L’Italie épinglée pour des crucifix à l’école (mise à jour)
4 novembre 2009, 21:58 | Auteur : Robin | |
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Rappel : Le 3 novembre, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Italie pour la présence de crucifix dans les salles de classe, disposition jugée contraire au droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion. (relire)

• On assiste à une quasi-unité nationale en Italie. Le Corriere della Sera écrit :
“Le verdict de la Cour de Strasbourg a fait un petit miracle: celui de créer une quasi-unité nationale en défense du symbole du christianisme“. (source)
La droite italienne a attaqué le verdict de Strasbourg, rejointe le chef du Parti démocrate, Pierluigi Bersani, qui a lui aussi déploré que “le bon sens soit devenu victime du droit“. L’autre parti d’opposition Italie des valeurs a dénoncé “une réponse erronée à une demande de laïcité“.
• En Espagne, les organisations regroupant les écoles privées se sont insurgées contre cette décision “inadmissible et surprenante“, estimant que “si quelque chose de la sorte devait se passer en Espagne, il faudrait manifester avec force“. Mais les laïcistes ont demandé au gouvernement socialiste de Zapatero de s’inspirer de cette décision en exigeant le retrait immédiat des symboles religieux des établissements publics. En 2008, un tribunal de Valladolid saisi par un parent d’élève avait pour la première fois ordonné à une école publique de “retirer les symboles religieux des salles de classe“, suscitant la colère des catholiques. (article repris du Salon Beige)
• Nous en profitons pour rappeler l’article 2 du Traité de Lisbonne :
«L’Union respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique, et veille à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen.»
(Texte intégral du traité)
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La ministre italienne de l’éducation Mariastella Gelmini s’est insurgée mardi contre la décision de la Cour européenne des droits de l’homme concernant la présence de crucifix dans les classes de la Péninsule. Le gouvernement italien a fait savoir qu’il présenterait un recours.
«La présence du crucifix dans les classes ne signifie pas une adhésion au catholicisme, mais c’est un symbole de notre tradition», a déclaré Mme Gelmini. «L’histoire de l’Italie passe aussi à travers des symboles : en les supprimant on supprime une partie de nous-mêmes. Dans notre pays, personne ne veut imposer la religion catholique», a-t-elle affirmé.
«Personne, et encore moins une cour européenne idéologique, ne réussira à supprimer notre identité. Notre Constitution reconnaît en outre, justement, une valeur particulière à la religion catholique», a-t-elle ajouté.
La Cour de Strasbourg a jugé mardi la présence de crucifix contraire au droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion. Les juges ont estimé que la croix pouvait aisément être interprétée par des élèves de tous âges comme un signe religieux, signe qui peut être perturbant pour des élèves d’autres religions ou athées.
Suite – (merci à Tass)
Catégorie : Identité nationale, Mondialisme |
Voir également :
- «Neutralité» en Belgique : Saint Nicolas privé de croix
- Conseil de l’Europe et minarets
- Italie : scandale après des propos sur l’Islam (mise à jour)
- La Cour Européenne condamne la “propagande politique anti-immigration”
- Minarets: la Cour des droits de l’homme saisie
108 Commentaires

Germanius
lisez les ouvrages de Guignebert, exegete savant, prof esseur à la Sorbonne, dans lesquels il expose ses raisons de penser que le Christ a existé et balaie les arguments des MYTHOLOGUES
Ert aussi les oeuvres de Lagrange, Allo, Lebreton, de Grandmaison,etc etc
qui vont dans le meme sens et détruisent les arguments syncrétistes dont vous faites état(oubliez surtout les azteques)
et aussi l encyclique papale “foi et raison” assez récente
Votre position agnostique est tout à fait respectable, mais n’allez pas au delà par des affirmations audacieuses
Tenez bon chers Italiens,car la cour européenne des pseudos droits de l’homme est en fait l’officine à la solde des janissaires déstructeurs de la civilisation occidentale.
je ne suis pas chrétien, mais vraiment je suis en rage : ON EN A MARRE DDE CE RACISME ANTI CHRETIEN, de cette christianophobie infâme qui de plus est encouragée par tous les bénis oui oui du politiquement correct et de la mondialisation
Cher directeur,
la sentence de la cour de Strasbourg m’a finalement ouvert les yeux. L’Italie doit se réveiller de sa torpeur moyenâgeuse et apprendre des innovateurs européens. Parlons franchement : C’est l’heure d’en finir avec cette Italie Catholique, avec ce pays de clochers.
