
- la vie d’Annabelle, étudiante en DESS d’économie de la culture à Dauphine, bascule du jour au lendemain dans l’ostracisme, la douleur et la violence lorsque les autres élèves découvrent qu’elle avait été membre de Démocratie Libérale (parti disparu en 2002 pour fusionner dans l’UMP) ; privée de diplôme, elle se retrouve au chômage.
En résumé, le livre d’Éric Brunet rend la parole à ceux qui ne l’ont plus : les enseignants et des étudiants mis à l’écart parce qu’ils ne sont pas de gauche, ou qu’ils ne font pas semblant de l’être.
Catégorie : Article de fond, Education, Politique |
Voir également :
- Sondage : Les électeurs de droite™ déboussolés par Sarkozy
- Virage à droite chez les juifs de France
- L’image du jour
- SNUipp : «Notre échelle de valeurs ne sert pas à monter…»
- Marine Le Pen veut “créer une police de protection des lycées”
94 Commentaires

Bravo pour ce sujet !
L’exacte même description pourrait, à quelques variantes près, s’appliquer à certains fonctionnaires dits “de Bercy“, ou “du fisc“, ( vérificateurs ou gestionnaires en CDI ), mais, et bref, surtout les “cadres moyens“, cad ceux passés par le “rouleau compresseur” du politiquement correct – revanchardisme social vissé entre les dents, distillé dans ces véritables “IUFM pour apprentis comptables” que sont les écoles des impôts [ENI] de Paris et Clermont-Ferrand.
J’ai, perso, payé ( très ) cher, pour l’avoir ouvert (..) dans un département ( le 93 ) où une démagogie très proche de celle, déplorable, que l’on peut voir dans ce navet dangereux qu’est “Entre les murs” ( le film ) règne.. [ Ce qui m'oblige, même si je suis connu sur ce site, à travestir mon pseudo, eh oui !.. ] >
Là-bas, Monsieur, ( je sais, on dirait du “Brel” ), il faut savoir que des gens “éduqués”, “dotés de responsabilités” et.. “classés cadres” y divisent allègrement le monde en 3 catégories:
1 – Les gens “normaux” [ comprendre: "ceux qui pensent comme eux" ] = Ont leur carte au PC voire à la CFDT en même temps, ça aide toujours..
2 – Les “Fachos”
3 – Les “Sionistes”.
Et point barre.
Et tout ça vous donne: non pas d’ “excellents français” comme l’eût chanté Charles Trenet ( quoique ? ..à la Eric Besson !? ), mais une grille de lecture qui pousse ces gens à..
- Estimer être un “devoir civique” que d’aider les sans-papiers et d’excuser sans cesse: ceux qui nous rackettent au jour le jour dans la rue [ "les parcmètres humains", etc..], ceux qui nous font marcher sur des seringues de Bobigny à Pantin, ceux qui nous menacent de mort pour une clope non donnée, etc, j’en passe et des meilleures, si je puis dire !.. (1)
- Estimer aussi, – tant qu’on y est ! – que voter PS, c’est déjà être dangereusement à droite (2)
- Et puis vous accompagner tout cela d’un salmigondis de croyances qui va du complot judéo-maçonnique passé en boucle, jusqu’à cette fameuse théorie trotsko consistant à faire croire qu’il n’y AUCUNE personne de condition modeste votant pour le FN [ il y aurait, sans cesse, d'ex-communistes votant pour les socialos, qui voteraient eux-mêmes pour le Modem, qui voteraient eux-mêmes pour l'UMP, puis plus à droite, und so weiter und so weiter !..] (3) ( et pardon pour le germanisme..)
- Lequel FN serait lui-même l’émanation des plus grands argentiers français / d’Europe et du Monde, bref, du délire dans ses ( plus ) grandes largeurs.. (4)
Mais, et le plus grave sans doute, est bien que ce sont, – je l’ai vécu ! -, ces gens qui: ont voté pour les “35 heures”, y voyant une avancée sociale dans la foulée de 36; puis, – ils finissent quand même par entrevoir un bout de vérité, hélas toujours en retard -, ont aujourd’hui délaissé le PC pour le PS, le PS pour l’abstention et.. se tournent aujourd’hui vers les “verts à l’extérieur” de Cohn-Bendit, se croyant du même coup dépositaires de la “prochaine Révolution à la hauteur d’Octobre 17 à Pétrograd”..
C’est navrant, je sais. Affligeant: ibidem ! Mais, sachant comment ils “marchent dans leur tête“, préfère vous en avertir tout de suite > Ces gens-là sont à arrêter au plus vite: leurs idées commencent, petit à petit, à envahir les 5, 6 et même 7ème arrondissement !..
J’aimerais blaguer, “I swear..“
Le renégat.
Au sens propre, un renégat est celui qui renie son appartenance pour en embrasser une autre, antagoniste de la première. Il y a donc une dimension volontaire et consciente au fait d’être un renégat. Mais l’expérience nous montre qu’aujourd’hui les renégats européens ont, dans leur grande majorité, hérité du reniement de la conscience ethnique européenne. Il existe des filiations et des stratifications du reniement qui se sont construites au long des siècles. Nous définirons donc la catégorie des renégats comme l’ensemble des européens de souche qui ont rejeté leur conscience ethnique par choix ou par héritage volontairement assumé.
Certes, on pourrait trouver des circonstances atténuantes aux renégats par héritage : après tout, ayant reçu dès le plus jeune âge le reniement par leurs valeurs familiales et l’éducation sociale et politique, on pourrait leur reconnaître une certaine irresponsabilité. En réalité, ceci ne tient pas : tout jeune adulte est toujours confronté à ce qu’il doit faire de l’héritage reçu : l’accepter totalement ou sous bénéfice d’inventaire, voire le refuser. C’est une question de caractère et de qualité d’être. La très grande majorité des Résistants identitaires d’aujourd’hui a grandi dans le même environnement culturel et idéologique délétère que les renégats par héritage et a su faire les choix légitimes. A aucun moment donc, le conformisme et l’absence de caractère ne peuvent être des circonstances exonératoires de responsabilité.
