Le succès de Gran Torino ou l’aveuglement des bienveillants
2 avril 2009, 19:47 | Auteur : François | |
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Tribune libre du Paysan Savoyard
Hymne à la diversité multiculturelle et à l’accueil de l’autre ou protestation contre l’invasion migratoire ? Gran Torino, le dernier chef d’œuvre de Clint Eastwood, a été compris de ces deux manières, pourtant parfaitement antagonistes, par les spectateurs français qui, dans leur grande majorité, ont aimé le film. Ces réactions sont l’exact reflet de ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays où, confrontées à la réalité de l’immigration massive, une partie de la société française se montre ouverte et confiante tandis que l’autre la voit comme une catastrophe.
Le sujet central du film est l’immigration et la question des races. Le héros, un vieil homme, américain ordinaire, ouvrier retraité de l’industrie automobile et ancien combattant de la guerre de Corée, assiste à la transformation de sa ville, où les américains blancs deviennent minoritaires tandis que s’installent des immigrés de diverses origines, mexicains, noirs, chinois. Le quartier s’enfonce dans la crasse des terrains vagues et la violence des gangs. Révolté contre cette évolution, le héros résiste et refuse de partir à son tour malgré les sollicitations de sa famille. De la terrasse de sa maison de bois, où flotte le « stars and stripes », comme sur le chemin de ronde d’un fortin, il surveille les alentours, défend son bien les armes à la main, tond une pelouse impeccable, ligne de démarcation avec les maisons voisines envahies par les herbes folles, astique sa vintage de collection, symbole d’un monde en train de disparaître.
En dépit de sa détestation de ces populations aux mœurs étranges, étroitement communautarisées, souvent délinquantes, qui envahissent son pays et ne parlent même pas l’anglais, il se prendra pourtant d’amitié pour deux jeunes chinois du voisinage, qu’il va s’efforcer d’aider. Il finira par les préférer à ses propres enfants, dont l’égoïsme, le matérialisme et la médiocrité sont les symptômes d’un monde qui se défait.
Pour les « bienveillants », Gran Torino indique l’attitude qu’il convient d’adopter face aux populations d’origine étrangère qui s’installent dans nos pays. Un vieux bonhomme raciste, fermé aux autres, aigri et tourmenté, découvre en acceptant “d’aller vers l’autre” que les voisins chinois qu’il méprisait sont attachants et généreux. La “rencontre de l’autre” a transfiguré la vie de cet américain moyen médiocre en lui redonnant du sens. Elle a permis à cet atrabilaire intolérant de retrouver une paix intérieure depuis longtemps perdue.
Les éléments qui ont enchanté les bien-pensants sont sans conteste présents dans le film (et dans les déclarations publiques du réalisateur) qui conserve, c’est entendu, une certaine ambivalence : c’était la condition pour que Gran Torino soit bien accueilli. D’ailleurs Clint Eastwood ne serait pas un grand cinéaste s’il réalisait des œuvres simplistes et caricaturales. Il nous semble pourtant hors de doute que l’interprétation « bienveillante » ne correspond en rien aux éléments dominants du film (ni sans doute aux sentiments de l’auteur). Film antiraciste et politiquement correct ? Bien sûr que non.
Le héros est révolté par l’évolution de l’Amérique. Il montre son attachement à la société qui disparaît, construite et structurée par les blancs d’origine européenne qui certes ne sont pas des grands intellectuels mais sont honnêtes et travaillent. Estimant que les immigrés ne sont pas chez eux en Amérique, il est catastrophé par l’invasion migratoire, la délinquance et la dégradation de son quartier qu’elle entraîne. A-t-il changé d’avis et d’analyse à la fin du film ? Les évènements qui s’enchaînent conduisent-ils à le rasséréner quant à l’évolution en cours ? Le vieil homme est atterré quand il s’aperçoit qu’il se trouve le seul blanc dans la salle d’attente, que l’assistante noire qui l’appelle est une musulmane voilée et que le médecin lui même est chinois. S’en réjouit-il à la fin du film ? Il s’insurge contre les pasteurs bien-pensants qui ont cru bon de fait venir tous ces chinois. Il fustige une police ligotée par les lois protectrices des droits et impuissantes face aux gangs. Il rejette le jeune blanc qui essaie lâchement de singer les mœurs des envahisseurs. A-t-il changé d’avis sur tous ces points à la fin du film ? La réponse, bien sûr, est non.
