Une formule particulièrement frappante au regard de l’ampleur des destructions. Devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Limoges, Me Guillaume Laverdure, avocat du principal suspect dans l’enquête sur l’incendie criminel de l’hôtel de ville, a ironisé sur la portée des faits :
« Dans ce dossier, la victime, ce sont des murs. »

La toiture et le beffroi de l’hôtel de ville de Limoges, bâtiment inauguré en 1883, se sont pourtant effondrés après l’incendie déclenché lors de l’intrusion de manifestants radicaux le 17 octobre.
Le suspect, âgé de 34 ans, a été mis en examen notamment pour destruction et tentative d’homicide sur policier. Il bénéficie de la présomption d’innocence.
Ses avocats demandent l’annulation de sa mise en examen et sa remise en liberté, estimant que le dossier ne comporte pas suffisamment d’« indices graves et concordants ». Me Laverdure affirme également que la procédure aurait été « absorbée par la sphère politique » et juge les éléments retenus contre son client « très légers ».
À son arrivée à l’audience, le mis en examen a été longuement applaudi par une quarantaine de sympathisants. La procureure a requis son maintien en détention, estimant notamment qu’« un renouvellement des faits est à craindre ». La décision doit être rendue jeudi.