Le traître.
Un traître à son ethnie est nécessairement d’abord un renégat et d’une certaine manière on pourrait se passer de cette catégorie. Mais la notion de trahison comporte une dimension de nuisance active et volontaire que ne contient pas de manière automatique la notion de reniement. Les renégats peuvent ne nuire que par pesanteur. Entendons par là que, formant des groupes sociaux adhérant à des conceptions culturelles ou idéologiques hostiles aux identités ethniques européennes, ils sont plus suiveurs que moteurs. Leur capacité de nuisance tient essentiellement à la masse de manœuvre qu’ils représentent pour ceux qui les guident et les entraînent. Les traîtres sont les éléments actifs qui produisent les schémas culturels, les idées philosophiques, les orientations politiques, les législations, les modifications sociétales et économiques favorables à la mondialisation, au cosmopolitisme, au métissage, etc.. Ce sont aussi ceux qui profitent matériellement, individuellement et collectivement, de tout ce qui peut nuire à la conscience ethnique européenne.
Le collabo.
Le collabo est bien évidemment un traître, un traître qui ne se contente pas de la trahison ordinaire mais participe activement à l’abaissement de son peuple aux côtés des éléments allogènes. Prenons un exemple totalement imaginaire…. : un professeur d’histoire à l’université, Européen de souche, qui produirait des travaux visant à démontrer que l’Islam aurait eu un rôle déterminant dans la transmission de la culture grecque antique à l’Europe médiévale, laquelle aurait donc une dette à son égard. Ce personnage imaginaire, selon nos critères, est donc un traître. Il l’est même doublement puisque non content de trahir son ethnie il trahit aussi la vérité des faits. Mais si en plus, ledit personnage, toujours aussi imaginaire, participait à des revues, des colloques, des associations patronnés par des musulmans pour y défendre sa thèse, ce serait un collabo.
Cet ouvrage et les nombreux commentaires qui en découlent montrent une fois de plus que les théories de Gramsci le leader communiste italien d’entre les deux guerres ont été parfaitement appliquées. Il estimait que le pouvoir ne se prenait ni par la violence, ni par les urnes, mais par un lavage de cerveaux dû au monde culturel. Ce dernier au sens large : enseignement, medias, chansons, cinéma, etc…
La droite n’a jamais vu venir le danger, elle n’était intéressée que par l’économie et maintenant elle l’a dans le baba à perpète.
Marabunta
Commentaire Nº54 – 9/11/2009 – 4:23
exactement, la preuve : cet homme qui fut membre du ministere de la culture et qui raconte l’histoire du ministere de la culture francaise ….et ce qu’il y faisait.
je l’ai proposé a fdesouche mais refusé alors qu’il s’agit de notre principal renégat ….
tres tres instructif, histoire, politique, culture ect, c’est un repentis ….
Michel
Commentaire Nº52 – 9/11/2009 – 1:58
Pour Cuba s`était un peu pareil – Les Cubains sont chanceux ils vont a l`école et ils ont des soins médicaux gratis
Ça dépend qui l’on choisit de croire. Pour les soins gratuits voyez ici : http://www.therealcuba.com/Page10.htm
Pour l’école voyez là : http://www.therealcuba.com/FreeEducation.htm
Si au SNES il y a des gens de droite par simple calcul, car la CAPA locale (Commission Administrative Paritaire: commission qui vote les promotions) est tenue par le SNES, il y a aussi des profs de gauche au SNALC là où celui-ci est majoritaire (Nice, DOM-TOM par exemple).
C’est tout le fonctionnement du système (évaluations et promotions des enseignants) qui est à revoir.
Même au niveau des concours de recrutement, cela ne se passe pas derrière un paravent comme divers concours de musique… suffit de regarder qui sont reçus à un concours de Proviseur par exemple: sur une simple photo de la masse corporelle et du timbre de la voix vous obtenez les mêmes résultats qu’un couteux concours.
Sciences-Po et ses satellites de province, les facs, ainsi que les écoles de journalisme sont aussi des repères de gauchistes échevelés. Quasiment tous dans la pensée dominante…
Oui je me rappelle, à l’école beaucoup le nazisme, hitler, le FN, mais staline pas trop, et puis les intimidations des profs qui interrogent un éléve devant toute la classe sur le racisme… l’éleve qui se sentait obligé de réciter les petites formules anti-racistes dont on nous abreuvait partout… Salops de gauchistes vous m’avez lavés le cerveau, mais je me suis reprogrammé.
Je dois être plus âgée que les intervenants du fil car mes professeurs (années 1980) n’étaient pas aussi “lourds” que les vôtres.
Ca se faisait encore de manière discrète, vu que l’a-culturation et la démoralisation (conf. Bezmenov) ne s’étaient pas encore faites. Les parents étaient donc encore “droitiers” et surveillaient férocement le discours de nos profs, contre lesquels ils nous avaient bien mis en garde.
Nous avons pourtant senti tout de suite la différence entre eux et nos instituteurs, encore très durs, stricts et veille France : admirables.
En revanche, ils purent, parce que c’était au programme (un peu exagéré, le programme), se servir de quelques périodes sombres, pour bien commencer le travail de sidération et tracer la voie aux médias pour les nombreuses années suivantes.
L’enseignement catholique sous contrat en Bretagne dans les années 1970 pouvait être encore pire que le public.
Notre prof d’histoire-géo nous racontait qu’au début des années 1990 l’URSS aurait dépassé les Etats-Unis et en terminale on étudiait uniquement Marx, Freud et Nietzsche.
Saint Augustin, Saint Thomas d’Aquin : inconnus au bataillon !
Et dire que les bons bourgeois pensaient que leurs enfants recevaient une bonne instruction.
