Un psychologue danois : «l’intégration des musulmans est impossible»
18 avril 2009, 20:33 | Auteur : bds | |
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Extraits d’un long entretien (voir sources et vidéos en fin d’article) :![]()

Nicolai Sennels, 33 ans, est un psychologue danois. Il a travaillé pour les autorités de Copenhague pendant plusieurs années. Il a publié en février 2009 un livre intitulé « Parmi les criminels musulmans. L’expérience d’un psychologue à Copenhague”….
« Lors d’une conférence sur l’intégration en 2008, j’ai souligné que les personnes de culture musulmane sont confrontées à une difficulté, si ce n’est une impossibilité de s’intégrer harmonieusement et de s’épanouir au Danemark.
Cette déclaration fut accueillie avec de fortes résistances par les hommes politiques danois. Je fus fort surpris car, je pensais que dire que certaines cultures s’intègrent mieux que d’autres dans les sociétés occidentales, était une évidence.
Toute l’Europe a actuellement du mal à intégrer les musulmans, et cette entreprise semble relever du domaine de l’impossible. Selon la police danoise et le Bureau danois de la statistique, plus de 70% de tous les crimes commis dans la capitale danoise, le sont par des musulmans.
Ma propre expérience est que les musulmans ne comprennent pas notre façon toute occidentale de gérer les conflits par le dialogue. Ils sont élevés dans une culture comportant des figures d’autorités et des conséquences externes à l’individu et très bien définies.
La tradition occidentale, qui utilise compromis et introspections comme principaux outils pour gérer les conflits tant intérieurs qu’extérieurs, est considérée comme une faiblesse dans la culture musulmane.
Dans une large mesure, ils ne comprennent tout simplement pas cette façon plus douce et plus humaniste de traiter les affaires sociales. Dans le contexte du travail social et de la politique, cela signifie que l’individu a besoin de plus de limitations et de conséquences plus sévères pour être en mesure d’adapter son comportement.
Dans la culture occidentale et dans d’autres cultures non musulmanes, comme en Asie, l’agressivité ou une brusque explosion de colère sont vues comme comportements que l’on regrette par la suite et dont on aura honte.
C’est complètement l’inverse dans la culture musulmane. Si quelqu’un bafoue votre honneur, il est attendu de vous que vous démontriez votre agressivité, et souvent également, que vous vous vengiez tant verbalement que physiquement. Ainsi, l’agressivité vous donne un statut inférieur dans nos cultures, mais un statut plus élevé dans la culture musulmane.
Il y a toutefois une autre raison plus profonde pour expliquer le comportement anti-social largement répandu dans les communautés musulmanes et la forte résistance à l’intégration, et c’est la très forte identification que les musulmans ont d’appartenir à la culture musulmane.
Ma rencontre avec la culture musulmane a été une rencontre avec une culture excessivement forte et une culture très fière. C’est certainement un attribut qui peut garantir la survie d’une ancienne culture à travers le temps.
Malheureusement, une culture forte et fière rend également ses membres presque incapables de s’adapter à d’autres valeurs.
Quand il s’agit d’identité chez les musulmans, la nationalité ne compte pas du tout en comparaison de la culture et de la religion. D’où une opposition puissante et croissante à la culture et aux valeurs occidentales dans les ghettos musulmans à Copenhague et dans d’autres grandes villes européennes. Les gens espèrent que la plupart des musulmans sont modernes et acceptent les valeurs occidentales.
En Février 2008, nous avons été confronté à de très graves émeutes de la part de jeunes musulmans au Danemark. Dans ces émeutes, nous avons vu des musulmans non pratiquants dans leur vie quotidienne, prendre la défense de leur culture et de leur religion d’une manière très agressive.
Copenhague était en fumée pendant toute une semaine en raison de plusieurs centaines d’incendies, et la police et les pompiers tentant de calmer la situation ont aussi été attaqués.
Une grande partie des émeutiers s’est retrouvée dans la prison où je travaillais, et j’ai donc eu l’occasion de dialoguer avec eux. La quasi-totalité d’entre eux étaient des musulmans, et ils ont tous affirmé que leurs actes – démarrer des incendies, attaquer la police etc. – étaient justifiés dans la mesure où la société danoise, augmentant la pression sur l’intégration et réimprimant les caricatures de Mahomet, faisait preuve de racisme envers l’islam et la culture musulmane.
Les gens ont-ils des problèmes sociaux parce qu’ils sont pauvres, ou bien deviennent-ils pauvres parce qu’ils créent des problèmes sociaux? Mon expérience est que la très faible priorité accordée à la scolarité de leurs propres enfants, à leur propre éducation et le manque de motivation pour planifier une carrière professionnelle sont autant de facteurs déterminant de la pauvreté.
