Après la crise des subprimes, la bombe des LBO

29 août 2009, 23:18  |  Auteur : Eric  | | Bookmark and Share |

De futures faillites menacent derrière les schémas financiers complexes des «leveraged buy-out» (LBO) , un système de rachat d’entreprise par endettement. Les spécialistes du secteur s’attendent à des faillites, qui rejailliraient sur les banques.

Comme avec les subprimes, les établissements financiers qui ont financé les LBO n’ont bien souvent pas été très regardants sur les schémas financiers. A l’origine, le LBO est une technique utilisée par les fonds d’investissement pour dégager le maximum de profit.

Ce système financier, inventé aux Etats-Unis, a été largement utilisé en France. Jusque dans les PME. On comptait 1 500 sociétés achetées avec cette technique en 2008. En cas de retournement économique, les entreprises ne gagnent plus assez, et les difficultés deviennent vite insurmontables.

Selon la Banque de France, le stock de créances LBO atteint 60 milliards d’euros pour les établissements français, dont 8,9 milliards d’euros pour BNP Paribas et 5,4 milliards pour la Société générale. La moitié de ce stock serait à risque, soit 28 milliards d’euros de pertes potentielles… Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, assure que «les effets dits de “second tour” de la crise pourraient fragiliser les engagements bancaires sur les financements à effet de levier, et en particulier les LBO».Libération

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Catégorie : Actualité, Economie |

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59 Commentaires

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Alceste
Commentaire Nº51 - 30/8/2009 - 5:15

Regardez ce graph où on voit bien la bulle de crédit partir à toute vitesse, vers 1990, puis la bulle éclater une première fois après 2000 (c’était les high-techs) puis être regonflée (largement de par le déversement de la bulle de crédit dans l’immobilier, les cartes de crédits, et les bonds, ou obligations, donc…) :
http://www.prosperitymediaco.com/Images/800px-DJIA_historical_graph.svg.png

Depuis la fin de ce graph, le Dow est descendu jusqu’à 6600 en Mars, et depuis remonté jusqu’à 9500. A mon avis, il va retomber sévère. A vue de nez, je dirais que sa valeur réelle doit être d’environ allé 6000.

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Boreas
Commentaire Nº52 - 30/8/2009 - 6:06

Alceste
 
Autant l’Occident a financé la révolution bolchévique, autant il a systématiquement pillé les richesses de la Russie après la chute de l’URSS.
 
Ce n’est pas contestable (lisez “Le chaos russe”, de Jacques Sapir), même s’il ne s’agit pas pour autant de dédouaner les communistes de quoi que ce soit.
 
” (…) Faut-il rappeler que la voie suivie en Russie par les Gaïdar, Tchoubaïs et autres Tchernomyrdine, sous la houlette de Boris Eltsine, avait été recommandée par le mémorandum du FMI en 1991, les experts conseillers Sachs, Aslund et autres ? La désindustrialisation, résultant du démantèlement du complexe militaro-industriel et de la recherche scientifique, l’orientation accentuée vers les exportations de matières premières, l’ouverture du marché intérieur à des produits qui allaient forcément ruiner les industries et l’agriculture locales, tout cela figurait dans le mémorandum et les conseils d’experts avisés. La place offerte à la Russie dans l’économie en voie de globalisation est de facto celle d’une réserve de matières premières. Le potentiel scientifique a été écumé, des milliers de chercheurs de haut niveau sont partis, attirés notamment aux Etats-Unis par de juteux contrats, certaines fondations américaines installées en Russie ayant fait office de recruteurs. Les Etats-Unis et l’Europe sont spécialement intéressés par le gaz et le pétrole. D’autres secteurs pourraient certes être relancés par une politique volontariste de diversification en Russie  : agroalimentaire, automobile, machine-outils, aéronautique, armement. Ce sera l’un des enjeux de l’entrée à l’OMC. Mais là aussi, les risques de la globalisation sont considérables. L’une des pierres d’achoppement des discussions est l’exigence occidentale d’un alignement des tarifs domestiques très bas de l’énergie sur les tarifs européens. Moscou refuse  : ce serait la condamnation à mort de nombreuses entreprises et un risque majeur d’explosion sociale.
 
La globalisation est commerciale. Elle est aussi militaro-politique. Dans la nouvelle vision de leur rôle mondial, les Etats-Unis envisagent en tout cas un ensemble de dispositifs d’encadrement de la mondialisation, assurant à la fois l’expansion du Marché et leur hégémonie. Une option diversement déclinée par les écoles dites réalistes et néoconservatrices. L’enjeu “eurasien”, autrement dit la recolonisation économique et culturelle de tout l’espace ex-socialiste, de l’ex-Yougoslavie à la Chine, fait partie de cette vision, et la Russie est au cœur de cet espace, une puissance qu’un géostratège comme Zbignew Brzezinski envisage de disloquer si possible. ”
 
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=1193

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dédé
Commentaire Nº53 - 30/8/2009 - 9:09