On comprend mieux pourquoi la gauche fait aujourd’hui ses meilleurs scores dans l’Ouest de la France, jadis terre de droite, catholique et monarchiste.
@ Misanthrope modéré :
Le sujet de cet article n’est pas l’axe social/libéral mais l’axe gauche/droite. Ce n’est pas pareil.
Éric Brunet est étiqueté libéral, mais c’est aussi un véritable journaliste de droite. Le fait qu’il soit libéral ne suffit pas à disqualifier d’emblée tous ses livres.
Dans ce collège où j’exerçais depuis 10 ans ,il était bien connu que j’étais sympathisant du Fn .Le public était plutot froid avec moi. Un jour ,un professeur Noir fut nommé .Je parlais souvent avec lui.à quelques jours de là ,il fut entrepris par des collègues :” Ne savez vous pas qu’il est au Fn ;vous lui parlez tout le temps !”.” c’est celui qui m’a le mieux accueilli ” répondit il .C’est un ami .”
J’ai un témoignage à ce sujet qui vaut ce qu’il vaut, certes, mais qui peut être plein d’espoir…
J’ai discuté acezc des membres du “Souvenir Français” qui faisaient leur collecte du 1er Novembre (Le Souvenir Français est une association qui s’occupe, entre autre, de l’entretien des monuments aux morts, des carrés militaires dans les cimetières etc… pour vous situer la chose
)
Ils organisent aussi des sorties scolaires et ils ont constatés que les nouveaux profs revenaient au patriotisme. Je leur ai ironiquement fait remarquer que “patriotisme” était un gros mot. Ils m’ont certifié que ça l’était de moins en moins justement, grâce aux nouveaux professeurs. Ils ont conèdé que c’était encore faible, mais ce retournement commence bel et bien.
Je pense que tout n’est pas foutu, mais on n’est quand même pas tiré s d’affaire pour autant!!
Françoise
Commentaire Nº1 – 8/11/2009 – 19:56
N’en est-il pas de même dans les écoles de journalisme ?? Il me semble l’avoir oui dire !!!
On n’est pas sorti de l’auberge rouge !!
Vous avez raison. Éric Brunet a dit : “j’étais le seul élève de droite dans mon école de journalisme (où tout le monde était encarté dans un parti de gauche ou d’extrême-gauche)”.
Trévire
Commentaire Nº63 – 9/11/2009 – 7:45
L’enseignement catholique sous contrat en Bretagne dans les années 1970 pouvait être encore pire que le public.
Notre prof d’histoire-géo nous racontait qu’au début des années 1990 l’URSS aurait dépassé les Etats-Unis et en terminale on étudiait uniquement Marx, Freud et Nietzsche.
Saint Augustin, Saint Thomas d’Aquin : inconnus au bataillon !
Et dire que les bons bourgeois pensaient que leurs enfants recevaient une bonne instruction.
On comprend mieux pourquoi la gauche fait aujourd’hui ses meilleurs scores dans l’Ouest de la France, jadis terre de droite, catholique et monarchiste.
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Intéressant ce que vous dites… Pourrait-on en conclure que c’est justement PARCE QUE ” l’Ouest de la France, [était] jadis terre de droite, catholique et monarchiste” (je vous cite) qu’”ils” ont infilté toutes les formes d’éducation (jusqu’aux écoles privées sous contrat, puisque vous le dites), ce qui a eu pour résultat que cette région ” la gauche fait aujourd’hui ses meilleurs scores”??? J’en mettrais ma tête à couper!
éric brunet entendu sur radio courtoisie avec jc reichman,vous pouvez enregistrer en cherchant bien ..vous pouvez pas imaginer ce qu on endure en étant pas de gauche,ni écolo,ni droit de l homme,ni pro sans papier..etc,on devient tres vite suspect et forcément on finit par tout leur envoyer à la gueule et apres…c est signalement à la drh et on vous ordonne de voir un psychiatre …du vécu ,le pire sont ces proviseurs,des pleutres qui se couchent devant les harpies des syndicats,d ailleurs si il y a des collegues ici ils peuvent confirmer comment ils sont recrutés :sur dossier et entretien,maitrise es langue de bois,de plus aucune autorité;des technocrates incultes incapables d élever la voix,des tapettes laicardes meme pas chrétiens…
LE livre à lire et de référence, est ‘La France aux ordres d’un cadavre.” de Maurice Druon.
Tout y est expliqué….
@ Sagwarum L’Aurore,toute ma jeunesse…Comme se moquaient les gosses de riches BOF, le “journal des concierges de droite”…l’électorat d’Edouard Frédéric-Dupont dans le très bourge VII ème…où bcp.habitaient.
Je me souviens,ç’était la fin de l’Algérie département de France,nous étions 3 externes(1 fils de médecin,1 de riche famille et moi fils de modeste agent public).Nous lisions surtout Aux Ecoutes (propriétaire, un Levy, mais oui!!!avec d’excellents dessinateurs, les Konk d’hier), parfois Rivarol.Ces hebdos étaient régulièrement saisis.
Certains bons (?) pères, les plus jeunes, lisaient eux l’immonde et l’express pro-fellaghas.Déjà!!!
Je me souviendrai tjrs.d’un excellent prof d’histoire qui,atypique, décryptait l’histoire officielle et bien-pensante:la “cavalerie de Saint-Georges” qui a vaincu Napoléon;les atrocités des révolutionnaires sur les Chouans;la connerie de l’ex-futur roi qui voulait le seul drapeau blanc…On ne lisait pas le bouquin d’histoire (mallet-Isaac)car il nous distribuait des feuilles ronéotypées à l’encre violette qui sentaient l’alcool des stencils. Nostalgie.
Plus les élèves seront incultes(voir les cours de grammaire/orthographe à la fac d’Angers),
incapables de réfléchir par eux-mêmes,bardés de diplômes universitaires “peaux d’âne”sans débouchés sur la vie réelle,plus ils seront vulnérables sur le marché du travail,victimes des délocalisations et en même temps d’une immigration légale ou clandestine qui tire les rémunérations vers le bas.
