Dès le XIe siècle des sapins sont installés pour Noël sous les porches et dans les églises.
L’image de l’arbre comme symbole de renouveau de la vie est un thème traditionnel païen qui se retrouve dans le monde antique et médiéval avant que ce symbole ne soit assimilé par le christianisme. Le sapin et l’épicéa, conifères à feuilles persistantes, rappellent depuis longtemps ce symbolisme de la vie au cœur de l’hiver et de la renaissance lors du solstice d’hiver, comme en attestent les gravures rupestres dans les régions scandinaves.

Dès le XVe siècle, cet arbre du paradis est dressé par les les protestants en Allemagne. Réticents à représenter la nativité par une crèche comme les catholiques, ils préfèrent l’arbre de Noël et sa symbolique d’arbre de vie du paradis. Le sapin de Noël se répand ensuite dans les pays protestants en Allemagne et en Scandinavie.
La symbolique chrétienne de l’arbre de Noël illuminé est multiple. Rappelant l’arbre du paradis et ne perdant jamais ses feuilles, il est le symbole de l’immortalité. Lors des mystères que l’on jouait au Moyen-âge, on représentait aussi l’histoire d’Adam et Eve. Devant la difficulté de trouver un pommier avec ses fruits en plein décembre, on choisit alors un sapin. Cet arbre du paradis symbolisait la croix du Christ dont l’Incarnation sauve l’humanité. La coutume du sapin de Noël résulte de la combinaison de deux symboles chrétiens du Moyen-Âge : la lumière de Noël et l’arbre du Paradis.
“L’arbre de Noël” décoré (ou arbre du Christ) est mentionné pour la première fois en France à Sélestat, le 21 décembre 1521 (voir cet article). Au XVIIème siècle, il commence à être illuminé avec des petites bougies dont les flammes évoquent la lumière que Jésus venant dans le monde apporte à tous les hommes, tandis que l’étoile au sommet de l’arbre rappelle l’étoile de Bethléem qui brille dans la nuit.





