Elections : Blanc bonnet et bonnet blanc
1 septembre 2009, 12:12 | Auteur : Gaston | |
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Nombreux sont les Français qui fondent leurs espoirs sur l’alternance démocratique : « Ah, si notre candidat avait gagné les élections ! ». Carroll Quigley, célèbre professeur de sciences politiques de l’université de Georgetown, explique pourtant dans son essai Tragedy and Hope pourquoi les élections ne sont qu’un leurre. C. Quigley compte parmi ses nombreux disciples un certain Bill Clinton…
Selon Carroll Quigley, un réseau mondialiste comptant des ramifications dans la politique, la haute finance, les universités les plus prestigieuses, les médias, la fonction publique et les grandes fondations caritatives, influence de façon occulte la politique mondiale. Ce réseau, Carroll Quigley l’a étudié pendant vingt ans. Dans Tragedy and Hope, il révèle ses agissements et ses méthodes.
L’une des leviers dont dispose l’Establishment pour exercer son pouvoir est le détournement et la corruption du jeu démocratique. Carroll Quigley en décrit le mécanisme en ces termes (p. 1247) :
L’argument selon lequel deux partis opposés doivent représenter des idéaux et des programmes rivaux, l’un de droite et l’autre de gauche, est une idée ridicule, acceptable uniquement par les idéalistes et les universitaires. Les deux partis doivent au contraire être pratiquement identiques, afin que les élections, tout en laissant croire au peuple qu’il a évincé ses mauvais dirigeants, ne modifient en rien la politique du pays.
Le parti au pouvoir devient au bout d’un certain temps corrompu, sclérosé. On le remplace à chaque échéance électorale par le parti rival, qui ne présente pas ces faiblesses, mais qui poursuit, avec une vigueur renouvelée, les mêmes politiques de base.
Le raisonnement de Quigley est applicable à la France. Sur les orientations politiques fondamentales (mondialisme, Union Européenne, immigration), la gauche et la droite ont pratiquement mis en œuvre les mêmes politiques lorsqu’elles étaient au pouvoir.
Au-delà des invectives, du positionnement idéologique, et des effets de manche, il n’est donc pas surprenant de voir Nicolas Sarkozy mener une politique d’immigration identique (dans ses effets) à celle de ses prédécesseurs. Selon Quigley, c’est inévitable. Et la situation perdurera tant que les électeurs n’auront pas pris conscience de la supercherie. Ce que Carroll Quigley ne dit pas, c’est quelle alternative au mécanisme démocratique permettra un jour au peuple de faire entendre sa voix.
Catégorie : Article de fond, La Une, Les essentiels, Politique |
Voir également :
- La France, 51e Etat de l’Amérique ?
- Clint Eastwood continue d’irriter l’ “intelligentsia”
- Allemagne : les électeurs d’origine turque très courtisés
- L’or, gage de liberté et d’efficacité économiques
- Démocratie, égalitarisme et immigration
70 Commentaires

En l’occurrence, dans nos pseudos-démocraties représentatives, la simplification mensongère de la politique en deux factions principales, en gros la gauche et la droite (UMPS) avec un tiers identique mais dépeint comme encore différent (fausse alternative qui varie selon les constructions médiatiques du moment Bayrou ou les Verts ou autre chose dans l’avenir) avec quelques figurants aux soi-disant extrêmes, est une réalité.
Cette construction sondageo-médiatique peut être considérée comme un artifice de manière à faire en sorte que jamais aucune opposition au Système ne puisse éclore.
Alors dans ce cas, le substantif “complot” n’a rien d’extravagant, on peut aussi parler de propagande, de contrôle des esprits, c’est une réalité, c’est celle du Pouvoir qui se renforce et qui poursuit toute tentative d’opposition.
Cela marche d’ailleurs, aucune capacité organisationnelle n’est permise désormais au peuple soumis et crédule à la différence encore des années d’avant guerre où on nous dit que c’était le règne des idéologies totalitaires, néanmoins on pouvait se réunir qu’on soit d’un camp ou de l’autre, maintenant c’est impossible en pratique et la captation du discours politique qui n’est pas obligée de faire appel à des sbires grassement payés, par l’élite dirigeante est devenue manifeste.