Quel plaisir d’apprendre régulièrement qu’une de ces sous-merdes de Dhimmis, s’est pris un violent coup de boule par un des ces “jeunes si riches de leur diversité”
C’est à nous d’être vigilant au quotidien, de faire pression quand on s’aperçoit qu’en primaire, le lavage de cerveau commence déjà
A nous d’aller harceler (comme savent si bien le faire les parents CPF) le proviseur, quand par exemple la totalité des spectacles d’école sont basés sur les thèmes de l’Afrique, du Maghreb, etc… et pas de la Bretagne, ou du Moyen age, ou des Gaulois, etc…
A nous de réunir d’autres parents FDS et d’aller râler, gueuler, harceler… Les proviseurs sont des fiotes qui innondent leur couche-culottes pour un rien… Tout ce qu’ils respectent c’est ce rapport de force
DONC ne lâchons rien !
Petit exemple personnel :
En questionnnant mon gamin de 9 ans, au sujet du racisme, celui-ci m’a répliqué :
“- Le racisme c’est quand ne veulent pas qu’il y ait des Noirs en France
-…. QUOI ????? Et c’est ça la définition du racisme pour toi ?
- Ben oui…
- Et les Blancs peuvent-ils aussi être victimes de racisme de la part des Noirs par exemple
- Non, non, ça c’est pas du racisme…
- Ho mon Dieu !!! Mais qui t’as mis ça dans la tête ???
- ….”
Vous imaginez bien que j’ai IMMEDIATEMENT procédé à une “décontamination cérébrale”, en lui prenant comme exemple le racisme qu subissent les Blancs minoritaires dans les cités, ou les meurtres racistes en Afrique du Sud, ou encore la chasse des Blancs du Zimbabwé…
Soyons vigilants avec nos enfants !
Les Muzz ne se gênent pas pour refuser les références à Darwin ou à la Shoah dans les programmes scolaires et les profs gauchistes se couchent comme des merdes
A nous de refuser que l’esclavage des barbarèsques soit passé sous silence, que les invasions arabo-musulmanes soient “zappées”, que la raison des Croisades ne soit pas expliqué (pour ne stigmastiser personne), etc…
Auquel cas, n’hésitez pas à changer votre gamin d’école et le mettre dans le privé catho
Ayant moi-même été dans l’enseignement supérieur en tant que maitre de conférence (de 2000 à 2006) et régulièrement sur les listes FN en tant que suppléant ou simple membre vous imaginez mon quotidien:
Le responsable technique de la fac (qui était nationaliste lui aussi, mais les autres cons l’ignoraient) m’avait révélé qu’il existait deux mailing-list l’une pour tout le monde (Attention: Reprise des cours repoussée…) et l’une pour tout le monde sauf moi et un type suspecté d’être chiraquien (Là on envoyait les appels aux subventions, les invitations aux pots de départ, les informations pertinentes: l’amphithéâtre 6 sera fermé la semaine prochaine, pensez à trouver une salle de remplacement…)
Le plus drôle a été le 22 avril 2002 où on avait une réunion sur l’organisation des examens de deuxième session prévue depuis plus de 3 semaines. J’arrive devant la salle, tous les enseignants attendaient devant la porte ouverte alors que j’étais en retard (avec une belle gueule de bois en plus). N’ayant rien à leur dire, je rentre m’assoie contre le mur sur le coté gauche, ils sont alors rentrés et se sont tous assis du coté droit et certains sont même restés debout car il n’y avait plus de place. En attendant que ça commence je me suis mis à siffloter “l’internationale” pour en rajouter une couche. Là une pouffe hystérique est sortie en hurlant: “je ne peux pas rester dans cette salle!!!”.
Par contre, outre les insultes et les menaces de mort dans ma boite aux lettre, j’avais parfois des cadeaux comme des livres, neufs, achetés rien que pour moi sur la vie difficile des clandos, Auschwitz, Vivre au Chili sous Pinochet… histoire de me faire rentrer dans le droit chemin. Sans doute des altruistes.
Les deux dernières années, j’avais enfoncé le clou en décorant mon bureau (l’avantage c’est que j’avais un bureau individuel, alors que la majorité des collègues partageait le leur avec une ou deux personne) avec un drapeau français et une photo agrandie qui datait des Législatives de 97 où j’étais avec Jean-Marie.
Par contre le pire, je croise un jour un type dans un couloir qui ne m’avait en 4 ans jamais dit bonjour. Il vient vers moi, regarde bien autours afin de vérifier qu’on est que tout les deux et me dit très rapidement: “Moi aussi je vote Le Pen mais ça reste entre nous” puis s’en va comme un voleur… les “honteuses”, c’est pas du gâteau.
L’immonde bete rouge ,qui nous rappelle les heures les plus sombres du petit père assassin des peuples)continuera son “oeuvre destructrice” tant qu’elle pourra se servir de l’inculture,de la jalousie,de la fénéantise,du mensonge,du meurtre,de la négation de l’individu et des nations,de la perversion des moeurs,de la pauvreté,de la destruction de toute culture,de toute religion autre que la sienne et on peut comprendre pourquoi elle evite de s’opposer a la bete verte qui se sert des memes moyens.
Ayant le meme appétit de dictature elles finiront par se dévorer, ce que personnellement je souhaite ardement
hulk
Commentaire Nº74 – 9/11/2009
L’immonde bete rouge ,qui nous rappelle les heures les plus sombres du petit père assassin des peuples)continuera son « oeuvre destructrice » tant qu’elle pourra se servir de l’inculture,de la jalousie,de la fénéantise,du mensonge,du meurtre,de la négation de l’individu et des nations,de la perversion des moeurs,de la pauvreté,de la destruction de toute culture,de toute religion autre que la sienne et on peut comprendre pourquoi elle evite de s’opposer a la bete verte qui se sert des memes moyens.