Finalement il y a un juge à Berlin qui reconnaît l’inaudible violence auquel ont étés soumis depuis la création de l’état unifié des générations entières d’étudiants, contraints à croiser constamment, ces deux morceaux de bois cloués au mur. C’est l’heure de se libérer de ce fardeau du passé, la chrétienté est dépassée, la République est laïque, les chrétiens gardent les crucifix dans leur maison ou à l’église, qu’ils ne prétendent pas les afficher à l’école ou dans les lieux publics ni également dans palais de justice où viennent jugés les pauvres gens.
La bataille pour la libération du joug de la religion est cependant à peine commencée. Ceci est seulement un premier, timide mais nécessaire pas. Je t’en suggère quelques autres. Il ne suffira pas d’abolir, comme tu l’a rappelé, le symbole de la Croix Rouge sur fond blanc, désormais traditionnel emblème des institutions hospitalières. Il faudra également se poser la question maintenant irrémédiable du calcul du temps. Cela te semble correct que moi, laïque, je sois obligé, à cause d’une absurde convention d’antan, à calculer les ans en me référant à la date de naissance d’un juif marginal et insignifiant, venu au monde dans un village à l’extrême confins de l’Empire romain ? Cela te semble juste que je doive me référer à cette naissance à chaque fois que j’envoie un email, que j’écris une lettre, que je planifie mes vacances ou que je lis un journal ? Abus insupportable : je suis contraint de me référer à jésus chaque jour que dieu fait et cela plusieurs fois par jour. L’Europe devrait étudier un calendrier vraiment laïque et validé de tous, qu’elle fasse place nette et qu’elle mette à au rencard ces conventions religieuses. On pourrait recommencer à compter les ans en se référant à la fondation de Rome (mais les habitants du Latium seront-ils d’accord ?) ou mieux on pourrait inventer une date de départ toute neuve.
Et puis, voulons-nous parler du dimanche ? On continue à l’appeler ainsi, mais cela veut dire dies Domini, le jour du seigneur, et nous sommes contraints à tous le fêter, même les non croyants, quand bien même nous savons qu’en ce jour on commémore la résurrection de ce juif marginal né en Judée il y a plusieurs millénaires. Pourquoi favoriser ces Catholiques (toujours moins nombreux), qui utilise ce jour pour leurs pratiques religieuses ? Nous les laïques nous devrions nous rebeller, et demander à l’Europe d’instituer la fin de semaine le mardi (pas le mercredi sinon nous favorisons ceux qui vont à l’audience épiscopale), à équidistance du dimanche Chrétien, du vendredi islamique et du samedi hébreux. Ne parlons plus ensuite des fêtes de Noël ou de Paques, outrageusement Chrétienne. Cela suffit l’hypocrisie de les transformer en fêtes des bons sentiments ou du printemps : Elles doivent être abolies. Et les Chrétiens qui veulent aller à la messe n’ont qu’à prendre un jour de congé.
