La ministre fédérale allemande de la Justice, Stefanie Hubig (SPD), souhaite que l’État fédéral et les Länder examinent l’éventualité d’une procédure visant à interdire le parti Alternative für Deutschland (AfD). Selon la chaîne publique Tagesschau le 7 novembre, elle envisage que des courriels internes de l’AfD récemment divulgués puissent être étudiés s’ils contiennent des preuves juridiquement pertinentes.
Quelque 420 000 courriels et 50 000 documents divulgués
Des pirates informatiques non identifiés ont publié, deux semaines plus tôt, une archive d’environ 281 gigaoctets de données, comprenant près de 420 000 courriels et presque 50 000 documents. L’AfD a confirmé l’authenticité d’une partie de ces éléments, selon Tagesschau.
Stefanie Hubig plaide pour un groupe de travail réunissant des représentants du gouvernement fédéral et des régions afin de déterminer si les conditions constitutionnelles d’une éventuelle interdiction sont remplies. Elle présente la question comme une vérification juridique, non comme une décision déjà prise.
Des désaccords au sein de la coalition
Le projet ne fait pas consensus au sein de la coalition gouvernementale CDU/CSU-SPD. La ministre reconnaît qu’une décision gouvernementale d’engager une telle procédure nécessiterait un accord politique qui n’existe pas actuellement. L’AfD n’est pas interdit et aucune décision de dissolution n’a été prononcée.
Source : ARD Tagesschau, 7 novembre 2026, 10 h 28.






















