
L’occasion aussi pour des femmes d’autres cultures de participer. « Quand il y a des hommes, on doit laisser le foulard, on ne peut pas s’habiller avec des choses trop près du corps ou avoir les épaules dénudées, c’est gênant pour faire le sport », confirme Lyakoute. « Ce n’est pas dans notre culture », explique Djamila, qui porte le voile depuis vingt ans.
Certaines admettent que leurs maris « ne préfèrent pas qu’elles fassent du sport avec des hommes ». « C’est un créneau demandé pour les femmes maghrébines, confirme le trésorier de l’association, Mustapha Baali. Mais toutes les femmes peuvent venir. » Le vendredi et les autres jours de la semaine. « Ça leur permet de sortir un peu de chez elles, sinon à part les mariages ou aller chercher les enfants, elles ne font rien », décrit Mustapha.
Des arguments qui peuvent interpeller. Susciter la polémique et pointer un communautarisme qui n’aurait pas lieu d’être. « Ce n’est pas le cas », assure Mustapha Baali. « C’est quelque chose que nous surveillerons. Cette séance n’est pas dédiée qu’aux femmes issues de l’immigration, balaie Annick Matthighello. Il y a des femmes parfois timides, complexées. » […]
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Merci à Seb Du Grand Nord





