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Qui est Ebba Åkerlund, mentionnée dans le manifeste du tueur de Christchurch ?

15/03

L’attentat perpétré contre les deux mosquées de Christchurch par un tireur de 28 ans a fait 49 morts. Dans un manifeste de 73 pages qu’il a posté sur les réseaux sociaux, Brenton Tarrant décrit son passé et donne les motifs qui l’ont poussé à un tel massacre, motifs parmi lesquels apparaît le nom de la jeune victime de l’attentat au camion de Stockholm en 2017.

Brenton Tarrant écrit ainsi que l’attentat de Christchurch consiste pour lui à « venger Ebba Åkerlund ».

« Il y a eu une période, deux ans avant l’attaque, qui a complètement changé ma façon de voir. […] Le premier événement à amener ce changement fut l’attaque terroriste contre Stockholm, le 7 avril 2017. C’était une nouvelle attaque dans la série semble-t-il sans fin des attaques qui ont ponctué ma vie d’adulte. Pourtant, cette attaque avait quelque chose de différent. Le cynisme blasé avec lequel j’avais accueilli les attaques précédentes n’était plus d’actualité. Ce quelque chose qui avait fait partie de ma vie aussi longtemps que je me souvienne, ce cynisme face aux attaques contre l’Occident par les envahisseurs islamiques, n’existait plus. Mon visage n’arrivait plus à afficher ce rictus, je ne pouvais plus tourner le dos à cette violence. Cette fois, quelque chose était différent. Cette différence, c’était Ebba Akerlund. Ebba si jeune, si innocente, et morte. Ebba rentrait de l’école à pieds, elle allait rejoindre sa mère, quand elle a été assassinée par un assaillant musulman , qui a roulé dans un véhicule volé dans la rue commerçante où elle marchait. Ebba était partiellement sourde, elle n’a pas entendu l’assaillant arriver. Ebba tuée des mains des envahisseurs, l’infamie de sa mort brutale, et mon incapacité à l’empêcher, ont détruit mon cynisme blasé comme un coup de massue. Je ne pouvais plus ignorer ces attaques. C’était des attaques contre mon peuple, contre ma culture, contre ma foi et contre mon âme. Il ne fallait plus les ignorer. »

Ebba était une petite fille de onze ans. Le 7 avril 2017, elle fut la première des cinq personnes à périr sous les roues du camion lancé dans la foule d’une rue commerçante par le demandeur d’asile ouzbèque Rakhmat Akilov, fanatique de l’État islamique. […]

Ebba rentrait de l’école quand elle a disparu dans le mouvement de panique survenu lorsque Akilov a foncé dans cette rue très fréquentée de la capitale suédoise. Sa famille déclara que la fillette connaissait bien le chemin et avait l’habitude d’emprunter le bus pour se rendre de l’école au centre de Stockholm avant de prendre ensuite le métro et de rentrer chez elle à pied. Les proches de Ebba avaient par la suite lancé une campagne médiatique désespérée sur Internet dans l’espoir que quelqu’un trouve leur fille, partageant sa photo sur diverses plateformes. Mais la police dut leur annoncer un jour plus tard que leur enfant était l’une des cinq personnes décédées lors de l’attaque. […]

Akilov aurait été recherché par la police des frontières au moment où il commit l’attentat, mené selon lui « pour se venger du bombardement en Syrie ». Il déclara également qu’il était un partisan de l’Etat islamique et qu’il avait soutenu le groupe extrémiste Hizb-ut-Tahrir. Le terroriste a été condamné à l’emprisonnement « à perpétuité » et informé qu’après avoir purgé sa peine — en Suède, la peine d’emprisonnement à vie est de 16 ans —,  il serait expulsé du pays et verrait tout retour en Suède interdit.

Tarrant, qui serait l’un des hommes armés ayant tiré sur les mosquées de Christchurch, a également expliqué dans son manifeste pourquoi il avait choisi la Nouvelle-Zélande pour l’attaque :

« Une attaque en Nouvelle-Zélande attirera l’attention sur la vérité de l’assaut contre notre civilisation, aucun endroit dans le monde n’est en sécurité, les envahisseurs sont dans tous nos pays, même dans les régions les plus reculées du monde. Il n’y a nulle part où aller sans danger ni immigration massive. »

Source : Meaww

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