Fdesouche


Malgré l’opposition de nombreux experts et la polémique, Emmanuel Macron prête la fragile Tapisserie de Bayeux aux Anglais (MàJ : un rapport confirme une altération. « Pas de dégradation majeure » mais au moins « deux ruptures légères »)

05/09/2026

Malgré deux fils rompus lors de son transfert à Londres, la tapisserie de Bayeux est restée dans un état jugé presque inchangé après un examen minutieux mené par des experts français et britanniques.

Réalisé par la suite par des experts français et britanniques, un constat d’état plus complet a confirmé « l’absence de dégradation majeure » tout en relevant de « petites ruptures légères sur deux zones », selon les premières conclusions révélées par le journal La Croix.

Mi-juillet, la tapisserie a traversé la Manche au cours d’un trajet à hauts risques pour le chef-d’œuvre de près de 70 m de long. Elle a été acheminée au British Museum de Londres où elle doit être exposée au public à partir du 10 septembre dans le cadre d’un prêt historique décidé par le président français Emmanuel Macron. (…)

Contacté, le British Museum a souligné qu’il ressort du rapport d’experts que « l’état de la tapisserie est demeuré quasiment inchangé » entre son arrivée à Londres en juillet et des photographies prises en septembre 2025, avant son retrait du musée de Bayeux. Mais le musée précise que ce rapport « n’est pas définitif et doit encore être validé » par les équipes de conservation française et britannique.

« On a signalé une rupture de deux fils sur 70 m de long d’une tapisserie (…) Donc je peux vous dire qu’aujourd’hui, si on dit qu’elle est dans le même état en arrivant à Londres qu’elle était avant de partir de Bayeux, je crois qu’on ne se trompe pas beaucoup », a ajouté Catherine Pégard, ministre de la Culture.

Le transfert historique depuis Bayeux, en Normandie (ouest), avait donné des sueurs froides à des experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient une dégradation irréversible de cette œuvre fragilisée par les années.

Le Parisien


02/09/2025


27/08/2025

Emmanuel Macron, au nom de la raison d’Etat, a passé outre à deux études récentes déconseillant le déplacement de la broderie.

Deux rapports publiés en 2021 et en 2022, dont « Le Monde » a pris connaissance, alertent quant aux risques générés par le transport de l’œuvre millénaire qui doit être exposée à Londres, en septembre 2026. (…)

Le Monde


03/02/2018

Emmanuel Macron avait annoncé son intention de prêter la tapisserie de Bayeux, œuvre millénaire de près de 70 mètres de long, aux Anglais. Mais la mairie et le musée normands estiment l’opération très risquée : à chaque manipulation, on prend le risque de dégrader irrémédiablement la pièce historique.

L’immense broderie exécutée sur des pièces de lin n’a quitté la ville normande qu’à deux reprises: sous Napoléon qui l’avait rapatriée à Paris par crainte d’une invasion anglaise et durant la Seconde Guerre mondiale quand les Allemands l’ont transféré au Louvre.

Lors du sommet franco-britannique de Sandhurst en janvier, Emmanuel Macron avait annoncé son intention de prêter la tapisserie de Bayeux aux Anglais dans les années 2020. Un geste diplomatique fort, au moment où Londres s’englue dans le Brexit, immédiatement salué au Royaume-Uni par la classe politique et la presse. Et pour cause: l’œuvre réalisée au XIe siècle raconte la conquête de l’Angleterre en 1066 par les Normands du duc Guillaume. Le chef-d’œuvre de 68,38 mètres de long est aussi connu sous le nom de tapisserie de la reine Mathilde, l’épouse de Guillaume le Conquérant, bien qu’il est fort improbable qu’elle soit de la main de la duchesse.

Mais au-delà de l’effet d’annonce, le prêt de la tapisserie pose un sérieux problème de conservation. «La tapisserie est une vieille dame, qui a des usures naturelles, des déchirures parfois invisibles à l’œil nu», souligne Antoine Verney, directeur des musées de Bayeux au Monde . «Toute manipulation nécessite d’énormes précautions. Avant même d’imaginer un déplacement de l’œuvre, il faut une stabilisation de la dégradation», préconise encore le conservateur. Depuis plusieurs mois, des experts internationaux travaillent à l’étude de la tapisserie, de ses conditions de conservation et d’éventuelles préconisations pour «stabiliser» la toile et ses fragiles broderies. Une mission lancée avant que l’idée d’un prêt – et donc d’un déplacement – soit envisagée. […]

Le Figaro

En direct sur X :

Fdesouche sur les réseaux sociaux

En direct sur X :