Eh bien alors la bête rouge va continuer son œuvre destructrice pendant un sacré bout de temps, parce que ce n’est pas demain la veille que l’inculture, la jalousie, la fainéantise, le mensonge, le meurtre, la perversion des moeurs et la pauvreté disparaîtront.
Comme les Anciens, nous ferions mieux de nous demander comment domestiquer et canaliser ces faiblesses humaines dans notre entourage immédiat.
Ayant le meme appétit de dictature elles finiront par se dévorer, ce que personnellement je souhaite ardement.
Oui, mais ce jour-là, nous serons tous morts, et notre civilisation avec.
je réitere ma demande concernant votre opinion (les membres céans de l éducnaze) concernant l attitude,la personalite,la maitrise en langue de bois,l absence d autorité, la fatuité, l inculture, l aveuglement devant la situation catastrophique du frankistan, l athéisme laicard forcené, la soumission à l islamisation,le boboisme socialo écolo de nos chefs d établissements….merci de vos témoignages rares fds employés par l éducnaze ….
@ colonel spontz
Je confirme le profil des chefs d’établissement (les nouveaux recrutés). Ils ont peur de tout, n’ont aucune autorité.
Pour ma part, j’ai de la chance. Pas trop d’idéologie dans mon bahut. Et plusieurs collègues de notre bord…
Pour ma part je suis encore “étudiant” mais c’est une question de temps avant que j’ai terminé des études qui ne m’auront mené à rien jusque là. Hum je sais qu’à la fac de Droit de ma ville (grande ville de l’Ouest de la France) il y a au moins trois professeurs importants qui sont de droite parmi lesquels Mme Le Pourhiet, mais aussi Frank Bouscau un homme remarquable, auteur d’un livre sur Maurras, légitimiste, catholique de tradition, engagé dans le combat pour la renaissance des valeurs. Dans le département d’histoire je sais qu’il y a aussi des gens de droite, d’opinions monarchistes. A présent il y en a aussi quelques-uns qui seront toujours du coté d’Allard contre Taine. Maintenant anecdote : j’avais eu à faire un exposé sur la remise en question de l’oeuvre sociale du cabinet Blum sous Paul Reynaud… outre des références inattaquables tel les Mémoires de Raymond Aron (qui bien entendu y parle de son ami Jacques Rueff) j’avais employé et cité textuellement un livre de ma collection personnelle : les “Mémoires politiques” de Marcel Déat qui ont paru aux éditions Denoel à la fin des années 80.
Livre inachevé qui se termine sur une post face de son épouse Hélène Déat (l’une de ses anciennes élèves) au sujet de l’évolution spirituelle de Déat, touché par la foi tel Abel Hermant qui redécouvrit Dieu à 82 ans en prison. Bon c’est un très bon livre, extrêmement intéressant à bien des titres. Si on veut parler de l’influence d’Alain, philosophe officiel du parti radical, il faudra user de Déat ainsi que d’André Maurois. Mais Déat reste le plus important parce que les 4 années de la Grande guerre avaient fait de lui un tenant du pacifisme intégral et même l’un des principaux représentants du courant pacifiste de gauche. Bon en tous les cas lisez ce livre monumental si vous voulez prendre une leçon d’histoire de la IIIe république, du Front populaire (on ne cite jamais les courriers enflammés du colonel breveté d’Etat major De Gaulle à Marcel Déat qui fut le premier homme politique dont il se fit le courtisan), du démantélement de la législation du FP (et plus tôt de la politique de déflation lavalienne et par conséquent de l’épais mystère qui continue de planer sur l’arrivée au pouvoir du Front Popu), le comportement irresponsable du colonel Beck, l’entrée en guerre en violation des lois constitutionnelles, Vichy, Paris, la LVF, Sigmaringen avec Céline et son chat Bébert, etc.
Toujours est-il que mentionner les Mémoires du célèbre homme politique philosophe était pleinement justifié notamment en raison de la présence de ministres affiliés à son groupe parlementaire au sein de gouvernements de Front popu (Marius Viollette ou dans le cas qui m’intéresse Anatole de Monzie, Frossard). Je me suis fait un peu engueuler toutefois je me suis défendu avec toute l’âpreté nécessaire. Notamment sur le mode : “vous n’êtes pas sans ignorer qu’il existe un lien entre R. Aron et M. Déat qui est la bibliothèque de sciences sociales de l’ENS à la tête de laquelle Aron succéda à Déat”. Plaidoyer qu’au bout de toutes ces années j’aurais dû mal à retranscrire avec beaucoup de fidélité. En tout les cas je ne pense pas que des professeurs de l’enseignement supérieur regardent comme choses méprisables des documents aussi “marqués politiques” que des ouvrages signés Jean Montigny ou Louis-Dominique Girard. Encore que j’ai entendu développer la théorie absurde du complot de 40 ourdi de longue date par le général Weygand par un professeur important. Enorme calomnie.
Maintenant dernière anecdote : je m’attelle en ce moment à un travail d’ambition au sujet des “Deux Etendards” l’un des derniers grands romans de notre littérature. Avec toute une documentation d’époque : numéro de la NRF avec l’article d’Etiemble par exemple. Mais aussi des histoires de la littérature, de l’Action française (Boisdeffre, Haedens, Christian Millaut, Eugen Weber, Vandromme, l’entretien Rebatet – Jacques Chancel et aussi des choses sans rapport du type Winock et même BHL toujours remarquable pour aborder le cas de choses qu’il ne comprend pas et ne connaît qu’à demi). J’ai l’intention de parler de deux ou trois sujets en guise d’introduction mais surtout de réfutation. Du genre : la droite et l’importance de la realpolitik, la droite et l’écriture en prison, la question de l’homosexualité et la dimension homoérotique du personnage du chef (“ce fond sexuel qui gît dans tous les fascismes” dixit l’irrécupérable BHL dans son gros pavé sur Sartre, qui comme tous ses livres post 1981 est un énième radotage de ses 3 premiers best sellers), désengagement et désinvolture de la droite, antichristianisme et anticatholicisme : la droite contre les dogmatismes, c’est-à-dire se présentant comme un antisystème.