Il accède à la paix intérieure en trouvant les moyens de protéger son nouvel ami chinois du gang qui le harcèle, réglant ainsi les comptes avec son passé : cette sérénité qu’il retrouve est-elle liée à sa découverte des bienfaits de la société ouverte ? Les gangsters qu’il affronte se sont-ils convertis au vivre ensemble et ont-ils à la fin du film décidé de s’intégrer et de s’enrichir par le travail et par l’épargne ? Le fait qu’il se trouve toujours dans tout groupe humain certaines personnes de bonne volonté permet-il de penser que le monde qui vient sera celui de la concorde et de la bienveillance, plutôt qu’un monde dominé par la violence des gangs ? Y a t-il quoi que ce soit dans le film qui permette de penser que les choses vont se mettre à s’arranger ? La réponse à toutes ces questions est encore une fois évidemment non.
Pourtant un grand nombre des gens qui ont vu le film (à commencer par les critiques de journaux) l’ont perçu comme une œuvre optimiste, favorable à l’ouverture aux autres et au “vivre ensemble”. Prenant les vessies pour des lanternes et leurs désirs de paix et de fraternité universelles pour des réalités, ces songe-creux parviennent à faire abstraction du réel, au cinéma comme dans la vraie vie. Ils se sont rués sur l’histoire d’amitié interraciale pour justifier leurs analyses humanistes et pouvoir oublier les autres éléments du film, qui en constituent pourtant la toile de fond.
Ils sont semblables à ceux qui, apercevant une fleur venant d’éclore, s’émerveilleraient de la fraîcheur de son teint et de la délicatesse de sa corolle, en semblant ne pas voir qu’elle pousse sur un tas d’ordure, au pied d’une barre de vingt étages, dans les hurlements de la sirène du véhicule de pompiers caillassé par “des jeunes”, tandis que sur le parking semé d’immondices une voiture volée la veille achève de brûler.
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Voir également :
- Cinéma américain : Gran Torino
- Clint Eastwood continue d’irriter l’ “intelligentsia”
- Main basse sur la télévision
- Avatar, un film raciste ?
- Taqwacore : naissance du punk islamique
42 Commentaires

Mais qui est paysan savoyard ? il ne post jamais, ou bien ?
Pour moi c’est clairement anti rakaille. D’ailleurs à la fin du film, on le voit bien qu’il ne veut pas que l’asiatique finisse mal.
J’ai vu le film et y a à boire et à manger.
C’est plutôt la rédemption d’un type qui a fait quelques trucs limites en Corée et qui veut se racheter une conduite auprès de la communauté concernée.
J’adore Clint et c’est un bon film mais assez partagé quand même vis à vis de l’immigration. Disons qu’il y a deux positions très nettes qui se détachent et qui sont sensiblement éloignées.
Bon film quand même qui mérite son succès. Mais venant de cet acteur rien d’étonnant
C’est pas mauvais le Canada Dry, mais ça reste du Canada Dry.
Pour info, le prochain film d’Eastwood, comme réalisateur, sera consacré à une biographie de Mandela.
Fait avouer que les anciens films de clint, “inspecteur harry” par exemple, sont taxés de “fachos” ou de “réac” par les zelites bobo !
Pour moi c’est clairement anti rakaille. D’ailleurs à la fin du film, on le voit bien qu’il ne veut pas que l’asiatique finisse mal.
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Oui, du cinéma E&R.
Bien tourné, bien écrit, bien joué.
Mais c’est du E&R, de la nation d’intention, du melting-pot. Tous ensemble. Kambaya, tapons dans nos mains.
Faut aimer.
Moi, j’aime pas.
P.S. Le seul film US authentiquement “réac”, tourné ces trente dernières années, c’est bien entendu l’excellent “Souther Comfort” (Sans Retour) de Walter Hill (le discours du Cajun, sur la digue, à la fin du film, étant sans équivoques).
