Averroes, un bien mauvais exemple…

26 novembre 2008, 19:23  |  Auteur : bds  | | Bookmark and Share |

Pour donner un peu de crédit à la fable actuelle tentant de mettre sur un pied d’égalité les cultures européenne et arabo-musulmane, les médias en cour ont pris pour habitude de citer le nom d’Averroès.

Averroès est semble-t-il (avec Avicenne) l’un ses seuls noms à avoir surnagé du vide intellectuel de l’histoire arabo-musulmane. Au milieu d’une constellation de penseurs ou de philosophes européens qui ont marqué la philosophie et les sciences, cette étoile solitaire brille d’un bien pâle éclat. Cela n’empêche nullement les intellectuels télécrates de citer son nom dès qu’il leur faut illustrer les sommets supposés de la pensée musulmane. Le nom a d’ailleurs été repris dans ce but par le “Club Averroès”, organisme qui s’est donné pour mission la “représentation de la diversité”.

Pour peu que l’on creuse le sujet, ce philosophe correspond en réalité fort peu à ce qu’il est censé symboliser aujourd’hui : d’Averroès, philosophe arabe (1126-1198), on retient surtout que son “ouverture d’esprit” [des guillemets qui s'imposent à la lecture de cet article] et sa “modernité” déplurent souverainement aux diverses autorités musulmanes de l’époque. Ses livres furent brûlés et il fut emprisonné puis exilé pour hérésie.

Averroes a en particulier tenté de distinguer la foi de la raison [pensez à Ratisbonne en passant], un exercice fort mal vu par les musulmans il y a 800 ans. Exercice qui ne semble d’ailleurs pas préoccuper beaucoup plus les mahométans d’aujourd’hui. En 8 siècles, la “pensée” islamique n’a pas bougé d’un millimètre [sur l'immobilisme de l'islam, écouter cette audio-vidéo]

L’importance — toute relative — des travaux d’Averroes n’a de fait jamais eu grand poids dans la sphère musulmane. Ses principaux travaux portent essentiellement sur la philosophie grecque et ses écrits ont surtout marqué les philosophes chrétiens et juifs du Moyen-Age.

A ce sujet, Ernest Renan déclarait en 1883 qu’attribuer les mérites d’Averroes à l’islam, c’était comme attribuer les mérites de Galilée à l’Inquisition.

Pour conclure, on connaît également d’Averroes cette phrase citée en de nombreuses occasions : « La religion judaïque est une loi d’enfants, la chrétienne une loi d’impossibilité et la mahométane une loi faite pour les pourceaux (1) »

Un exemple bien mal choisi pour nous vendre les “lumières” de l’islam…

______________

(1) Au sens d’Averroes, le christianisme était une religion impossible; à cause du mystère de l’Eucharistie; le judaïsme, une religion d’enfants, à cause de ses observances légales, et le mahométisme, qui ne regarde que le plaisir des sens, une religion de pourceaux. [source]
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66 Commentaires

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GAG
Commentaire Nº51 - 27/11/2008 - 2:36

Si les Arabes ont besoin de pierres pour servir d’appuis à leurs marmites, ils dégradent les bâtiments afin de se les procurer; s’il leur faut du bois pour en faire des piquets ou des soutiens de tente, ils détruisent les toits des maisons pour en avoir.

Dans certains passages du Caire, on marche sans le savoir sur des dalles ou des volées de marches constituées de pans entiers de murs de hiéroglyphes directement arrachés des pyramides, temples, monuments et tombes alentour.

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zemski sobor
Commentaire Nº52 - 27/11/2008 - 9:12

averroès n’était pas nord-africain mais andalou musulman, tout comme avenzoar, son maitre

d’ailleurs, le plus grand souverain de l’espagne musulmane était muhammad 1er…un andalou musulman

quand a ibn khaldoun, je connaissais pas ses écrits mais si c’est vrai alors on peut s’en servir comme d’une arme contre tous les arabolatres

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devriendt
Commentaire Nº53 - 27/11/2008 - 17:28

@ oliv.