Outre que le livre est d’un extraordinaire intérêt en lui même il va donc m’être possible de noircir des pages et des pages au moyen de ce genre de conneries martelées depuis plus de soixante ans sur la droite.
Tout ça pour en arriver à la réaction que j’ai suscitée en l’annoncant : “très bien… très très bien”. Et ce n’est pas simulé. Aucun prof n’ayant envie de lire un travail sur “Nana” ou “les Chemins de la liberté”. Quitte à entreprendre la lecture d’un ouvrage autant ne pas s’emmerder.
j’ai vécu le meme genre de situation : je n’ai jamais avoué mes opinions politiques au travail , souvent , il a fallu serrer les poings ds les poches pour ne pas bondir quand les collègues disaient des inepties et se moquaient des catholiques ; je DEVAIS participer aux manifs avec le SNUIPP pour ne pas être exclue (mes premières expériences ailleurs m’avaient appris à me taire , c’est dur d’être mise de côté , de supporter les critiques et les sous-entendus )et donc j’ allais tenir les bureaux de vote dans un autre quartier où j’habitais pour un parti pas du tout de gauche !!!!
Et ces étudiants arrivent dans la vie réelle … Le choc est dur ! Dommage que l’on ne conditionne pas les salaires des enseignants à la réussite à des concours où les jurys seraient multi-politiques ; cela permettrait d’éviter les ascendances abjectes de la gauche qui a sapé ce pays depuis 40 ans.
Éric Brunet est étiqueté libéral, mais c’est aussi un véritable journaliste de droite. Le fait qu’il soit libéral ne suffit pas à disqualifier d’emblée tous ses livres.
Je ne dis pas ça.
Le sujet de cet article n’est pas l’axe social/libéral mais l’axe gauche/droite. Ce n’est pas pareil.
Bien sûr, vous avez raison, mais je me demandais si Brunet n’aurait pas tendance à tirer un peu le sens de “droite” vers celui de “libéral”, comme le font volontiers les conservateurs libéraux (cf, tout de même, mon rappel sur les reproches de Brunet quant à l’aspect “gaulliste social” de Zemmour, alors que ce dernier est pourtant considéré comme l’un des intervenants les plus “droitiers” des médias).
Mais, pour tout vous dire, je n’ai rien contre ce type, Brunet, et pas grand chose contre l’autre gaucho “Seb Musset”, étant moi même assez indifférent à la chose économique (cela m’intéresse au plan intellectuel mais je n’y mets pas – ou plus – mes “tripes”). Ce qui a suscité mon intervention, c’est uniquement la promotion faite à ces deux personnes sur un intervalle de temps assez court : j’ai peur que cela donne le tournis aux curieux.
Et je crains que nos adversaires ne s’en saisissent pour moquer les “prétentions” des natios/identitaires – de Fdesouche, en l’occurrence – à l’analyse économique, sur le mode : “les pauvres, ils sont complètement paumés lorsqu’ils essayent de s’intéresser à autre chose qu’à l’immigration”.
Maintenant, ma réserve part peut-être d’un souci excessif de “cohérence”. Peut-être la variété des points de vue exprimés sera-t-elle portée, au contraire, au crédit de notre ouverture d’esprit.
Cette réserve quant à tout positionnement tranché sur le plan économique m’est en fait inspirée par mon évolution personnelle : mes réflexions me portent de plus en plus à souhaiter construire et défendre, face aux deux “camps” conventionnels, auxquels la société nous invite à nous identifier (1), un troisième camp tenant certes pour important, mais tout de même pour secondaire, la chose économique, comparée à d’autres enjeux.
Pour résumer mon sentiment :
> Lorsque je considère les exhortations des tenants du “social” à “ne pas rester passifs” (à se révolter, à devenir plus “martiaux”, finalement), face aux humiliations infligées par “l’hyperclasse”, sans dire un mot du clivage entre le monde développé auquel – malgré tout – nous appartenons et, d’autre part, le tiers-monde et le quart-monde d’origine immigrée présent chez nous ; et sachant que ces gens du sud ou originaires du sud nous perçoivent comme les “nantis” et se perçoivent, eux, comme “opprimés” ; quand donc, je vois que les “sociaux” nous exhortent à nous révolter sans approfondir la question des “camps” en conflit en cas de “montée aux extrêmes”.
> Quand, symétriquement, je vois les “libéraux” bien propres sur eux pleurnicher sur la nonchalance de tel guichetier de la poste ou sur les outrances – sans doute fâcheuses – des “gréviculteurs”, mais que ces mêmes libéraux bon teint, soit ne l’ouvrent pas lorsque les “jeunes” de banlieues brulent des bus ou des écoles (ce qui est une attentat à la liberté un peu plus grave que l’”esclavage” infligé aux gens industrieux par quelques syndicalistes forts en gueule), soit, lorsqu’ils l’ouvrent, rattachent cela d’une manière ou d’une autre à l’”oppression étatique”, au “socialisme” (nous avons bien plutôt un Etat qui a une phobie de lui même, comme l’illustre sa répugnance à user des prérogatives ultimes de la souveraineté face aux émeutiers, ou encore son préchi-précha sur le devoir de révolte contre l’immoralité du droit positif, comme on aurait dû le faire sous Vichy, leçons dont s’inspirent les “résistants” aux expulsions de sampapiés ; on est donc bien loin de la “mystique du muscle” des étatistes dénoncée par Ayn Rand ; quand au “socialisme”, j’ai grand peine à cerner celui des émeutiers des banlieues, lesquels communient plutôt dans le bling-bling, moquent le salaire des enseignants, et dont les cultures d’origine sont parmi les plus inégalitaires du monde).