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Fait avouer que les anciens films de clint, “inspecteur harry” par exemple, sont taxés de “fachos” ou de “réac” par les zelites bobo !
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Canady Dry.
Exemple, “Magnum Force”, où Clint….. flingue les “fachos” de la police.
“P.S. Le seul film US authentiquement “réac”, tourné ces trente dernières années, c’est bien entendu l’excellent “Souther Comfort” (Sans Retour) de Walter Hill (le discours du Cajun, sur la digue, à la fin du film, étant sans équivoques)”.
J’ai et je me souviens plus de ce qu’il dit. Faudra que je revisionne ça.
Je ne retrouve malheureusement plus la scène de la digue, je redonne quand même celle du bal:
Bien vu. Sans compter la métaphore christique omniprésente de bout en bout, par définition inimitable et donc parfaitement irrécupérable par une morale, quelle qu’elle soit – et d’ailleurs assez peu compatible avec l’idéologie moderne à base de “justice sociale” et de “solidarité”. Clint Eastwood est un libertarien forcené qui, ici comme en tant d’autres oeuvres, pousse l’individualisme jusqu’à l’héroïsme, tout cela n’a que très peu à voir avec le collectivisme et le “vivre-ensemble” contemporains.
“…Clint Eastwood est un libertarien forcené qui…”
Prenons le sublime “Josey Wales” (1).
La communauté reconstituée par Wales et ses compagnons divers, c’est un modèle de société intégrée, solidaire, a-ethnique et basée sur le seul mérite individuel, en faisant abstraction de tous les liens collectifs concrets préexistants, qui correspond en tous points avec ce que le système tente de constituer au niveau global.
“…pousse l’individualisme jusqu’à l’héroïsme…”
L’individualisme, poussé à l’extrême, est aussi un excellent moyen d’atomiser les structures existantes, de fluidifier ce qui était établi. Attitude qui n’est en rien “réac”, mais au contraire éminemment progressiste. (2)
(1) je sais reconnaître la qualité artistique, même chez l’Ennemi.
(2) seul personnage authentiquement “réac” du cinéma étasunien récent, le chef huron Magwa, perdu dans un film excellent, mais néanmoins aussi fondamentalement “fluidificateur”.
“…Le vieil homme est atterré quand il s’aperçoit qu’il se trouve le seul blanc dans la salle d’attente…”
Je ne suis pas encore un vieil homme, mais dernièrement j’ai vécu quasiment la même scène… à la CAF d’un arrondissement de Paris. Ce dernier étant contigu à la banlieue, mais positionné il y a encore 5 ou 10 ans dans les arrondissements dits “bourgeois” et résidentiels… Et cette CAF étant neuve, toute récente aux allures high-tech, intérieures comme extérieur… le contenant augmentant la disparité et le choc avec le contenu que j’allais y trouver.
Sur la centaine de personnes qui attendaient dans cette CAF, j’en ai compté (grand maximum) 10 de type Européen, dont moi… et une proche voisine (en positionnement) qui portait un keffieh arabe rose… Et sur la dizaine de personnels composant les 3 services d’accueil (orientation, sécurité et l’accueil des documents manquants), les 2 premiers étaient composés à 100 % afrique sub-saharienne et nord africaine et une seule sur les 3 du dernier était de type Européenne et celle à qui j’ai eu affaire, black antillaise…
Mais ma 1re rencontre sortant de cette CAF, aurait du me mettre la puce à l’oreille de ce qui m’attendait à l’intérieur… ce fut une vieille fatma voilée du bled (il me semble peut-être même encore tatoué sur le visage… cette vielle barbare).
