Après ses lourdes défaites électorales de 2026 et le remplacement de Keir Starmer par Andy Burnham, le Labour britannique reste confronté à une question qu’il avait largement évitée : quel niveau d’immigration considère-t-il comme « soutenable », et pourquoi ?
Dans une analyse publiée par Political Quarterly, Sunder Katwala rappelle que l’immigration avait été l’un des principaux sujets de tension du gouvernement Starmer. Le solde migratoire net est pourtant passé d’environ 800 000 dans les douze mois précédant l’arrivée du Labour au pouvoir à 171 000 en 2025, et pourrait tomber sous 100 000 en 2026.
Malgré cette baisse, le sujet reste politiquement explosif. L’auteur estime que le Labour devra articuler une doctrine mêlant contrôle des flux, contribution des immigrés et protection des réfugiés, tout en fixant des limites à l’ampleur et au rythme des changements démographiques.



