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Pour Facebook et les juges de Brême (All.), appeler les réfugiés des « pépites », c’est un « discours de haine »

Juin
2019

L’expression « pépites », employée de façon satirique pour désigner les réfugiés, peut constituer un discours de haine. C’est le motif qui a amené le tribunal de grande instance de Brême à rejeter la plainte d’un homme contre le réseau social Facebook.

Cet habitant de Brême avait, en août 2018, commenté ainsi des articles sur le meurtre d’un médecin à Offenbourg : « Tiens, tiens, un « homme »… meurtre au couteau… Des pépites…? » Il manifestait ainsi son mécontentement sur le fait que, conformément aux recommandations du Conseil de la presse, il n’avait pas été fait mention de l’origine du suspect dans les premiers articles.
On apprit plus tard que, dans cette affaire, un mandat d’amener avait été délivré contre un Somalien de 26 ans.

La notion de « pépites » trouve son origine dans une phrase de Martin Schulz, homme politique social-démocrate, qui déclarait en 2016 : « Ce que les réfugiés nous apportent est plus précieux que l’or. C’est la foi inébranlable dans le rêve européen. »

Facebook avait estimé que le message était un discours de haine et avait fermé le compte de cet habitant de Brême pour 30 jours. Il avait porté l’affaire devant la justice – et avait perdu. Le tribunal de grande instance de Brême a vu dans le message de cet homme une « attaque contre un groupe de personnes ». Il fait un rapprochement entre un « meurtre au couteau » et l’ensemble de tous les réfugiés. « Le tribunal sait que les sympathisants des milieux de droite nomment les réfugiés des « pépites » », est-il spécifié dans le jugement.

(Traduction Fdesouche)

Hannoversche Allgemeine

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