Heureux qui, comme Ulysse…
20 octobre 2009, 21:49 | Auteur : François | |
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Le Poême :
Lu par Gérard Philippe :
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy là qui conquist la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son aage !Quand revoiray-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminee, et en quelle saison
Revoiray-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup d’avantage ?Plus me plaist le sejour qu’ont basty mes ayeux,
Que des palais Romains le front audacieux :
Plus que le marbre dur me plaist l’ardoise fine,Plus mon Loyre Gaulois que le Tybre Latin,
Plus mon petit Lyré que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur Angevine.Joachim DU BELLAY, Les Regrets (1558)
La chanson de Georges Brassens :

Catégorie : Musique, Notre identité, patrimoine, zdesouche |
Voir également :
- Astérix et Obélix, symboles de la «résistance sans combat»
- Appel solennel de Jean-Marie Le Pen
- “Ce dérapage est parfaitement inadmissible”
- L’immigration, un élément destructeur de l’identité française
- Le sanglier : traditions et symbole
36 Commentaires

Un bon moment d’évasion, deux chef d’oeuvres, ça fait chaud au cœur.
Je ne suis pas sur que ce poème soit encore enseigner dans les collège, trop de vocabulaire compliqué!!
Pour la musique même si je n’aime pas les engagement du chanteur sa reste pour moi un des pilier de la musique française .
Je ne suis pas sur que ce poème soit encore enseignÉ dans les collègeS, trop de vocabulaire compliqué!!
Pour la musique même si je n’aime pas les engagementS du chanteur s(Ç)a reste pour moi un des pilierS de la musique française .
Je ne suis pas sûr que GB soutiendrait actuellement les bobos et les nouveaux collabos.
Le poème de Joachim du Bellay a lui aussi été très bien mis en musique directement par un chanteur qui est par ailleurs tout à fait “bien pensant” : http://unvoyageauliban.bafweb.com/index.php?2009/10/20/568-heureux-qui-comme-ulysse-de-du-bellay-entre-brassens-et-ridan
Un peu d’air frais, c’est bien plaisant, au milieu de toutes les mauvaies nouvelles qui nous accablent.
J’aime beaucoup ces petits posts culturels.
Il y a une quinzaine d’année, mon institutrice de CM1 nous avait fait découvrir ce texte par… une dictée!
Je ne sais pas si elle le fait toujours aujourd’hui.
Ah ! du Brassens, enfin, sur FDS !
Voila un artiste français, le dernier poète que la France ait, hélas!, créé.
Et qu’on ne me parle pas de ses idées politiques, s’il vous plait … c’était un autre temps.
la version moderne….
http://www.dailymotion.com/video/x1pdgh_ridan-ulysse_music
Il y a aussi le “Ulysse” de Nino ferrer (au début des 80’s), une chanson très émouvante (on sent un Nino Ferrer vieillissant et presque résigné).
Je ne sais pas si ici, il y a des amateurs, mais j’ai jamais réussi à savoir quelle était la chanteuse qui l’accompagne.
Quel bonheur de trouver du Brassens sur Fdesouche!
Lui qui chanta “les cons qui sont nés quelque part” pour expliquer à notre bon peuple qu’on est pas plus intelligent parceque né à Trifoully et non ailleurs.
Un pavé dans la mare.
Renaud n’a pas compris et a commis “Hexagone”. Ce n’est pas une gloire d’être français et il peut même nous arriver d’être plus bête que les autres.
Un deuxième pavé dans la mare.
Mais le peuple n’a pas compris (merci aux propagandeurs) et a donc conclu: si on est français on est plus bête que les autres.
Je crois qu’il est temps de reprendre les cons qui sont nés quelque part et de l’appliquer à nouveau car cette chanson n’est pas à sens unique. Ce n’est pas parcequ’on est né à Bamako qu’on est plus intelligent.
Brassens s’est attaqué à la trop grande rigidité de son époque, ce que j’admet mais j’ai bien peur qu’on soit tombé dans l’excès inverse.
Superbe ! Je l’avais appris par coeur quand j’étais au collège. Merci François, ça réchauffe un peu le coeur.
Brassens a également mis en musique, entre autres, un poème de François Villon (Ballades des Dames du temps jadis : ”Mais où sont les neiges d’antan ?”), beaucoup de Paul Fort (le fameux Petit cheval blanc est de lui), et un poème de Théodore de Banville, Le Verger du roi Louis, sublime, une histoire de pendus balancés par le vent, avec au-dessus d’eux le ciel bleu, le soleil qui brille, et les oiseaux qui volent dans les branches.
**
Dans les années 50, une bandes d’ados de Paris, petits Gavroche sans argent pour aller voir Brassens en concert, mais débrouillards à défaut, avaient réussi à dégoter l’hôtel où il était descendu. Sont tombés sur lui dans le hall, tout émus : “M’sieur Brassens, oh, m’sieur Brassens…” Et lui, massif, en pull-over et moustache bien noire, les a regardés. Il leur a souri, et d’un air bourru, il leur a fait, comm’ ça : “Alors les p’tits, ça va ?”
Cette petite histoire vraie et sans prétention, en cadeau pour vous.