Ces facteurs sont expérimentés par de nombreux musulmans aussi bien dans nos sociétés que dans les pays musulmans. De plus, un quart de tous les jeunes hommes musulmans au Danemark ont un casier judiciaire non vierge. De très faibles capacités en lecture, une forte aversion contre l’autorité et un dossier criminel déjà rempli, rendent très difficile l’obtention d’ un emploi bien rémunéré.
C’est le comportement asocial qui rend pauvre et non pas l’inverse.
Je dirais que les optimistes, les gens qui disent que l’intégration est possible portent une très grande responsabilité. Il y a de grands risques qu’ils soient en train d’entretenir un espoir, un rêve, sans fondement dans la réalité.
Toutes les recherches dont nous disposons sur l’intégration des musulmans dans les sociétés occidentales montrent que nous continuons à nous diriger dans la mauvaise direction.
Des exceptions existent, mais en majeure partie, l’ intégration des musulmans au niveau nécessaire n’est pas possible. Des personnes qualifiées et pleines de compassion travaillent à travers toute l’Europe sur ces problèmes pour tenter de trouver des solutions, des milliards d’euros ont été dépensés sur ces projets mais les problèmes continuent de s’aggraver.
L’explication psychologique est en fait simple… :
les cultures musulmanes et occidentales sont fondamentalement très différentes. Cela signifie que les musulmans doivent subir de grands changements dans leur identité et dans leurs valeurs pour être en mesure d’accepter les valeurs des sociétés occidentales…
Changer les structures de base de sa propre personnalité est un processus psychologique et émotionnel extrêmement exigeant. Apparemment, très peu de musulmans se sentent motivés par cette entreprise.
Je ne connais que quelques-uns qui ont réussi au prix d’ une longue et épuisante lutte à l’intérieur d’eux-mêmes et souvent, ils paient un prix personnel élevé à l’extérieur car leurs amis et leurs familles les dédaignent ou les renient pour avoir quitté leur culture d’origine.
Premièrement, nous devons cesser immédiatement toute immigration de personnes en provenance de pays musulmans vers l’Europe jusqu’à ce que nous ayons prouvé que l’intégration des musulmans est possible.
Deuxièmement, nous devons aider les musulmans qui ne veulent pas ou ne sont pas en mesure de s’intégrer dans nos sociétés occidentales, à construire un nouveau sens à leur vie dans une société qu’ils comprennent mieux et qui les comprend.
Cela signifie les aider à démarrer une nouvelle vie dans un pays musulman.
• Lire impérativement la source complète (en français – en anglais)
• vidéo avec Nicolai Sennels (site source) (langue danoise)
• Autre vidéo (langue danoise)
• Article de Nicolai Sennels (en anglais) (le même en danois)
• le texte complet en français en et anglais a été archivé ici.
(info via iskander)
Catégorie : Article de fond, Communautarisme, Immigration, Islamisation, Les essentiels, Politique |
Voir également :
- Considérez-vous les cultures arabes et africaines comme un enrichissement ?
- Immigration : prime de retour multipliée par dix au Danemark
- Identité et Danemark
- Danemark : un premier ministre sans peur et sans reproche
- Copenhague veut introduire l’arabe dans ses collèges
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COMMENT FAIRE FACE AUX NOUVEAUX DÉFIS ?
14/10/2009
COMMENT FAIRE FACE AUX NOUVEAUX DÉFIS?
Se protéger dans l’avenir
Nous avons, croyants et non-croyants, une responsabilité commune aà l’égard de la survie de l’humanité.
L’avenir est incertain. La loi du plus fort domine. La récession économique internationale peut s’aggraver, au détriment demain surtout des pays du Sud. La lutte est féroce. De plus, la politique inique des deux poids et deux mesures et des embargos peut encore s’abattre sur d’autres pays musulmans, après l’Irak et la Palestine, en l’occurrence sur l’Iran.
La mainmise sur les centres de décision mondiaux s’accentue, par des grandes puissances, ne voulant pas réformer les institutions internationales. Le dialogue des cultures, des civilisations et interreligieux est -il coupé de la réalité, ne concernant que des initiés et idéalistes? Ceux qui croient aux vertus de la discussion savent que nul n’a le monopole de la vérité et que les préoccupations sont celles de tous.
