La libération vue par Michel Audiard
6 juin 2009, 9:30 | Auteur : Pierre 1er | |
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Vivement qu’on ne se souvienne plus de rien. J’ai la mémoire en horreur. On va quand même faire un petit effort, à cause de l’anniversaire, des présidents sur les plages, de la vente des objets souvenirs qui a si bien marché, de tout ça.
Nous autres, enfants du quatorzième arrondissement, on peut dire qu’on a été libéré avant tous les autres de la capitale, cela en raison d’une position géographique privilégiée. On n’a même pas de mérite. Les Ricains sont arrivés par la porte d’Orléans, on est allé au-devant d’eux sur la route de la Croix-de-Berny, à côté de chez nous. On était bien content qu’ils arrivent, oui, oui, mais pas tant, remarquez bien, pour que décanillent les ultimes fridolins, que pour mettre fin à l’enthousiasme des « résistants » qui commençaient à avoir le coup de tondeuse un peu facile, lequel pouvait – à mon avis – préfigurer le coup de flingue. Cette équipe de coiffeurs exaltés me faisait, en vérité, assez peur.
La mode avait démarré d’un coup. Plusieurs dames du quartier avaient été tondues le matin même, des personnes plutôt gentilles qu’on connaissait bien, avec qui on bavardait souvent sur le pas de la porte les soirs d’été, et voilà qu’on apprenait – dites-donc – qu’elles avaient couché avec des soldats allemands ! Rien que ça ! On a peine à croire des choses pareilles ! Des mères de famille, des épouses de prisonnier, qui forniquaient avec des boches pour une tablette de chocolat ou un litre de lait. En somme pour de la nourriture, même pas pour le plaisir. Faut vraiment être salopes !
Alors comme ça, pour rire, les patriotes leur peinturlurait des croix gammées sur les seins et leurs rasaient les tifs. Si vous n’étiez pas de leur avis vous aviez intérêt à ne pas trop le faire savoir, sous peine de vous retrouver devant un tribunal populaire comme il en siégeait sous les préaux d’école, qui vous envoyait devant un peloton également populaire. C’est alors qu’il présidait un tribunal de ce genre que l’on a arrêté l’illustre docteur Petiot – en uniforme de capitaine – qui avait, comme l’on sait, passé une soixantaine de personnes à la casserole.
Entre parenthèses, puisqu’on parle toubib, je ne connais que deux médecins ayant à proprement parler du génie, mais ni l’un ni l’autre dans la pratique de la médecine : Petiot et Céline. Le premier appartient au panthéon de la criminologie, le second trône sur la plus haute marche de la littérature.
Mais revenons z’au jour de gloire ! Je conserve un souvenir assez particulier de la libération de mon quartier, souvenir lié à une image enténébrante : celle d’une fillette martyrisée le jour même de l’entrée de l’armée Patton dans Paris.
Depuis l’aube les blindés s’engouffraient dans la ville. Terrorisé par ce serpent d’acier lui passant au ras des pattes, le lion de Denfert-Rochereau tremblait sur son socle.
Édentée, disloquée, le corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression de cheval fou, la fillette avait été abandonnée en travers d’un tas de cailloux au carrefour du boulevard Edgard-Quinet et de la rue de la Gaïté, tout près d’où j’habitais alors.
Il n’y avait déjà plus personne autour d’elle, comme sur les places de village quand le cirque est parti.
Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons appris, par les commerçants du coin, comment s’était passée la fiesta : un escadron de farouches résistants, frais du jour, à la coque, descendus des maquis de Barbès, avaient surpris un feldwebel caché chez la jeune personne. Ils avaient – naturlicht ! – flingué le chleu. Rien à redire. Après quoi ils avaient férocement tatané la gamine avant de la tirer par les cheveux jusqu’à la petite place où ils l’avaient attachée au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils l’avaient tuée. Oh ! Pas méchant. Plutôt voyez-vous à la rigolade, comme on dégringole des boîtes de conserve à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés.
Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà aux dires des gens. Après l’avoir balancée sur le tas de cailloux, ils avaient pissé dessus puis s’en étaient allés par les rues pavoisées, sous les ampoules multicolores festonnant les terrasses où s’agitaient des petits drapeaux et où les accordéons apprivoisaient les airs nouveaux de Glen Miller. C’était le début de la fête. Je l’avais imaginée un peu autrement. Après ça je suis rentré chez moi, pour suivre à la T.S.F la suite du feuilleton. Ainsi, devais-je apprendre, entre autres choses gaies, que les forces françaises de l’intérieur avaient à elles seules mis l’armée allemande en déroute.