Pour ceux qui parlent de réchauffé dans ce livre, n’oubliez pas qu’il a été écrit en 1966 et que son auteur est mort en 1977! Il a d’ailleurs écrit d’autres choses, telles que:
“In addition, other secret societies are briefly discussed in Tragedy and Hope, including a consortium of the leaders of the central banks of several countries, who formed the “Bank for International Settlements” with the intent to “create a world system of financial control in private hands able to dominate the political system of each country and the economy of the world as a whole.”
(voir wikipedia, http://en.wikipedia.org/wiki/Carroll_Quigley)
Pour l’époque, et alors que l’ambiance était plutôt pré-68arde, le moins qu’on puisse dire au contraire est que cela semblait bien en avance sur son temps, voire prémonitoire…
A notre époque, tous les mots sont galvaudés, il s’agit de leur redonner sens. Faire disparaître un mot sous prétexte qu’il est galvaudé, c’est aussi anéantir une idée, un concept et donc concourir à l’appauvrissement de l’expression.
Le mot “complot” garde toute son utilité, ensuite il suffit de préciser qui complote contre qui.
Quand je parle de complot, je ne parle pas des “protocoles”, etc…
Je fais mention d’un certain usage préventif du pouvoir, d’où l’expression citée précédemment :
“Dans le Passé, on complotait contre le Pouvoir, désormais on complote en sa faveur.”
Il est un fait que l’oligarchie affairiste a eu quelques mauvaises surprises dans le Passé avec un certain retour disons de la critique sociale, elle cherche à s’en prémunir à jamais, bien sûr cela échouera, mais néanmoins pour l’instant nous en sommes là et il y a bien complot de la classe dirigeante mondialiste et afafiriste contre les peuples européens par exemple dont il faut taire à jamais une certaine capacité récurrente à l’insoumission même timide.
1) Où le mot “complot” apparaît-il dans cet article ? Le sujet de l’article est la perversion de ce régime qu’on appelle “démocratie”.
2) On peut traduire le titre du livre de H.G. Wells “The Open Conspiracy” par : “Le complot à ciel ouvert”. La convergence d’intérêt est tellement puissante que, même sans être protégés par le secret, les acteurs principaux continuent à coordonner leurs actions dans un but commun. Ce n’est plus la “théorie du complot” mais la “théorie des incitations”.
Est-ce que quelqu’un peut m’aider à retrouver un discours similaire de Pétain qui commençait par : “Français vous croyez être libre parce que vous votez tous les 4 ans …”
?
Je l’ai lu sur une affiche au musée d’Audinghen (Nord).
Impossible de remettre la main dessus sur internet (… pas vraiment étonnant …).
Gaston
Intéressant article. Merci.
Sinon, je vous ai longuement répondu, sur un autre fil, il y a déjà assez longtemps :
http://www.fdesouche.com/articles/57947/comment-page-1#comment-594445
@John byron
Tu es gentil mec, tu dis que l’europe n’est pas pro-sioniste car celle-ci verse des fonds énormes aux palestiniens ?
Bon, disons alors que les gentils goys outre-atlantique payent le flingue du petit Lévi et puis les goys d’ici payent l’enterrement de momo.
Elle est pas belle la vie ?
@ Boreas (Commentaire Nº74 – 2/9/2009 – 2:26) :
Désolé, je n’avais pas vu. Et puis je ne suis pas intervenu sur le site au mois d’août.
Je vous ai fait une petite réponse (partielle, malheureusement) sur le fil en question. J’apprécie l’effort que vous y avez mis, mais c’est un débat qui dure depuis un siècle, et on ne va pas le résoudre à nous deux…
@Manhattan n°35 : Ne pas aller voter “national” quand il y a un candidat en présence sous prétexte que “ça ne changera rien” est une attitude “encouragé” par le système.
1- “ça ne changera rien” : qu’en sait-on?
2- si les seuls votants sont l’UMPS, en effet, ça ne changera rien, ça va juste empirer!
3- ne pas baisser les bras passe aussi par aller voter! faute d’aller chercher une improbable “pétoire” !
La distinction entre démocratie et partitocratie est a priori intéressante.
Mais comment peut-il y avoir démocratie sans partitocratie (à part dans des petites communes suisses pratiquement autogérées où tout le monde se connaît) ?
Personne ne m’a répondu [poste 72]!
Pourtant ce texte est allucinant tellement il colle à notre époque !
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