Bien sûr, rien ne vous prouve que ce que je vous dis est vrai, alors si vous habitez Paris (et n’avez pas l’occasion d’allez à la CAF) ou si vous êtes un jour de passage à Paris, faites un détour en semaine par l’une de ces CAF… Ne choisissez tout de même pas les arrondissements les plus huppés de la capitale (16, 8, 7, 6, 5, 2, 1), dont les visiteurs de leurs CAF doivent encore être majoritairement Européen (enfin, j’imagine), eux gardez-les pour dans 10/20 ans… Mais prenez-en un en milieu de gamme, comme le mien, et rentrez dans l’une de ces CAF en y prétextant un renseignement par exemple… Si vous pouvez y apercevoir la salle d’attente, Cauchemar assuré !
c’est surtout à cause du viol de la chinoise suite à son action contre un membre du gang qui l’a fait virer selon moi, il à commis une grave erreur que cette innocente à payer chère.il à du se racheter pour elle plus que pour le jeune chinois.
Une scène résume tout le point de veu de Clint Eastwood, celle où la fille dit que le modèle permettant à son frère de se construire est “vous, l’Americain”.
Le personnage de Clint fait mine de ne pas comprendre et n’aura pas de réponse. Mais le non-dit est très clair: le modèle de l’Amérique, c’est le blanc venu d’Europe et qui a construit ce pays. Et les immigrés récent n’ont plus qu’à se fondre dans le sillage de cette société, matérialisée par la Grand Torino.
P.S: il ne me semble pas que les personnages soient Chinois, mais plutôt Vietnamien. A un moment la fille explique qu’ils sont une ethnie ayant combattu les VietKong aux côtés des USA. Une sorte de Harkis.
Clint est un “réac” à la sauce Sergio Leone et Ennio Moricone, il est devenu le dernier héro survivant de la mythologie Western à l’époque Lee Van Cleef “Le bon, le brute et le truand”, fresque sauvage mais apolitique proche de l’anarchisme…
Il a de fait une prestance certaine d’un vieil homme qui force le respect, mais comme Charles Bronson, la morale récurente de presque tous ses films c’est “oeil pour oeil-dent pour dent”.
La loi du talion ?
Eastwood n’a rien de réac, c’est un très classique progressiste de droite.
Pour info, voilà à quoi ressemble une vraie position “réac” euro-américaine :
http://www.nationalpolicyinstitute.org/statement-of-principles/
Ce sont des Hmongs, un peuple mongoloïde qui vit à cheval sur plusieurs pays de la péninsule indochinoise, ce sont un peu des Kurdes d’Extrême Orient. Une forte communauté a été autorisée par la France à émigrer en Guyane française. Ils vivent dans plusieurs communes rurales (jungle défrichée) dont le célèbre village de Cacao. Ils se sont spécialisés dans la culture des fruits et légumes qu’ils vendent au marché de Cayenne.
” …Il rejette le jeune blanc qui essaie lâchement de singer les mœurs des envahisseurs…”
C’est le thème principal où tous les autres s’enchainent.
Le reniement de sa propre civilisation au profit de celle de l’envahisseur.
Clint Eastwood est un cinéaste anti-catholique il suffit de voir “Million Dollar Baby” où il agresse verbalement un prêtre catholique et égratigne sérieusement 2 dogmes de l’Eglise Catholique dont l’Immaculée Conception (l’autre je l’ai oublié) et il prône l’euthanasie.
Grâce à cela il s’est vu octroyé 2 oscars personnel sur les 4 obtenus pour le film en 2004 : meilleur film et meilleur réalisateur.
Il suffit de savoir quel groupe dirige l’industrie du cinéma américain…
Un autre exemple dans “L’homme des hautes plaines”, Clint demande de peindre la ville en rouge, un personnage lui demande :”même l’église ?” et Clint réplique : “surtout l’église.”
Regardez bien ses films il se trouve très souvent un message anti-catholique ou anti-chrétien.
Naïf
Commentaire Nº15 – 2/4/2009 – 21:10
Même à Auxerre, la proportion est souvent de cet ordre.
Papy Brossard mets le doigt sur un point essentiel du film à mon avis : l’éthnie des asiatiques au centre de l’histoire. Ce ne sont pas juste des chinois ou des laotiens mais un peuple libre qui vit aux confins de ces deux pays.
De plus les Hmong ont choisis d’aider les français puis les américains durant les guerre d’indochine. Probablement parce que les puissances coloniales les traitaient mieux qu’ils ne l’avaient jamais été durant leur histoire au contact des ethnies majoritaires en Chine et au Laos.
