20 octobre 1854 : naissance d’Arthur Rimbaud
20 octobre 2009, 11:00 | Auteur : Ubu | |
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Arthur Rimbaud est né à Charleville (Ardennes). Sa vie mouvementée est faite de fugues, d’errance et de voyages. Toute son œuvre, Arthur Rimbaud l’a écrite en six ans, entre l’âge de quinze et vingt ans, puis il s’est tu à jamais.
Né d’un père militaire et d’une mère très autoritaire, Arthur Rimbaud éprouve le besoin de s’évader aussi bien grâce aux mots qu’à l’errance. Il fugue plusieurs fois et mène une vie de bohème. Bouleversé par la guerre de 1870, il publie Le Dormeur du val (1870) et Les Corbeaux (1872).
Après avoir publié Le Bateau ivre (1871), le poète décide de s’installer chez son ami Paul Verlaine. Il mène alors avec son mentor une vie de scandales et de vagabondages à travers l’Angleterre et la Belgique. Ses relations tumultueuses se terminent le 10 Juillet 1873, par une violente dispute. Rimbaud est alors légèrement blessé d’une balle de revolver. Cela vaudra à Paul Verlaine deux années de prison. Arthur Rimbaud retourne à Charleville et écrit Une saison en Enfer (1873).
A l’âge de vingt ans, Rimbaud cesse d’écrire. Il multiplie les voyages et part chercher une improbable fortune en Abyssinie. Il meurt, atteint d’une tumeur cancéreuse au genou, en 1891, à l’âge de trente-sept ans.
Son professeur de quatrième, M. Perette, avait pressenti toute sa complexité : «Il finira mal. En tout cas, rien de banal ne germera dans sa tête : ce sera le génie du bien ou du mal».
Sources : 1, 2, 3Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
- On entend dans les bois lointains des hallalis.
(Source)
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54 Commentaires

Je ne jamais compris l’engouement pour Rimbaud. Verlaine est bien plus intéressant, même si dans le fond on n’arrive pas aux sommets que peuvent être Hugo, Baudelaire, Mallarme, etc…
Et ce qui m’agace, c’est que l’on parle toujours de Rimbaud pour son cote défonce et nihiliste. On en a fait une rock-star sans se soucier de la réelle qualité de ses écrits.
Pourquoi citer ces sonnets qui tournent autiour du trou de balle et rien d’autre ?
Arthur n’avait que quinze ans quand il fut ciblé sexuellement par un homme déjà célèbre, alors qu’il sortait de sa province, se cherchait un père et avait l’âge de jeter tout par dessus les moulins.
Timide, sauvage, n’ayant des femmes que l’image de sa mère sévère, il s’est laissé avoir et a reçu une seconde éducation à son âge tendre, celle infligée par un zomo ce qui désola bien sa mère, à juste titre. Il a bien fait payer son partenaire abusif par la suite, et ne le retrouvait que pour des raisons d’argent vital, pour le quitter aussitôt. Il le méprisait.
Vitalie Cuif ne mérite pas ce traitement. Le père soldat l’a plongée dans une vie de devoir, rien d’autre. Elle s’est littéralement sacrifiée pour ses enfants et le bon renom de la famille.
Merci Vitalie, d’ailleurs elle nous a fait Rimbaud.
Et a tout renié dans la fureur par la suite.
Verlaine fut un corrupteur.
Erreur sur le message précédent, excusez-moi.
“Et a tout renié dans la fureur par la suite.
Verlaine fut un corrupteur.”
doit être situé après la phrase “Il le méprisait”.
J’ajoute qu’il ne parvenait pas à le quitter vraiment, dépendant du sentiment authentique que Verlaine éprouvait pour lui. Personne n’aimait Rimbaud vraiment. C’était un enfant sous ses airs bravaches et ses provocations, qui décida de s’auto-détruire dans un but mystique et de colère/haine contre soi-même, et se vit utilisé dans le processus.
Il l’a bien regretté par la suite.
Pommier du Val
Je partage totalement votre opinion
Luz
C’est vrai que Verlaine a eu une influence néfaste sur Rimbaud. Rimbaud était un être perdu et Verlaine était un vicieux. Ce dernier a écrit des poèmes absolument obscènes, je crois les pires de toute la poésie françaises. Il se serait bien entendu avec Pierre Louÿs. Sade à côté de Verlaine, c’est un enfant de coeur.
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Né d’un père militaire et d’une mère très autoritaire, Arthur Rimbaud éprouve le besoin de s’évader aussi bien grâce aux mots qu’à l’errance. Il fugue plusieurs fois et mène une vie de bohème. Bouleversé par la guerre de 1870, il publie Le Dormeur du val (1870) et Les Corbeaux (1872).



















