C’est ce qu’on appelle une indélicatesse, voire une faute professionnelle pour cette jeune adjointe de sécurité (ADS) qui travaillait au commissariat de police. Entre le 30 décembre 2011 et le 3 janvier 2012, Zahia N, 29 ans, embauchée depuis octobre 2010, a consulté les fichiers de renseignements des services de police en utilisant les codes des fonctionnaires. « C’était simplement pour des raisons personnelles, a-t-elle expliqué lors de son audition. Zahia ne s’est pas présentée à l’audience de jeudi. Je n’ai jamais échangé ces renseignements contre quoi que ce soit ! » Le procureur, Claude Dérens, regrette son absence. « Une ADS doit faire preuve du plus extrême professionnalisme. Il aurait été intéressant de lui rappeler les articles du code pénal. Ce qu’elle a fait, c’est de la trahison. » Il demande 3 mois de prison avec sursis. Me Emmanuelle Weill, qui la représente, rappelle que pour une première infraction pénale, c’est lourd. « Elle a eu un parcours professionnel exemplaire depuis 2010. Elle n’avait pas l’autorisation de consulter les fichiers, elle l’a reconnu. C’était par facilité, par curiosité. D’autres l’ont fait. » Zahia a été licenciée mais il semble que l’affaire n’en est qu’à ses débuts. Elle a été condamnée à 2 mois avec sursis. Le tribunal a rejeté la demande de non-inscription au casier judiciaire.
La Dépêche