Je ne crois pas que ce choix soit dû au hasard, mais bien parce que ces réfugiés sont à l’image des premiers arrivants aux USA fuyant les persécutions religieuses ou politiques dans le vieux monde. Cela leur donne un droit d’être là. Il sont d’ailleurs là avec modestie et décence. A contrario les enfants du vétéran sont vides de toutes valeurs familiales, morales ou autres. Ils ne sont plus que des coquilles sans âmes errants dans ce pays qu’ils ne méritent pas. C’est aussi je pense le cas pour les autres communautés dépeintes : chicanos et noirs.
J’ai trouvé ce film très pessimiste mais pas nihiliste.
Le personnage interprété par Clint est présenté comme raciste. ON devrait plutôt dire xénophobe, c’est à dire qu’il ne sent pas supérieur aux personnes de couleur mais qu’il ne veut pas vivre dans leur entourage. Car pour parler de racisme, c’est un peu facile, Clint ne flingue pas tous les non blancs du film, chose que faisait Hitler avec les juifs et les communistes avec les croyants. IL veut simplement rester dans son coin. Il n’y a rien de mal là-dedans. Après, il se prend d’amitié pour un jaune, tout comme moi je vis avec une jap ; l’un n’empêche pas l’autre. Mais, il s’attache à lui, non pas parce qu’il est jaune, mais parce qu’il retrouve en lui tout ce qu’il ne voit plus dans sa propre famille, tradition, culture, etc… J’ai ressenti le film ainsi, les races de couleur entretiennent leur culture, tradition et population alors que les blancs n’ont plus cette enracinement et qu’ils s’attachent à des choses superficielles ; matérielles ou imitent pour tenter de s’en approcher d’autre races (le trou’d'cul irlandais avec les noirs) en se dévirilisant et c’est en çà il me semble que réside toute la thématique. Les blancs se font envahir parce qu’ils n’ont plus les couilles de se protéger et délaissent ce à quoi s’accrochent les races de couleur au détriment du matérialisme et d’autres conneries dans ce genre. Et l’invasion migratoire vient se greffer là-dessus comme signal d’alarme. Le message est clair. BLancs, pensez à vos coutumes, us et traditions et faites des gamins, arrêtez de ne raisonner qu’économiquement.
Gabarel,
C’est une église qu’il veut voir repeindre en rouge, pas l’Eglise. Il faut se remémorer le contexte ; personne n’est venu aider son frère.
En définitive, et même s’il n’est pas très catho, il trouve bienheureux de botter les fesses à pas mal de crapules, comme Jésus avait fait des marchands du Temple…
Brice,
j’espère que tu ne dis pas à ta compagne qu’elle jaune: j’ai une amie Japonaise qui flingue le premier qui raconte ça
Regardez bien ses films il se trouve très souvent un message anti-catholique ou anti-chrétien.
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Pas seulement, dans “Chasseur blanc, coeur noir”, y’a non seulement de l’ethnomasochisme, de la haine contre l’Occident européen, mais aussi du suce-lobby (la scène du repas où il insulte une femme, bien posé du côté de la bien-pensance organisée depuis les studios d’Hollywood).
Il n’en reste pas moins que ses films restent artistiquement fort estimables. Ce qui est à la fois dommage et franchement dramatique.
@ Begby
Commentaire Nº16 – 2/4/2009 – 21:29
“On sait tout ça, tu sais… Bienvenue au club !”
Ha bon ? Pas si sûr, tout le monde ne va pas à la CAF (encore moins les plus jeunes) et les provinciaux qui passent sur ce site n’ont peut-être pas l’occasion de vivre cela non plus… ces derniers ne se rendent peut-être pas compte du niveau de calvaire que l’on vit… à Paris
@youhou
Commentaire Nº26 – 3/4/2009 – 0:00
“Naif, va au 4 Temps, à la Défense
L’Afrique comme si vous y étiez ! Attention aux malaise vagal !”
J’y allais déjà ya 15 ans, quand je travaillais à la défense… ça n’a pas pu s’aggraver, c’était déjà le pire ! A moins qu’entre temps ça soit passé d’afrique du nord à l’afrique sub-saharienne ? nonnnn… ?