Quand donc, je considère tout cela, je trouve quelque peu futile, voire mesquin, le réflexe de ceux qui refourguent leurs préoccupations économistes – sociales ou libérales – dans l’analyse des questions identitaire et migratoire.
Mais ça n’est que le son de cloche d’un modeste commentateur : je sais que d’autres ne sont pas de cet avis et en tiennent au minimum pour un clivage double : de “cadre”, mondialiste/localiste(natio-identitaire), et de “contenu”, social/libéral ; le second clivage n’étant pour eux pas moins incontournable que le premier au moins quant à la stratégie de conquête du pouvoir.
Cordialement.
___________________
(1) la “gauche” et la “droite”, souvent assimilées, dans la perception courante, aux options respectivement libérale et social(ist)e, même si vous faites justement valoir la non-coïncidence de ces deux clivages au plan des idées.
Gaston
Ce que tu qualifies de “faiblesses humaines” s’est érigé depuis quelques décénies en norme de pensée par une partie de la société et cette dernière ne se domestique pas ,elle se combat.
La pensée unique est: “L’immigration est une richesse pour le pays”.
Amusez-vous à dire autour de vous que : “C’était valable pour les immigrations précédentes- L’immigration actuelle est la ruine de la France, car c’est une immigration d’assistés, de criminels, d’incultes refusant de s’éduquer, refusant d’appliquer les lois et règlements, l’hygiène, la propreté, la politesse, la courtoisie, la décence”. Vous allez voir comment vous allez être accueillis, et pas seulement par les profs ou les journalistes. Tentez l’expérience et bonne chance.
hulk
Commentaire Nº83 – 9/11/2009 – 19:22
+1
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Misanthrope modéré
Commentaire Nº81 – 9/11/2009 – 17:46
Merci de cette mise au point remarquablement fine et bien écrite.
je me demandais si Brunet n’aurait pas tendance à tirer un peu le sens de « droite » vers celui de « libéral »
C’est sans doute vrai si l’on considère l’ensemble de son œuvre. Mais mon article a essayé d’extraire une définition de la droite aussi équilibrée que possible. Les deux premiers exemples de représentants de la “droite” étaient Chirac et le Snalc. Quant au troisième exemple (le sujet de thèse de DESS de Marie), je n’en ai pas parlé, mais c’était le Gaullisme. Pas vraiment la droite libérale, tout ça. Donc, indépendamment des convictions d’Éric Brunet et de mes convictions propres, j’ai essayé de présenter une image aussi neutre que possible de ce qu’est la “droite” en France.
Peut-être la variété des points de vue exprimés sera-t-elle portée, au contraire, au crédit de notre ouverture d’esprit.
Cette variété des points de vue exprimés relève moins d’un choix stratégique que de la structure pratique du blog : il y a autant de points de vue sur l’économie qu’il y a de rédacteurs. Comme François ne surveille tout ça que de loin, ça gicle un peu dans toutes les directions.
À bien y réfléchir, peut-être que c’est effectivement stratégique : démontrer que Fdesouche est la dernière source d’information libre de France.
Ceci dit, là où je suis d’accord avec vous, c’est que, quitte à publier des articles inspirés d’auteurs très marqués socialistes ou très marqués libéraux, autant essayer de rédiger lesdits articles de manière à peu près neutre. Ça demande plus d’efforts aux pauvres pigistes (comme moi !), mais ça maximise la variété des sources d’information, tout en minimisant le risque que certains lecteurs bien ancrés dans leurs convictions (quelles qu’elles soient) se détournent de nous.
Pour ce que j’en sais, il me semble que votre demande est 100 % alignée avec les directives imposées par les Administrateurs du blog, et le fait qu’un “modeste commentateur” comme vous s’en fasse l’écho ne peut que renforcer leur détermination à continuer dans cette voie.
Je connaissais déjà l’emprise de la Gauche sur le système scolaire, mais comme avec le livre noir du communisme, les exemples nous permettent de mieux nous en rendre compte.
Cela aurait été mieux de mettre des dates…
Dans les années 80, il n’était pas de bon ton de se dire de droite (RPR/UDF). Et si dans une conversation on vous disait “vous êtes de droite” vous étiez cloué au mur! Aujourd’hui ça s’est un peu amélioré. Les enseignants sont de moins en moins politisés, je veux dire moins syndicalisés. On peut dire publiquement qu’on est de droite (UMP) sans se faire cracher dessus.
D’un autre coté, l’UMP parti de droite… ça fait sourire. Mais bon, en attendant de reconnaitre la Droite nationale (on peut rêver).
Je pense aussi qu’il faudra sérieusement envisager une purge au sein de l’Education nationale. Faire comme en RFA dans les 70s : à la rue et pas un rond, même si on est sympathisant communiste.
MonteCristo
Commentaire Nº82 – 9/11/2009 – 19:16
Et pourtant il y a des enseignants d’extrême droite, surtout en Histoire. J’en suis la preuve.
—-
Tiens ça me rappelle quelque chose, ça, j’avais écrit un partiel où concernant l’époque mérovingienne, j’avais écrit qu’en général le nord de la France était bien mieux centralisé et organisé que le sud du fait du fort apport germanique et d’une bien meilleure homogeneité ethnique et culturelle….
Que n’avais je point écrit !
On nous rend les copies et sur la mienne en gros (et en rouge, évidemment) “Attention à ce que vous écrivez, cela pourrait très mal passer auprès de certains de mes collègues”
Cela aurait été mieux de mettre des dates…
Ces témoignages ont tous été recueillis par Éric Brunet en 2005. La plupart des histoires se situent dans les années 2000.