C’est seulement Luc Ferry qui en prend pour son grade! Nullement Averroès! Brague, qui enseigne entre autres sa philosophie, soutient 1) que ce dernier convoquant la “théologie” musulmanne devant le tribunal de la philosophie la condamne (avec d’autant plus de raison qu’elle ne mérite guère ce nom, comme le laisse clairement entendre Brague!) alors que Saint Thomas convoquant la philosophie devant le tribunal de la théologie la lui subordonne. 2) que le texte cité par Ferry n’est en rien un plaidoyer philosophique en faveur de la tolérance (religieuse). Il n’en fait pas crime à Averroès. :) 3) Que Ferry “oublie” que la question de la Foi et du Savoir remonte,dans l’Occident Chrétien, (au moins, ajouterai-je) à Saint Augustin. 4) Qu’il faut donc être incompétent ou menteur pour louer comme le fait Ferry l’Islam andalou en maquillant Averroés en prêcheur de la tolérance…et blâmer a contrario Benoît XVI.

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oliv
Commentaire Nº54 - 28/11/2008 - 0:48

@devriendt
Merci, j’ai vu la vidéo ;)

Brague n’enseigne pas a proprement parler la philosophie, mais son histoire (si j’ai bien compris ses propos).

Sinon, J’ai un peu de mal a vous suivre. Vous semblez dire l’inverse de ce que vous voulez dire ou alors vous avez mal compris la video.

Je résume :
Averroes : la théologie juge la philosophie
St Thomas : La philosophie juge la théologie
Vous dite l’inverse.

Il apparait bien qu’en ce sens, cela renforce la lecture totalitaire que peut avoir la culture islamique. Si à cela on ajoute la hiérarchisation humaine et l’interdiction de l’usage de la raison… de quoi faire bondir plus d’un gauchiste.

Ce qui me fait dire que si Ferry se fait proprement écharper dans les grandes largeur sur ce sujet, Averroes n’en sors absolument pas grandis, bien au contraire.

Cela va bien donc bien dans le sens de l’article qui tend a casser les idées “bisounourtancielle” que certains entretiennent frénétiquement à son sujet, de crainte de … on se demande bien de quoi d’ailleurs.

Bref, encore un mythe qui prend l’eau, et c’est une bonne chose.

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devriendt
Commentaire Nº55 - 28/11/2008 - 3:25

Il y a un binz, oliv: je suis sur tous les points en désaccord avec vous! Vous me direz que c’est toujours une base d’échanges ou de discussions. ;)

Pour que cette base ne s’effondre point, partons de cette affirmation de Brague: en Occident chrétien , la question de la Foi et de la raison (comme sources de vérité) remonte au moins à Saint Augustin. Sans parler de St Anselme. Or, St Augustin, St Anselme et St Thomas sont des théologiens ou Pères de l’Église. Pour eux la connaissance de Dieu (ou Théologie) est suprême. Face à eux des païens nourris de cultures grecques et romaines. il est naturel que ce soit la philosophie qu’il examine DU POINT DE VUE de la théologie…Avec plus ou moins de reconnaissance pour sa vérité face à la Vérité Révélée.

Averroès,lui, n’est pas “théologien” mais cadi. Or, il juge que le philosophe est celui qu’oblige la raison (philosophique).

Reprenez l’excellente intervention de Brague et dites moi en qui je le déforme ou l’inverse. Amicalement.

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devriendt
Commentaire Nº56 - 28/11/2008 - 3:27

Sur le fait d’enseigner l’histoire de la philosphie sans enseigner la philosophie en question…disons que l(on distingue généralement l’histoire des idées et l’histoire de la philosophie.

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oliv
Commentaire Nº57 - 28/11/2008 - 16:05

Echangons donc ! :)

Je vais essayer de vous suivre, même si ce domaine ne m’est pas particulièrement familier. La chose sera donc ardue pour moi.

Pour ce qui est de l’enseignement de l’histoire et de la philosophie, j’imagine bien que l’un va avec l’autre dans une certaines mesure. Le diable se cachant dans les détails, il est donc important de preciser ;)

Je comprend la lecture que vous en avez, mais elle découle de vos connaissances personnelles et non pas de la vidéo il me semble.

Je m’explique :

constestez vous ce résumé et si oui pourquoi ?