Rappelons que l’Eglise catholique interdisait au XIIIeme siècle le recours à”l’intérêt”
A ce sujet, visionnez sans vergogne une jolie démonstration sur illuminati (5 volets) sur youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=ulfB04NPL-g
(la démonstration englobe WW1, WW2, l’assassinat de JFK, tout est lié…)

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dédé
Commentaire Nº54 - 30/8/2009 - 9:15

Alceste peux tu nous explquer le dernier graphique montrant la plus grosse bulle qui n a pas encore pété ??? merci bien…

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dédé
Commentaire Nº55 - 30/8/2009 - 9:20

Alceste que préconises tu ?
j’ai des sous a la banque en assurance vie,
je n ai pas racheté cause bulle immobiliere depuis la vente de mon appart
voici les scenarios qu on est en train de nous monter :
H1N1 pour justifier le nouveau crack dès Septembre
puis, pour les 2 années à venir
le spectre du 21 12 2012 qi va avoir quelques consequences irationnelles

Donc dexu nnées très troubles où il faut faire de bons choix ….
Alors ?
Les matières premières sont elles selon toi les vraies valeurs refuges?

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piero
Commentaire Nº56 - 30/8/2009 - 10:14

Une des raisons de la remontée actuelle des actions est qu’il faut protéger les banques, les systèmes de retraite par capitalisation et les sociétés en revalorisant les actifs qui ont été surévalués par les LBO.
Attention à cette nouvelle bulle qui si elle grossit et éclate provoquera des dégâts irrémédiables sur l’économie.
Il s’agit donc d’une course poursuite pour éviter l’effondrement du systéme.
La seule chance de nos politiciens affairistes est qu’il n’existe pas d’autres alternatives à leur politique mondialiste.
Ce sont eux qui nous ont pollués d’emprunts pourris au point de rendre la vie économique irrespirable.
Il est temps de réunir un TPI.

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Dark_degage
Commentaire Nº57 - 30/8/2009 - 11:29

Les LBO… où comment détruire un fleuron français qui arrivait largement à s’autofinancer, peut etre grace a ses vestiges de l’air public, mais qui s’en sortait toute seul…
 
http://www.latribune.fr/entreprises/communication/telecom-internet/20090612trib000387072/tdf-supprime-un-quart-de-ses-effectifs.html
 
Le LBO est passé par là

Edit : le LBO sur TDF n’a permis à l’entreprise qu’un gros endettement…rien de plus.
A lire les commentaires sur latribune.fr pour mieut comprendre de l’interieur toute l’histoire

Re-Edit : A noter que l’entreprise est passé d’une direction d’ingenieur (innovateur), à financier, puis rentier…

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Kez
Commentaire Nº58 - 30/8/2009 - 13:03

@ John Byron
Rassure-toi, les Emirats arabes seront dans l’impossiblité de racheter quoi que ce soit en Europe, ou ailleurs.
En effet, leurs avoirs sont principalement composés de dollars, de bons du trésor américain et d’actions US. La crise qui vient sera tellement forte aux Zéta-Zuni que ces avoirs perdront quasiment toute leur valeur. En somme, les américains auront payé le pétrole aux arabes avec de la monnaie de singe.
@ FMK
Il est possible que, suite à la crise, les gauchistes récupèrent la mise, mais le pire n’est jamais sûr. Il se peut qu’un nouveau De Gaulle voit le jour.
 

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Hermès
Commentaire Nº59 - 31/8/2009 - 8:28

Il faut savoir ce qu’est un LBO (ou LMBO): il s’agit de racheter une entreprise en payant le prix avec les bénéfices à venir, au fur et à mesure des années.
Souvent il s’agit d’entreprises viables mais ruinées ( ou près de l’être ) par … les charges sociales, et dont l’actionnaire(s) principal se retire. Le LBO est donc dans les faits une nouvelle espèce de ” financement de la dette sociale “.
les banques en font leur choux gras car elles interviennent pour financer ce rachat sur des durées pouvant aller jusqu’à 15 années ! Au prix fort.
Elles peuvent panacher leurs concours : prêts à long terme, et obligations convertibles afin de devenir actionnaires dans le cas ou les choses tournent bien.
les bvanques facturent également des commissions très importantes, comme les cabinets d’audit internationaux qui se régalent de ” due diligences “, et les cabinets d’avocats ( génaralement anglo saxons ) dont les bureaux français occupent des immeubles entiers, dans le ” triangle d’or ” parisien ou à Neuilly sur Seine.
Ce système fonctionne depuis des années ” à la marge “, c’est-à-dire que, une fois payé les charges sociales et les intérêts bancaires, l’entreprise conserve une part faible de la création annuelle de trésorerie.
En cas de difficulté conjoncturelle, l’équilibre du financement, déjà limite dès le départ des 12, 15, ou 20 ans, peut être rompu.
La faillite menace l’entreprise, … pas les banques car elles prennent des garanties et interviennent souvent en pool pour répartir leurs risques.

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Quoi ! des cohortes étrangères feraient la loi dans nos foyers ! — La Marseillaise (3è couplet), capitaine Rouget de Lisle, Strasbourg, 1792

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