Le Général De Gaulle devait, par la suite, accréditer ce fait d’armes. On ne l’en remerciera jamais assez. La France venait de passer de la défaite à la victoire, sans passer par la guerre. C’était génial.
Michel Audiard
Le Figaro-Magazine, 21 juillet 1984
Catégorie : Histoire, Les essentiels |
Voir également :
- Jean Rochefort évoque la Libération
- Le rêve secret de Libération et de la gauche
- Libération vs SOS Egalité
- “Les Tontons flingueurs” : toute une époque…
- libération.fr accusé de “friser l’incitation à la haine raciale”
125 Commentaires

Marcelle
Commentaire Nº99
Un extrait d’Uranus, représentatif du film :
http://www.dailymotion.com/video/x159wa_uranus_fun
J’avais oublié à quel point Depardieu pouvait être extraordinaire parfois !!
Autres passages :
http://www.urlpire.com/?ZMEVY
@blh commentaire n°68
C’est Arletty qui a dit à ses ” libérateurs ” qui lui cherchaient des noises ( comme à Sacha Guitry…) ” Si vous n’aimez pas les Allemands, fallait pas les laissez entrer. ”
Elle leur a également dit:”mon cul est international mais mon coeur est français”
Pas mal non?
caracala
Commentaire Nº106
Arletty à son juge, qui lui demande comment elle se sentait, après une nuit de prison : “oh, pas très résistante !”
Pierre 1er,
Un extrait :
La nuit était noire, sans lune, et pendant le dîner, le ciel s’était couvert de nuages bas qui cachaient les étoiles. En face de l’immeuble, Archambaud vit des lumières aller et venir parmi les ruines et n’y prêta pas autrement attention. Déjà il avait repris le fil de sa méditation. Il songeait à tous ces hypocrites, au nombre desquels il se comptait lui-même, et que rien n’obligeait à taire leurs convictions ou à feindre d’en avoir d’autres. Franchissant les frontières de Blémont, il considéra la question à l’échelle du département, puis de la nation tout entière. Les hypocrites se chiffraient maintenant par millions. Dans toutes les provinces de France, dans tous les villages, dans les grandes villes et dans les petites, il voyait grouiller ces gens à double visage, reconnaissables à une attitude un peu gênée et composée, au ton doucereux de leurs propos, à l’art d’utiliser les silences dans la conversation, à leurs sourires conciliants et légèrement serviles, comme s’ils étaient des inférieurs.
@ Anne Onyme,
Et moi tout aussi [heureux] de t’y avoir intéressé. Je ne sais si tu connais le film, mais, dans un cas comme dans l’autre, le video-clip “believe”, ici, http://www.dailymotion.com/relevance/search/franka+potente+%22believe%22/video/x7iss4_franka-potente-believe-lola-rennt_music
devrait:
1: te plaire / être un bon “teasing” vers lui,
2: t’encourager à posséder le DVD du film [dans les extras duquel il figure], – surtout, posséder au moins la VOST ! – un “must” pour moi,
3: te faire partager le bonheur qui m’anime quand je me retrouve, chaque été où je le peux, sur Kurfürstendamm [souvent appelé "les Champs-Elysées" de Berlin, mais en mieux fréquenté, crois-moi], et où ce clip est tourné, juste au coin de l’hôtel où je séjourne..
En quelque sorte, cette vidéo, interprétée par Franka elle-même, illustre parfaitement, en mélangeant les versions successives de la course de l’héroïne, la description narrative à laquelle se réfère cette critique.
Bon visionnage Anne,
Anker, Nancy, Lothringen
” s’agit de l’excellent “Lola Rennt”. (traduit stupidement “Cours, Lola, cours” par une extension abusive de l’anglais “Run Lola Run”), traduction déjà aberrante puisqu’elle introduit une notion de suspense là où il n’y en a pas.
[Pour "faire le buzz", les américains ont apporté au titre une injonction là où elle était absente: il ne s'agit en effet rapidement plus de sauver sa peau, mais de trouver la rédemption]”
Je l’ai vu, et Franka Potente n’arrête pas de courir, donc le titre en français n’est pas si stupide.
Franka Potente, c’est bien l’Allemande moderne (cela me fait même regretter l’époque des poils sous les bras, et oui vers le milieu des 90’s, rares étaient encore celles qui respectaient cette ancienne tradition) tatouée, ultra maquillée, cheveux courts, mi-longs, nombreuses teintures donc bien urbaine, 90’s, donc tout ce que j’aime ![]()
Si il fallait connaître la langue, tous les habitants, chaque arbre, brin d’herbe, tous les anciens dialectes pour pouvoir apprécier une oeuvre, et même en vo, derrick, le rythme, c’est le même.