Pour oeuvrer au vivre-ensemble, les partisans du dialogue savent que les citoyens qui défendent la justice sont de partout, au Nord comme au Sud, et que les religions ne doivent pas se limiter en un «front commun» contre la société déspiritualisée et les dérives du monde moderne qui déshumanisent et infantilisent. Les croyants doivent sans cesse se remettre en cause. A cette condition, ils peuvent témoigner ensemble qu’ils sont capables de répondre au monde, de dépasser les clivages et la «désignification», ou à tout le moins, de susciter une nouvelle interprétation du «sens» qui se dérobe, que le monde ne peut saisir. La crise est morale, politique et économique. Le problème réside dans le fait inadmissible que les trois quarts de la planète sont laissés pour compte, abandonnés à leur sort de dominés par les puissants de ce monde et gérés par des despotismes.
Le dialogue sans exclusive
L’annonce que chrétiens et musulmans, en particulier, car ils forment ensemble la majorité du monde, peuvent énoncer pour moins d’injustice est capitale. C’est une possibilité d’interpellation et d’interprétation pour empêcher d’un côté la confusion et d’une autre côté la déshumanisation. La crédibilité de cette approche dépend de la nature et du niveau du dialogue, au sujet de la foi et de l’engagement dans le monde. On ne sait plus se parler et répondre par le bon sens, comme incapables de réagir aux injustices et vicissitudes de notre temps. D’où l’importance de pratiquer le dialogue sans exclusive, en vue de faire reculer les incompréhensions, l’extrémisme et le fanatisme. L’objectif est le vivre-ensemble, y compris entre ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas.
Dans ce sens, les rencontres ne peuvent pas se limiter au dialogue entre les croyants, monothéistes. Cela réduit le champ de réflexion dans un monde pluriel et critique vis-à-vis des religieux. Il est salutaire de débattre avec ceux qui sans «croire» pensent les questions du sens, du développement, celles du vivre ensemble, et qui ne méprisent pas la religion. Il s’agit de réfléchir ensemble au sujet des injustices et autres sources qui génèrent la crise morale et économique. Tout comme, il faut revenir à une pensée ouverte sur le monothéisme, pour parvenir à la compréhension de notre histoire. L’aptitude au sens de l’ouvert, du décentrement, du déplacement du regard n’est pas évidente dans la trame du règne de la pensée unique. Le penchant à l’ethnocentrisme domine trop souvent. Le citoyen occidental a des difficultés à sortir du cadre mental gréco-romain et moderniste, et le musulman, aujourd’hui, a des difficultés à imaginer et comprendre le non-croyant. L’autre différent est absent des perceptions de chacun. Le dialogue devrait permettre d’apprendre à tenir compte des autres visions culturelles.
Les racines, les valeurs et l’horizon du monde arabo-musulman ne sont pas assez connus et vice versa. Il est urgent de dépasser les visions étroites et de travailler à une «transculturalité» et une «transmodernité». En interprétant les valeurs culturelles et spirituelles, on peut découvrir qu’il est question de réponse libre et juste à apporter au monde, pour se développer. Dans ce cadre, il ne faut pas omettre le souci de compréhension de la culture de l’autre, pour surmonter l’épreuve du vivre.
Sortir des égoïsmes
Nombre d’intellectuels et chercheurs, à juste titre, affirment que le destin de l’humanité est indissociable du destin de la planète Terre, dans la mesure où la maîtrise de l’homme moderne, dans l’ordre scientifique et technologique, met en danger la survie de l’espèce humaine. Le progrès sans éthique a des effets pervers sur la vie humaine et le milieu naturel. La logique de la croissance matérielle pour un profit illimité et à tout prix, semble prendre fin. Plus dur sera le réveil, si on ne se projette pas dans l’avenir. Nous avons, en effet, croyants et non-croyants, une responsabilité commune à l’égard de la survie de l’humanité. Les nombreux défis politiques, éthiques, écologiques, économiques, culturels de notre époque devraient amener les religions monothéistes et les philosophies humanistes à dénoncer les égoïsmes, à préférer une société juste, et une parole commune et, partant, à admettre l’obligation de l’interconnaissance et de la reconnaissance réciproque. Il s’agit de la nécessité de réinterpréter des références fondatrices et leurs pratiques, pour prévenir l’avenir et ne pas se couper du mouvement du monde.