Encore. On veut bien arrêter aussi avec les écoles publiques et les rues ayant des noms de saint ? Pourquoi une école publique devrait-elle s’appeler « François d’Assise » ?. les familles aisées pourraient se fâcher, en ne croyant pas que ce Saint François soit un modèle en règle avec la nouvelle économie, tout comme la confrérie des chasseurs qui préfèreraient sûrement tirer sur les oiseaux et les loups plutôt que de converser avec eux. Et les fresques bien trop nombreuses qui sont exposées dans les lieux publiques et qui sont tellement irritantes quant à leur contenu ostensiblement religieux ? Et les clochers qui s’élèvent tellement haut d’une manière arrogante, de telle façon qu’ils sont impossibles à ne pas remarquer quand on parcourt l’autoroute ? Ne pourrions-nous pas les masquer avec des panneaux adaptés ? Qui pense à mes droits laïques quand me baladant sur les entiers de montagne je me retrouve nez à nez avec ces niches aux effigies de la Madone (la mère du juif cité plus haut) ? Et pourquoi à la cime de la montagne on doit obligatoirement y planter une croix ?
Pour conclure, il y aurait aussi également besoin de résoudre le problème de certains symboles mathématiques. Le signe du « plus », tout le monde le sait, est bel et bien une croix. Même le signe du « par » en est une, en fait celle-ci a la forme de la croix de Saint André. Trouvons une alternative pour ne pas offenser les laïques qui occupés à faire des calculs d’algèbre, pourraient perdre leur concentration en s’arrêtant sur ce signe. Un signe qui pourrait les distraire, leur rappelant les croisades, les batailles contre les arabes musulmans à qui nous devons, entre autre, ironiquement ces numéros que nous utilisons quotidiennement. Peut-être, au nom de la laïcité, pour ne pas montrer que nous n’en voulons qu’aux chrétiens, il serait mieux d’abolir directement les numéros syncrétiques numéros indo arabes et revenir aux vieux numéros romains. Je m’arrête là, parce que j’ai déjà écrit de trop, pour la précision LXXIX lignes.
Non aux crucifix dans les écoles : il faut absolument lire les attendus de ce jugement pour appréhender la complexité du débat qu’il provoque en Italie !
Les juges de Strasbourg y développent une reconstitution, depuis près d’un siècle de cet usage du crucifix dans les écoles de la péninsule et l’on découvre qu’il leur a été nécessaire de tenir compte des décisions de Benito Mussolini et des étapes successives des traités et compromis qui ont organisé les relations entre le Vatican et l’Etat Italien !
Surprenant que ce document ne circule pas plus, il vaut son pesant d’or !
Je l’ai trouvé sur le portail suisse Pnyx.com ( http://www.pnyx.com/fr_fr/sondage/402 ), dans les commentaires.
Au-delà des questions de laïcité, ce jugement met à nu des épisodes surréalistes et ne va pas ménager l’amour-propre de tout un peuple, à l’heure d’une globalisation qui réveille, nation par nation, les grandes frustrations identitaires, que certains ne vont sûrement pas manquer d’exploiter politiquement !
Non aux crucifix dans les écoles : il faut absolument lire les attendus de ce jugement pour appréhender la complexité du débat qu’il provoque en Italie ! Les juges de Strasbourg y développent une reconstitution, depuis près d’un siècle de cet usage du crucifix dans les écoles de la péninsule et l’on découvre qu’il leur a été nécessaire de tenir compte des décisions de Benito Mussolini et des étapes successives des traités et compromis qui ont organisé les relations entre le Vatican et l’Etat Italien ! Surprenant que ce document ne circule pas plus, il vaut son pesant d’or ! Je l’ai trouvé sur le portail suisse Pnyx.com ( http://www.pnyx.com/fr_fr/sondage/402 ), dans les commentaires.Au-delà des questions de laïcité, ce jugement met à nu des épisodes surréalistes et ne va pas ménager l’amour-propre de tout un peuple, à l’heure d’une globalisation qui réveille, nation par nation, les grandes frustrations identitaires, que certains ne vont sûrement pas manquer d’exploiter politiquement !
merci de ne pas avoir publié mon message, ça m’a motivé pour ouvrir un blog, c’est plus simple quand on veut dire ce qu’on a à dire…
On supprime les crucifix dans les écoles en Italie et on emménage une salle de prière pour un élève musulman en Allemagne
2 poids 2 mesures…
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