Condamné en 2024 par la cour d’assises des mineurs de Seine-et-Marne à une peine de prison en partie ferme, Yanis avait eu la chance de bénéficier d’une place en centre de semi-liberté, au sein de la prison de Meaux-Chauconin.
En fait, Yanis voulait justifier ses retards lorsqu’il retournait au centre de semi-liberté. Il avait ainsi fourni à la JAP une fausse attestation de présence à une audience, signée d’un avocat du barreau de Melun. Le document étant émaillé de coquilles et de fautes d’orthographe, la juge avait eu un doute. L’enquête a montré que l’avocat melunais – qui s’est porté partie civile et a demandé des dommages et intérêts – ne connaissait pas Yanis.
Yanis avait également fourni à la juge d’application des peines un certificat médical falsifié, relatif à un passage aux urgences d’une clinique privée de Seine-Saint-Denis. L’établissement ne s’est pas porté partie civile et n’a même pas répondu aux sollicitations des enquêteurs. Yanis n’était donc pas vraiment obligé d’avouer que ce jour-là… il était au mariage de sa sœur. Un aveu à porter à son crédit que n’a pas manqué de souligner son avocate Me Alix Villanove. (…)
« Le tribunal était dans une position difficile. Nous avons bien réfléchi et nous avons eu envie de vous faire confiance une dernière fois », a indiqué le président Guillaume Lespiaucq en rendant son délibéré. Yanis a été condamné à huit mois de prison ferme, qu’il effectuera sous bracelet électronique. Le magistrat l’a averti : « C’est peut-être un cadeau empoisonné. Si vous prenez des largesses avec les horaires, ça sonnera et vous serez en évasion ».



