On doit évidemment tenir compte des valeurs propres. Sur le plan de la vision du monde, chez l’historien rationaliste, tout événement qui n’est pas temporel et historique au sens concret de ces mots, devient un mythe. La réduction historiciste succombe au piège de la «démythologisation» qui se transforme elle-même en mythes. Les phénomènes ne s’expliquent pas uniquement par des causes temporelles et apparentes mais aussi par des causes transcendantes et complexes. Le dialogue des civilisations doit prendre en compte tout cela. Le Voyage céleste du Prophète et la naissance miraculeuse de Jésus, par exemple, sont une réalité historique et transcendantale pour le croyant; en revanche, ces mêmes événements sont un mythe dans l’historicisme. La méthode moderne évacue le mystère, l’invisible, la difficulté, et réduit la morale et l’expérience religieuse à une fiction ou illusion, elle ne résout rien et fourvoie. La perspective historique a non seulement aboli la ligne entre le profane et le sacré, elle aboutit à faire perdre de vue l’idée même d’infini, perçu seulement sous l’angle mathématique. De son côté, la vision traditionaliste s’enferme dans le passéisme, la subjectivité, les sentiments et l’inertie, au lieu de produire des idées prospectives et de responsabiliser les citoyens.
Le droit à la critique
Le citoyen juste refuse la prétention avec laquelle des «musulmans» parlent des non- musulmans, alors que nous sommes dépendants sur nombre de points, et qu’il y a lieu d’apprendre à produire des richesses et à vivre ensemble, compte tenu que nul n’a la garantie d’avance du comportement juste. Le citoyen juste refuse avec autant de force la suffisance avec laquelle des Occidentaux accaparent les richesses et parlent du monde musulman, comme si ce monde était inférieur, susceptible de n’accéder à une possible dignité que dans la mesure où il se soumet et se rapproche de l’Occident. L’idéal pour les détracteurs des musulmans, étant qu’ils finissent par se nier et s’identifier à lui. Face aux impasses, il devient urgent de renouer avec le droit à la critique constructive et penser à ce qui nous concerne tous, en prévision d’un destin commun: quel projet de société? Sans remettre en cause les acquis prodigieux du libéralisme et de la modernité, nous sommes en droit de porter un regard critique sur leurs graves dérives. Sans remettre en cause les bienfaits de la religion, nous sommes en droit de porter un regard critique sur les dérives de la tradition. Il n’y a pas d’alternative au débat et à la critique constructive pour s’inscrire dans le futur, l’ouvert et libéré. Trop de discours empêchent les êtres humains de prévoir, de discerner et d’assumer leur responsabilité. Tout le monde sait que la confusion et l’instrumentalisation de la religion mènent à des violences et portent atteinte à la liberté humaine. De même, la rupture des liens entre les dimensions clés de la vie déséquilibrent et posent problème. Tout le monde commence à comprendre que le libéralisme sauvage crée des inégalités, des déséquilibres profonds et déshumanise. Est-on capable de compléter le critère économique fondamental du développement, c’est-à-dire le PIB par d’autres critères éthiques et économiques afin de répondre aux besoins de la société?
Une mauvaise direction
Toute la bonne volonté du monde et tous les gestes d’espérance que les partisans du dialogue culturel et interreligieux peuvent exprimer, pour bâtir une société équilibrée et un monde de paix entre l’Orient et l’Occident, resteront comme l’oeuvre de Sisyphe, voués à l’impasse, si la question des critères, de la justice et du droit dans les relations internationales n’est pas réglée. La loi du plus fort et les politiques d’hégémonie sabotent toute forme de rapprochement. Le monde est engagé dans une mauvaise direction. La question de l’injustice, fondamentalement politique, entraîne pour les musulmans un blocage du dialogue. Ce que les musulmans revendiquent se situe au niveau de la justice. Dialoguer ne signifie pas choisir ses interlocuteurs de manière arbitraire et tourner le dos aux problèmes concrets de notre temps, mais discuter avec tous, sans exclusive, afin de contribuer à les solutionner dans l’intérêt général. Car une question est incontournable: comment rectifier la mauvaise direction que prend le monde?
Il n’y a pas d’alternative à la prise de parole pour tenter de se faire entendre et à des réformes internes pour être crédible. Le monde a changé depuis 1989, avec la chute du mur de Berlin et la fin de la bipolarisation. Le système dominant avait auparavant toléré un mouvement non aligné. Vingt ans après, nous assistons à un changement radical, marqué par une stratégie d’hégémonie, qui exclut toute possibilité de pluralité et d’équilibrer les rapports de force, en particulier avec le Sud. Quiconque réfléchit sur l’avenir doit tenir compte de cette mauvaise direction, métamorphose qui prend la figure de Janus, personnage mythique à double face, l’une hideuse, ouvertement cruelle, l’autre qui sourit comme le tigre qui cherche à hypnotiser sa proie.
* Professeur en relations internationales
http://www.mustapha-cherif.net
Mustapha CHERIF
C’est une joke ? Vous l’avez trouvé où ce pseudo-psychologue ? Son vomi idéologique n’a d’égal que son incompétence. On rêve.
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