L’auteur de l’attentat raciste de Trappes a blessé un homme dans une station-service le 20 octobre. L’intervention des policiers municipaux a été critiquée. La maire Agnès Pottier-Dumas (LR) rétablit le déroulé des faits pour les soutenir.
Quand il a raconté, aux caméras de TF 1, son altercation dans une station-service de Levallois avec Kévin T., il a insisté sur la violence et l’impulsivité de l’homme mis en examen pour l’attentat raciste de Trappes. Mais pas seulement. L’automobiliste qui raconte avoir été aspergé de lacrymo puis roué de coups par Kevin T., a aussi mis en cause le comportement des policiers municipaux qui sont intervenus ce jour-là. Des agents taxés aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, de « racistes » et « d’incompétents ».
Ces attaques contre ses policiers municipaux ont fait bondir Agnès Pottier-Dumas. Résultat : la maire (LR) de Levallois a décidé de ne pas les laisser passer. Oui, l’altercation a bien eu lieu, le 20 octobre, dans une station-service de Levallois, à deux pas du parc de la Planchette, peu après 11 heures du matin. Et oui, les policiers municipaux, alertés de l’agression, sont intervenus et ont bien passé les menottes à celui qui apparaîtra plus tard comme la victime.
Mais l’élue entend rappeler le contexte : “Lorsque les policiers municipaux sont arrivés, deux hommes se tenaient à distance l’un de l’autre et aucun coup n’était porté. