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“Emmanuel Macron est notre ami, un ami de l’Algérie.” C’est le ministre des Affaires étrangères algérien qui le dit, dans la suite logique des précédentes positions officielles. Car après avoir reçu le seul des candidats à la présidentielle française, l’Algérie a accueilli favorablement la qualification d’Emmanuel Macron au second tour. On pourrait se demander pourquoi un ministre algérien intervient dans une élection présidentielle française avant même le résultat final, et imaginer que si le ministre des Affaires étrangères déclarait : «Benflis est notre ami, ami de la France» pendant la prochaine élection présidentielle en Algérie, le tollé que cela provoquerait dans le bruyant clan des Patriotes.

Mais les événements n’ont pas la même perception vus d’un côté ou de l’autre, vus de l’arrière ou de l’avant. Par contre, on pourrait rappeler à notre ministre qui a derrière lui une longue carrière, que l’amitié n’existe pas en politique et que Macron n’a pas d’ami, surgi du néant, mis en orbite par un conglomérat d’intérêts financiers, convaincu que l’amitié a autant de valeur qu’une touffe de poils de caniche.

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Mais l’Algérien étant un paranoïaque militant, on pourrait aller plus loin et faire ce rapprochement : Macron a longtemps travaillé pour la banque Rothschild, celle-là même où ont atterri des millions de dollars de l’affaire Sonatrach, déposés par Bedjaoui, neveu de l’ex-ministre des Affaires étrangères, et Hemch, chef de cabinet du PDG de Sonatrach et neveu de Chakib Khelil himself. Une histoire de famille donc encore, et Lamamra, natif d’une région très éloignée de Tlemcen, a dû méditer cet adage : on ne choisit pas sa famille, mais on peut choisir ses amis.

El Watan

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