Averroes : la théologie juge la philosophie
tiré de la video :
“il s’agit d’une consultation juridique, la philosophie est appelé devant le tribunal de la loi musulmane (fatwa)” On comprend donc nettement et clairement bien qui est subordonné a qui : l’usage de la raison est étudié et validé ou non par la théologie. (je sais les termes sont surement “impropre”, mais n’en ayant pas d’autre je pense que vous me comprendrez). Que la philosophie fini par juger au bout du compte la thélogie n’a pas son importance dans le debat, car ce qui est en lumiere a mon sens c’est l’approche et l’entrée en matiere

Nottons la petite pique assassine : “cela se termine bien car Averroess étais philosophe lui même” ce qui sous entend clairement un manque de probité : juge ET partie. Au vu de ses difficulté avec la loi islamique sur la fin de sa vie, ceci expliquant cela . Au bout du compte c’est la théologie (ou le pouvoir temporel tant recherché) qui dominera le philosophe.

St Thomas : La philosophie juge la théologie
tiré de la video :
“St thomas d’Aquin fait tres exactement le contraire au début de la somme théologique. Il convoque la théologie devant le tribunal de la philosophie.”
Alors oui, par ce biais, “il se demande si il faut une autre science”, et démontre ainsi l’interet de la théologie. Mais la hiérarchie de subordination est ainsi inversé. La raison est donc utilisé a juste titre pour convaincre, alors que de l’autre côté on nous rappel que l’usage de la raison est limité aux seul spécialistes et interdis aux autres.

La clef importante me semble bien être le principe qui guide les démarches et leur opposition catégorique.

Hors le Propos de Benoit XVI si je ne m’abuse est bien un appel a faire usage de raison. La foi et la raison ne s’excluant pas mutuellement l’une l’autre. En cela, j’estime justement que la balance penche nettement en défaveur d’Averroes.

L’histoire parle ensuite largement pour moi mais c’est un autre debat ;)

Je suis donc surpris quand je vous lis :
“ce dernier (Averroès) convoquant la “théologie” musulmanne devant le tribunal de la philosophie la condamne”

Ce qui est l’inverse de ce qui est dis même si en effet a la fin de la video on trouve cette expliquation qui remet en lumieres vos propos :
“Le texte d’Averroes se termine d’ailleur par un appel au bras séculier pour mettre les philosophe et donc Averroes, au pouvoir en chassant ces concurrents geneur. Un plaidoyer a la tolérance ? ”

“Que le texte cité par Ferry n’est en rien un plaidoyer philosophique en faveur de la tolérance (religieuse). Il n’en fait pas crime à Averroès.”
Non, et la n’est pas le débat nous somme d’accord : mais il fait crime de l’usage d’Averroes et de son texte comme plaidoyer en faveur de la tolérance.
je comprend donc vos propos qui m’explique le but final des uns et des autres, tel que vousl e comprennez.

revenons au centre : la credibilité d’Averroes en tant qu’icone :

A mon sens cela suffit pour discrediter largement Averroès tel qu’on le retrouve dans la bouche de tous ces donneur de leçons de pacotille et autres parasites hypocrite. Cela va donc bien dans le sens de l’article. Quand je dis qu’Averroes en prend pour son grade, c’est au grade supposé auquel la clique bien pensante nous le place : juge et partie, intolerance, apat du pouvoir, interdiction de la raison pour les autres (belle obligation). Vous avourez que cela sonne curieusement. Ne faite pas l’erreur de de le placer dans son context historique, car c’est dans le notre qu’il se trouve et mis en perspective.

Hors, si il n’est pas jugé coupable d’un crime par Brague, il apporte une demonstration qui le place de facto comme criminel (de la bien pencanse) selon le rapport de valeur proné par Ferry et ceux qui se gargarise avec des inepties : CAD la majorité ambiante si je ne m’abuse.
Un contre pied total.

Que nous ayons des difficultés à nous comprendre n’invalide donc pas mes propos, du moins en l’etat. Aurai je loupé une marche ? Merci de me l’indiquer si tel étais le cas.
:)

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devriendt
Commentaire Nº58 - 29/11/2008 - 7:02

Cher oliv, je maintiens mes propos tels que tenus: vous commettez encore et toujours le même contresens.

Je tiens maintenant à souligner plusieurs points:

Ne me tenez pas rigueur pour la sécheresse de mon propos. Je vais au plus simple et ne voit pas de raison de ne pas appeler un chat un chat.

J’apprécie beaucoup et votre réponse et son affinement. Nous sommes à coup sûr plus proches qu’il n’y semble quand je lis votre post 60. Nous sommes d’accord en tout cas pour prendre au sérieux la question et l’échange de points de vue sur elle.