Marcelle
Commentaire Nº109
C’est un extrait du livre de Marcel Aymé, j’imagine ?
je n’ai pas lu celui-là, mais je vais y songer :
Il faut tout lire de cet auteur, on ne perd jamais son temps en sa compagnie ![]()
“Le confort intellectuel” est magistral, la pièce de théâtre “La tête des autres” vaut aussi le détour, sans parler des plus connus…
blh
Commentaire Nº112
?
Désolé de quoi ?
J’avoue ne pas comprendre !
Lire aussi Dominique venner:
-histoire Cristique de la résistance
-Histoire de la collaboration (où ce témoignage est d’ailleurs repris).
Beaucoup de gens qui ont vécu ces évenements m’ont dit qu’ils en venaient à regretter l’occupation de la WH.
Et pourtant ce sont des personnes qui avaient vraiment fait leurs preuves et dont le patriotisme ne pouvait être remis en cause.
Pierre 1er,
Oui, en effet, c’était un extrait d’Uranus. Et Le Confort intellectuel, effectivement magistral, est un des livres que je relis le plus souvent. Le théâtre, je ne connais pas du tout, et presque pas les films.
Mais j’ai dû lire ses romans et ses nouvelles tous au moins une fois. Il y aussi des articles qui sont très intéressants, sur les gens, sur la guerre, sur la colonisation, sur la vie politique française… Marcel Aymé avait un don : il savait écrire simplement.
***
Assez « parlante » anecdote* sur Marcel Aymé, pas très causant en société et qui préférait retrouver ses copains dans un bistro de rue Caulaincourt :
À l’un de ces dîners demi-mondains et demi-vains, moitié Paris moitié Province, culcultureux et bassinants, bavards et lancinants – bref, saoulants – où il s’était laissé emmener, Marcel Aymé avait été placé par madame la Baronne de Service à côté d’une jeune personne qui se voulait charmante en étant imbécile. Elle se mit en tête d’être celle qui ferait causer le taciturne bonhomme, resté jusqu’alors silencieux et comme indifférent à l’ennuyeux brouhahaha. Elle lui dit :
— Je sais bien, Monsieur, que vous n’êtes guère causant, mais… allons… j’ai parié qu’à ce dîner, vous me diriez bien quatre mots… ?
— « Vous avez perdu ! »
… répondit en un grand sourire ce brave Marcel Aymé.
[*De mémoire, ça doit être d'après un livre de Claude Gagnière, Au bonheur des mots, une sorte de dictionnaire d'anecdotes et de perles, fort plaisant à lire.]
« Oui, en effet, c’était un extrait d’Uranus. »
!
Si j’ose dire… D’ailleurs, dans le livre de C. Gagnière, des chapitres entiers sont consacrés aux… contrepets, calembours et autres cuirs…
(Rabelais, c’est pas mal non plus.)
@Tchetnik
Beaucoup de gens qui ont vécu ces évenements m’ont dit qu’ils en venaient à regretter l’occupation de la WH.
A moi aussi,on me l`a dit,même un qui a débarqué en Normandie.Mais,ils ne pouvaient pas savoir que la situation serait pire après.
@Sardoz:
“Les résistants frais du jour de 1944 me font penser aux bobo qui cultivent la bonne conscience en chassant le fasciste et en pratiquant la métissolatrie”
Mais ce sont les mêmes! Les mêmes pleutres, les mêmes couilles molles qui sont a la tete de l’opinion nationale…
Les même qui crierent vive Petain, denoncerent surement ici et la (anonymement bien evidamment) un juif ou un coco qui trainait par là, et qui en 44 se sont soudain trouvé une ame de resistant!
Et ce sont eux qui aujourd’hui defendent la colonisation de l’Europe par le tiers monde…
Ils ne font qu’une chose depuis toujours: suivre le mouvement le plus “tendance” du moment…
Cela me ferait bien marrer que ces salopards de la pire espèce aient une descendance métisse, ça les feraient peut-être reflêchir, en regardant dans le rétroviseur !
“Édentée, disloquée, le corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression de cheval fou, la fillette avait été abandonnée en travers d’un tas de cailloux au carrefour du boulevard Edgard-Quinet et de la rue de la Gaïté, tout près d’où j’habitais alors.
Il n’y avait déjà plus personne autour d’elle, comme sur les places de village quand le cirque est parti.
Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons appris, par les commerçants du coin, comment s’était passée la fiesta : un escadron de farouches résistants, frais du jour, à la coque, descendus des maquis de Barbès, avaient (..) , Rien à redire. Après quoi ils avaient férocement tatané la gamine avant de la tirer par les cheveux jusqu’à la petite place où ils l’avaient attachée au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils l’avaient tuée. Oh ! Pas méchant. Plutôt voyez-vous à la rigolade, comme on dégringole des boîtes de conserve à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés.
Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà aux dires des gens. Après l’avoir balancée sur le tas de cailloux, ils avaient pissé dessus puis s’en étaient allés par les rues pavoisées, sous les ampoules multicolores festonnant les terrasses où s’agitaient des petits drapeaux et où les accordéons (..) de Glen Miller. C’était le début de la fête. Je l’avais imaginée un peu autrement. Après ça je suis rentré chez moi, pour suivre à la T.S.F la suite du feuilleton.”
(..)
Michel Audiard
Le Figaro-Magazine, 21 juillet 1984
*
Curieux, comme tout ça ne vous rappelle rien de contemporain ? vraiment ? (le poteau, l’acharnement aveugle ?)
Parce que moi, si ! la différence étant que, “today”:
- Cela dure un peu plus que le temps d’une valse.
- Que tout le monde s’en fout.
- que les victimes ne sont plus forcément des femmes, ce sont du reste des gens qui n’ont pas forcément “péché”, ou fait quoi que ce soit, d’imaginaire ou non.
- qu’on est aujourd’hui -”officiellement”-, en paix !
- Et, si les coupables sont, maintenant, dûment châtiés, ça oui, – nous promet-on ! -, remarquons quand même que:
- l’on va carrément jusqu’à apporter au débat en place publique des trésors de précautions métaphysico-existentielles oratoires qui nous honorent, comme:
- Le procès doit-il ou non être à huis-clos ?
- La victime étant ceci ou cela, convient-il de juger avec ou sans circonstances aggravantes ?
*
Bon; moi ça vient de me sauter aux yeux et, sans parler à sa place bien sûr, je vous fiche mon billet que ça n’eût pas échappé non plus à la sagacité de ce si grand qu’était Michel Audiard..
Mais je préfère qu’il ne voit pas cela; d’ici. Je préfère vous savoir là-haut, Monsieur, loin de tout ça, et plus près du très grand ! / R.I.P
Anker, Nancy, Lothringen
A propos des résistants de la dernière heure, cela me fait penser au film “Promis, juré” de Jacques Monnet (1987). Le père du héro (Pierre Marie), reçoit à la libération un brassard de résistant alors qu’il a juste été forcé de cacher dans sa cave un Allemand voulant déserter… Or, c’est son fils qui simule l’arrestation de cet Allemand pour le remettre aux Américains (l’Allemand ne veut se rendre aux Français). Voyant cela, le père ôte le brassard de résistant.
Czar
Commentaire Nº121 – 8/6/2009 – 8:18
Je suis partagé : d’un côté le fait que des nostalgiques de « l’Europe nouvelle », probablement enfants de putes à boches, puissent exhaler ici leurs petites rancoeurs de vaincus perpétuels peut faire économiser à la Sécu quelques boites d’anti-dépresseurs mais de l’autre, il s’agit de la plus forte contre-publicité pour tout mouvement patriotique.
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le probleme c’est que mon grand pere fut décoré pour ces actes de resistance et avant sa mort m’a fait le meme genre de confidence , donc bien sûr vous pouvez voir ceci comme de la nostalgie mais moi je crois plutot que les francais n’etais pas plus mal en parlant allemand et encore ça n’avais jamais été imposé que vivre comme aujourd’hui dans un systeme qui nous ignore, un systeme enj8vé , dans un monde ou le peuple blanc disparait …
mais bien sûr hitler etait un connard qui a préféré l’europe germanique a l’europe des peuples, un connard j’en convien mais qui avait vu beaucoup de choses justes tout comme louis ferdinand céline qui disais que la france ne voulait qu’une seule chose c’est finir noire.
le nazisme était un fascisme ok, l’islam est un fascisme ok.
Pour rayer un diamant que faut ‘il ?
un autre diamant
En 2012, votons pour le parti des patriotes, votons F.N, car le FN est plus fort que le M.P.F et voter MP.F, c’est jeter son bulletin de vote à la poubelle !
dans les campagnes les ffi volaient la nourriture des paysans alors que les allemands le leur payaient Quand l armee d Afrique du nord a debarque apres la campagne d Italie aucun des resistants ne c est engage dans l armee reguliere pour defendre la France de plus les français d Algerie etaient traites de français de deuxieme zone ,
audiard pouvait aussi être con, mesquin et médiocre, parfois. Ombre et lumière…
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