Les pompiers dans le chaudron des cités
7 octobre 2009, 23:33 | Auteur : François | |
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De plus en plus souvent agressés et pris dans des guets-apens, les soldats du feu font des stages d’autodéfense et obtiennent l’appui de la police.

Les sapeurs-pompiers en ont plein les bottes. Insultés, molestés, menacés de mort, pris dans des guets-apens, ils déplorent que leur excellente image auprès des Français ne leur serve plus de sauf-conduit. Pis, la tenue ignifugée qu’ils endossent pour sauver des vies est presque assimilée à l’uniforme du policier et du gendarme par les voyous rejetant tout symbole de l’État. Les statistiques de la Direction de la sécurité civile sont édifiantes : pas moins de 899 soldats du feu ont été pris pour cibles en intervention l’année dernière. Soit plus de 17 agressions par semaine et une explosion de 115 % par rapport à 2005, où l’on ne recensait «que» 418 victimes d’incivilités.
(Merci à Erz, Latine et Jean Veau)
Catégorie : Délinquance et criminalité, Société, banlieues |
Voir également :
- Maubeuge : peur sur la cité
- A Brest, c’est jour de mariage… (suite)
- Les Mureaux : un bébé de 14 mois maltraité par une bande
- Marmande : Mort poignardé après un accrochage en voiture
- Toulouse : le centre-ville, une zone dangereuse
53 Commentaires

Video réalisée par un syndicat de sapeurs-pompiers professionnels.
Elle fait mal au coeur, votre video. Je ne crois pas m’avancer beaucoup en disant que tout les gens normaux ont le plus grand respect pour ce métier. Que le laisser-faire de l’Etat s’apparente à un abandon, à du mépris. Qu’apprendre qu’un pompier a été mutilé par les barbares (combien à ce jour?) est révoltant. L’agression d’un sauveteur est indigne. On n’a plus de mots tant on est au fond de la bêtise. On se prend à rêver (criminellement) qu’ils n’arrivent pas, qu’une cité brûle et que ça pête au point qu’il n’y ait plus que l’armée comme recours (zut, j’ai des rêves d’extrême drouate). On est lassés que ça dure depuis des années et qu’on ne voit pas le bout, qu’il n’y a rien, rien à faire rentrer dans leur neurone pourri, rien pour les récupérer sinon ça se saurait, on y serait arrivés, on aurait vu un frémissement. C’est la gerbe, là. Et oui, on dirait bien que ça se réveille tout doucement, ou peut-être est-ce l’effet de filtre du web? En tous cas dans la réalité, en famille, au boulot, au bistrot, le discours est uniforme: c’est la gerbe, on veut plus voir ça. Tiens, je me relis pas, je suis trop énervé.
C’est marrant,je passe les test d’entrée à la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris en fin de semaine prochaine.
Il est hors de question de délaisser certains quartiers,ce serait un gros échec,certaines personnes ont besoins des pompiers,ce ne sont pas quelques merdeux qui les empêcheront de faire leur boulot.
Ne plus intervenir dans ces quartiers serait une victoire pour ses délinquants.Il faut s’organiser en conséquence.
J’ai hâte d’y être en tout cas.
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