Moins le statut d’Averroès que celui de Saint Thomas m’intéresse. Surtout la prétention de l’Islam ou de ses admirateurs à une théologie musulmane m’agace. Brague dit clairement que la théologie est chrétienne (avec des racines juives). Que la théologie mulsumanne est du pipeau (enfin presque! Il ya quelques questions théologiques que pose l’Islam). Saint Augustin, Saint Anselme et Saint Thomas sont des théologiens. Pour eux se posent la question des vérités révélées et des vérités naturelles. Comme théologiens, ils ont à prendre position sur la philosophie. Saint Thomas trouve dans Aristote toute la vérité humainement accessible hors de la Révlation: il parle ainsi d’Aristote comme LE philosophe. Mais pour lui les vérités humaines sont subordonnées à la Révélation. Autrement dit, la philosophie ne se suffit pas parce que la vérité la plus haute lui échappe. Averroès considère que la vérité se trouve et est RÉSERVÉE aux philosophes. Il aspire à être débarrassé des “théologiens” musulmans…Ses ennemis, dit Brague.
Pour Averroès la vérité est à chercher dans un Aristote. Il devait être très fier de son surnom de Commentateur. Pour Saint Thomas, Aristote doit être éclairé par les vérités de la Foi.

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devriendt
Commentaire Nº59 - 29/11/2008 - 8:14

Bref, Averroès est et n’est qu’un philosophe . Il est incapable de comprendre ce que nous apprend la Révélation. L’Islam ne prédisposait pas à ce dépassement… ;) Il n’est venu que de l’Occident Chrétien.
Toutes ces affirmations sont rigoureusement exactes, désolé!

Qui veut comprendre la philosophie moderne doit tenir dans la plus haute estime les Théologiens médiévaux et déjà Saint Augustin.

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oliv
Commentaire Nº60 - 29/11/2008 - 16:13

:)
l’échange est intéressant, si j’ai tord, je ne demande qu’a changer d’avis. Je suis navré si je suis parfois un peu brusque. Je vous suis sur une bonne partie de la ligne.

Nous allons nous enfoncer un peu plus dans ce sujet mais mes bagages risquent d’être bien maigre pour soutenir la discutions. Je comprend bien la distinction fait entre les deux. Vos propos éclairent et complète bien la vidéo. En cela je vous remercies, j’y vois plus clair. Si je place la raison en haute estime personelement, je ne met pas tous les oeuf dans le même panier.

J’ai l’impression que le malentendu passais en partie sur cette explication, en partie sur un décentrage du sujet. Je comprend ce que vous me dite mais comme je dois être bête, j’ai du mal a trouver en quoi les rattacher a mes propos.

Je m’explique :
Je n’avais qu’un seul but en postant cette vidéo : ajouter une pierre à la déconstruction du mythe Averroes. Sur ce point il ne me semble pas que vous me contestiez.

Je pense que notre discutions achoppe plus sur l’histoire de “qui juge qui”. Sur ce sujet, vos propos éclairent notablement le sujet, mais surtout et essentiellement la finalité et l’ensemble des discours respectif de St Thomas et d’Averroes. Je comprend donc le contressens dont vous parliez, mais dont je n’ai pas l’impression de l’avoir completement fait.

En effet, je me suis abstenu dans ma reflexion, de porter ou d’anticiper le resultat de la démarche des deux philosphes. Je ne les ai pas lu (Averroes du moins, pour St Thomas : une petite goutte). Il n’y a donc aucun interet a se faire une idée sur quelques seconde de vidéo.

Hors, faute de connaissance approfondis sur le sujet, je m’interesse bien plus a la démarche intiée par chacun des deux : le principe de départ : la direction du premier pas. Celle dont Brague parle.

J’ai compris que :

Pour convaincre, St Thomas prend la raison, l’utilise et planche sur la théologie, et montre ses limites face a la théologie. Comme vous le souligniez, cette approche est rendue necessaire pour dialoguer et convaincre ceux nourris de culture grecquo-romaine.

Pour Averroes : Il prend la théologie pour plancher sur la philosophie et démontre les limites de la “théologiens”. Il se place au dessus, et aimerais bien en profiter (je sais, j’ai l’air de casser du sucre sur son dos).