@blh
Commentaire Nº27 – 3/4/2009 – 0:03
“Même à Auxerre, la proportion est souvent de cet ordre.”
Bon bah je vais pu assez en province moi alors, ça me fait mentir sur ce que je dis plus haut… quoique, la province c’est large
Ce n’est pas un hasard si le personnage principal se lie avec des voisins asiatiques. Ce ne sont pas des arabes, ni des afro-américains ou des portoricains. Un message vers l’asie qui n’est pas innocent.
Il se sent plus proches d’eux que de sa propre famille parce qu’il reconnait certaines valeurs en eux: le courage (la fille), le respect (la mère), le travail (le fils), la politesse et les traditions(la famille).
La séquence avec le coiffeur montre que le racisme ordinaire est anodin comparativement aux violences des voyous.
Il y a bien deux interprétations pour ce film, comme dans american history X où la ‘rédemption’ du héros peut être interprétée comme la punission de quelqu’un qui a accepté de renier ses convictions, transmises par son père, pour entrer dans le moule des lavettes.
Le personnage de Gran Turino ne renie rien, au contraire, il réaffirme et transmet ses convictions.
Les Acadiens et leur musique, devenus Cajuns.
Français établis dans ce paradis qu’ils ont appelé Acadie. Déportés par les Anglais lors du Grand Dérangement, enfuis pour retrouver la France en Louisiane, où ils maintiennent la flamme de la joie de vivre et de la fête typiquement française.
Mais qui les connaît aujourd’hui en France. Trahis qu’ils ont été avec leurs frères franco-indiens, puis Québécois, puis Vendéens, puis Algériens, puis Viet Namiens, puis Français de souche aujourd’hui.
Mais que Vive la France.
@ Titus: tout à fait. Une double lecture est possible pour American History X. Et cela révulse les gauchistes qui, dans leur immense majorité, sont mal à l’aise avec ce film.
Ce film est un réel chef d’oeuvre.
Il décrit très bien une réalité bien triste: le déclin de la civilisation européenne et l’immigration de remplacement.
Selon moi, même si je suis contre l’immigration, je pense qu’ il ne faut pas reporter tous les maux aux immigrants. La faute est aussi celle des occidentaux qui ont perdu les valeurs de la famille, du patriotisme et de la fraternité. Ils ont en quelque sorte creusé leur propre tombe. Ils ont cédé au matérialisme, aux plaisirs éphémères et à l’individualisme.
J’espère que les consciences vont bientôt s’éveiller. Car nous ne pourrons rien faire contre ces nouveaux venus qui représente la vie.
“…ces nouveaux venus qui représente la vie…”
et nous la mort, c’est bien connu… pppff… encore du religieux la dessous, vu comme c’est dit, j’imagine
J’ai vu ce film, et la conclusion pour moi a été la suivante:
Clint Eastwood reussi, a la fin du film, a assimiler un fils d’emmigré chinois a la culture américaine, dans un univers ou tout part en vrille (comme le decrit l’article):
-Son quartier est devenu un repere de bandes de gangster ethniques
-Le quartier parle plus le hmong que l’anglais
-Ces propres enfants et petits enfants n’ont aucun rspects pour les vieux et ne pensent qu’aux biens materiels et veulent le voir dans une maison de retraite voir passer l’arme a gauche au plus vite.
Et bien lui, va reussir a nouer des liens avec ce fils et cette fille d’immigré et va reussir a leur transmettre une partie de lui même.
En fait c’est ça qui m’a marqué dans ce film: Eastwood incarne un type qui semble avoir echoué dans cette relation pere-fils, a transmettre des valeurs, un savoir, une culture.
Ce qu’il ne sera pas parvenu a faire avec sa famille, avec son quartier, il y parviendra avec ces deux gosses, en leur transmettant un savoir faire, par le travail, par les valeurs, par la maniere d’aborder les gens…
Il reussira a faire de ce jeune gosse fils d’immigré un américain plus américain qu’une grande partie des blancs américains qui sont devenus decadents…
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Commentaire Nº1 - 2/4/2009 - 19:53