C’est sans doute vrai si l’on considère l’ensemble de son œuvre. Mais mon article a essayé d’extraire une définition de la droite aussi équilibrée que possible. Les deux premiers exemples de représentants de la « droite » étaient Chirac et le Snalc. Quant au troisième exemple (le sujet de thèse de DESS de Marie), je n’en ai pas parlé, mais c’était le Gaullisme. Pas vraiment la droite libérale, tout ça. Donc, indépendamment des convictions d’Éric Brunet et de mes convictions propres, j’ai essayé de présenter une image aussi neutre que possible de ce qu’est la « droite » en France.
Ah oui bon, effectivement : en l’espèce, Brunet ne volait pas exclusivement au secours de sa crèmerie libérale, maintenant que vous le dites.
Disons que la publicité faite à ce “Seb Musset” sur l’autre fil m’avait un peu désarçonné. Je m’étais dit “Ouh-là, Desouche se gauchise bien en économie !”, et puis à la lecture du nom “Brunet”, je me suis dit “Ah non mais décidémment, ça part dans tous les sens !”, et Pof ! c’est votre article qui a pris.
Désolé.
Cet ancrage à gauche n’est pas une vue de l’esprit. Je le subis depuis plus de dix ans. Je suis prof dans un petit collège “tenu” par un gang de SNESardes haineuses, qui phagocytent toutes les instances de l’établissement, dictent leur loi et pratiquent une redoutable police de l’opinion façon Stasi. Tout personnel faisant preuve de fermeté est suspecté de mal penser. Les taux de grévistes sont délirants et les non-grévistes montrés du doigt. Le plus grave est que de nombreux textes (par exemple sur le remplacement des absences de courte duréé) ne sont jamais appliqués, avec la bénédiction du chef d’établissement (un socialo bon teint qui à opté pour une sorte de co-gestion) et la bienveillance des services académiques, eux-aussi gangrénés par l’abjection gauchiste. Je ne peux pas faire mon coming-out droitier au risque de m’exposer à un ostracisme difficilement supportable dans une petite structure. On est quelques-uns (3 sur 50) à ne pas adhérer à l’idéologie obligatoire. Comme dans tout bon régime totalitaire, on a notre mode de communication parallèle, fait de regards, de sourires et d’approbations silencieuses.
Dans mon département, l’enseignement catholique scolarise depuis la rentrée plus d’élèves que le public. Une première depuis au moins 20 ans. Mes collègues l’interprêtent comme la conséquence d’une volonté politique de favoriser le privé. Pas le début du commencement d’une auto-critique à l’horizon. Désespérant.
@ Gaston n°89
Merci pour cette précision.
@ Dirty Harry et aux courageux:
Gardez espoir et la foi ! La Gauche n’a plus RIEN à dire. Tous ces petits ka pos vont donc se braquer et, effectivement, parler de “favoritisme” envers l’école privée etc.
@ Misanthrope modéré :
Je peux bien vous avouer que, moi aussi, j’ai trouvé ce Seb Musset insupportable…
Quand les critiques sont couchées en termes aussi mesurés et raisonnables que les vôtres (ce qui n’est, malheureusement, pas toujours le cas), elles ne font que rehausser la valeur du débat.
Bonne fin de soirée !
Si les profs de droite ou disons non de gauche rasent les murs dans les établissements scolaires c’est qu’ils ne sont peut-étre pas très courageux . On a du mal à voir les rétorsions possibles provenant des syndicats de gauche quand on sait que ce système marche simplement à l’ancienneté , il vous suffit de manquer d’un point par rapport à un collègue dans votre note globale et vous pouvez rater un poste convoité et si il n’y avait que les profs de droite qui héritaient des mauvaises nominations cela se saurait ;hélas quand on connait la situation de la plupart des lycées et surtout collèges …… Un prof de droite n’a pas à cacher ses convictions ; en dehors des fanatiques (qui sont en général dans leur discipline les moins compétents) il trouvera toujours quelqu’un avec qui discuter ou avoir des relations professionnelles normales . Si son chef d’établissement fait partie de cette cohorte idéologique alors qu’il se syndique (de préférence au SNALC) il pourra faire appel à son organisation ; ça calmera le jeu . N’oublions pas que l’éducation nationale c’est : pas de vagues,pas de bruit. Certes le prof de droite a intérêt à faire très attention à ce qu’il dit en cours ,c’est à dire à ne pas contrevenir à la loi ou à une déontologie professionnelle mais rien ne l’empêche d’introduire des thèses non orthodoxes , il faut en tout cas qu’il soit toujours prêt à justifier son discours mais ça apprend la dialectique . Dans le cas de harcèlement ou de diffamation , une menace de plainte en refroidirait plus d’un . I l peut même se payer le luxe quand un événement grave se produit ( injure ou agression envers un enseignant) à son tour d’opérer une tentative de retournement idéologique en montrant les contradictions des options du concerné .
C’est du délire complet! Moi qui suis prof quand je lis ça je suis mort de rire:
“Pendant les manifs, j’allais crier des slogans hostiles à Chirac pour ne pas me faire repérer par mes collègues profs… La nuit venue, de retour dans ma banlieue, j’allais coller des affiches pour l’UMP”
Ou bien:
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“Pour avoir imprudemment confié à un confrère que « Chirac n’était pas Hitler », Baptiste fut ostracisé, et une campagne de tracts fut organisée contre lui par le syndicat unique du collège”
Et hooo les gars vous n’allez quand même pas avaler des trucs aussi énorme quand même? Pas plus tard qu’il y a 3 semaines j’ai laché dans la salle des profs que Sarko m’y prendrait plus avec son karcher et qu’aux prochaines élections je choisirai quelqu’un qui sache s’en servir. Et vous savez quoi? Je suis toujours en vie! Et pas du tout ostracisé par mes collègues. Alors oui le milieu enseignant penche plutôt à gauche (socialo pour l’immense majorité) mais rien à voir avec le délire ci-dessus. Perso à vu de nez je dirais un ptit 60/40 pour la gauche.
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