Et la j’ai un probleme :
vous dite :

1/ Saint Thomas convoquant la philosophie devant le tribunal de la théologie
2/ [Averroes convoque] la “théologie” musulmanne devant le tribunal de la philosophie

Hors
Brague dis :
1/ [St Thomas ] convoque la théologie devant le tribunal de la philosophie
2/ Avec Averroes : la philosophie est appelé devant le tribunal de la loi musulmane

Comprenez vous le décalage ?

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devriendt
Commentaire Nº61 - 30/11/2008 - 0:17

Or Brague dit :
1/ [St Thomas ] convoque la théologie devant le tribunal de la philosophie
2/ Avec Averroes : la philosophie est appelé devant le tribunal de la loi musulmane

Comprenez vous le décalage ?

Tout à fait, Oliv, le décalage est manifeste. Vous partez des exacts propos de Brague. Mais celui ne présente qu’en partie le raisonnenment inversé de ces deux grands philosophes (à titre distincts, ils méritent cette reconnaissance).
Pour Averroès, il y a en dessous le vulgaire, au dessus le philosophe entre eux, le “théologien mulsuman”. Saisi par une Fatwa, il se trouve comme philosphe jugé par la loi islamique. Or, pour lui, c’est bien plutôt la philosophie ou la raison qui doit juger de la théologie. Brague souligne que l’affaire (du philosophe) se termine plutôt bien pour lui.

Voulant souligner l’irréductibilité de la pensée théologique chrétienne et en particulier Thomiste, Brague dit que la théologie est convoquée par Saint Thomas devant la philosophie mais c’est pour conclure que la philosophie ne suffit pas. C’est bien elle qui est jugée malgré l’apparence.

Ce que j’ai appelé votre “contresens” tient donc à une simple question de formulation. Il était surtout gênant par ses conclusions. Mais vous avez précisé excellemment votre pensée: c’est le mythe (mythification) Averroès qui en prend pour son grade. Le philosophe Averroès n’en peut mais.

Puis-je vous engager à lire de Léo Strauss son petit ouvrage (je crois encore trouvable): la Persécution ou l’art d’écrire?

Ce fut un plaisir et je vous remercie de m’avoir fait connaître cette remarquable intervention de Brague.

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oliv
Commentaire Nº62 - 30/11/2008 - 23:16

Je suis surpris d’apprendre que vous ignoriez cette vidéo.

Quoi qu’il en soit je vous suis très reconnaissant pour cette référence littéraire (je la met sur ma liste avec beaucoup de curiosité) ainsi que votre temps passé ici à m’instruire.

Je pense que les méthodes utilisé par l’un est l’autre des philosophes sont aussi instructive que les conclusions auxquelles ils arrivent. Si j’ai le temps, j’irais creuser un peu.

Enfin, sachez que le plaisir est pour moi. Je me permet de vous soumettre une autre petite vidéo, un peu plus légère celle ci.

http://www.youtube.com/watch?v=EEhF-7suDsM

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Marc83
Commentaire Nº63 - 23/12/2008 - 23:28

Et Jésus, les apôtres etc.. Galiléens. Justin de Naplouse (donc Palestine), Ignace d’Antioche. Eusèbe de Césarée (donc Palestine) etc…

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Muzzicien
Commentaire Nº64 - 24/10/2009 - 20:59

La loi mahométhane faite pour les pourceaux?
Quel ironie du sort!!!!!

Et “Avéroes” ce n’est pas très musulman comme nom.

Franchement si j’étais arabe je me pencherais vers les civilisations pré-islamiques qui étaient mille fois plus brillantes que l’Islam.

J’espère que je ne vais pas avoir Al-Quaida sur le dos. S’il vous plait les RG, ne donnez pas mon IP aux intégristes….

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doctor H
Commentaire Nº65 - 7/1/2010 - 0:33

L’ignorance respladit dans cette article. Je vous souhaite une année riche en cultures diverses et rencontres, pour étailler un peu plus vos articles. Merci de lire les écrits de ce philosophe avant d’écrire de tel article.

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Métissage : mot sidérant présenté comme l’avenir de l’humanité et destiné en réalité à valoriser l’immigration de peuplement en Europe ; par extension qualité valorisée par l’élite dirigeante (ex. : “musiques métisses”) — Dictionnaire de novlangue, Polémia, 2008

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