Poème très mal récité par Gérard Pilippe, qui semble ne pas comprendre ce qu’est un alexandrin (un vers à douze syllabes). Dans un alexandrin, on prononce, généralement, les “e” atones, sinon le vers fait seulement onze syllabes, cassant la mélodie et le rythme naturel du poème. De plus il n’accentue pas les rytmes internes des vers. Un poème, c’est d’abords une mélodie.
Magnifique du Bellay !
Au début ou par ignorance on croit que l’herbe est plus verte ailleurs, alors que souvent elle est plus que cramée.
Merci fdesouche de nous servir tous rôtis ces plats de résistance qui sont l’essence même de notre identité nationale.
Sinon Gérard Philipe UN SEUL L UN SEUL P.
Commentaire 20 : Il faut un sacré culot pour oser dire que Gérard Philipe ” récite très mal ce poème “…ou alors ne pas avoir du tout le sens du ridicule.
Oui, c’est très savoureux d’entendre que Gérard Philipe manque de prosodie…
Concernant les idées pseudo-anarchistes de GB, il est souvent revenu sur ses thèmes les plus virulents en écrivant le contre-pied de ce qu’il a pu dire, sur les flics notamment. C’est la marque d’un grand humanisme (le vrai, pas celui des drouadlom) et d’un coeur ouvert, malgré tout le vitriol dans lequel il a pu tremper la plume de ses premiers textes.
Son amour du terroir, de la belle langue, du moyen-âge et du vieux français m’ont marqué à jamais, et je me plais à penser que de nos jours il serait toujours anarchiste, mais de droite, ce qu’il a peut-être toujours été finalement.
Concernant les quelques textes gauchistes de Georges Brassens qu’il a pu écrire (je pense à certains textes sur les Gendarmes), disons qu’il était de son époque.
Ceci dit j’imagine qu’est ce qu’il mettrait dans les dents aux Christine Angon et compagnie de nos jours. Elle aurait sûrement fini à 4 pattes dans une de ses chansons
.
François :
la note de ce matin c’est 20/20
J’en ai les larmes qui me sont montées aux yeux en écoutant ces deux versions merveilleuses
L’Anjou j’ai ai vécu et y ai mon meilleur ami, si tu savais comme cette région est belle
You are the best man I know
Fdesouche est champion de la récupération d’icones que sa famille politique a passé son temps à conspuer, et à combattre… Après de Gaulle, Brassens ???
mais vous ne pouvez pas vous réclamer de cet héritage tout en soutenant les ex OAS et scrogneugneux ultra réac du FN et de Courtoisie ! !!
un peu de cohérence, que diable !
Charles
Commentaire Nº12
Voilà la reponse a ta question, a propos de la chanteuse qui accompagnait Nino Ferrer sur “Ulysse” 83.
http://forum.fluctuat.net/musique/chanson-scene-francaise/chanteuse-ulysse-ferrer-sujet_290_1.htm
Ô combien est heureux qui n’est contraint de feindre,
Ce que la vérité le contraint de penser,
Et à qui le respect d’un qu’on n’ose offenser
Ne peut la liberté de sa plume contraindre !Las, pourquoi de ce nœud sens-je la mienne éteindre,
Quand mes justes regrets je cuide commencer ?
Et pourquoi ne se peut mon âme dispenser
De ne sentir son mal ou de s’en pouvoir plaindre ?On me donne la gêne, et si n’ose crier,
On me voit tourmenter, et si n’ose prier
Qu’on ait pitié de moi. Ô peine trop sujette !Il n’est feu si ardent qu’un feu qui est enclos,
Il n’est si fâcheux mal qu’un mal qui tient à l’os,
Et n’est si grand douleur qu’une douleur muette.
Merci François !
Ne separons jamais la lutte contre la nouvelle societé (métissée, inculte et violente) que l’on veut nous imposer de la defense de notre identité !
Pour tobias, commentaire n°27 :
ne melangeons pas tout…
Ici, on defend l’identité française, notion apolitique. Je ne crois pas que le FN souhaite “interdire” Brassens (à ma connaissance la droite nationale s’oppose plus au rap haineux qu’à la chanson française…), et je connais beaucoup de cathos-tradis qui ecoutent autant Brassens que Radio-courtoisie…
Le talent artistique n’est pas l’apanage d’une quelconquefamille politique.
S’il m’en souvient, vous me dites un jour,
En vous tenant quelques propos d’Amour,
Que vous n’étiez de si léger courage
Que de juger du cœur par le visage,
Qu’amour si tôt ne se peut enflammer,
Qu’il faut premier connaître que d’aimer,
Et que hâtif je voulais faire gerbe
D’une moisson qui est encore en herbe.
Vos arguments sont fort à redouter.
Élégie d’amour.
Recommandée : “Heureux qui comme Ulysse…” par Romain Didier. Remarquable chanteur, pianiste, arrangeur…
JE confirme, Gérard Philipe est très mauvais ici.
Quand à Brassens, il est effectivement adulé par la plupart des pro-FN. Sa modestie, son refus de prendre partie en politique (écouter “Les deux oncles”), sa liberté chérie, sa fierté, son esthétisme proche de l’élitisme surtout est carrément d’extrême droiture.
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Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,


















Commentaire Nº1 - 20/10/2009 - 22:01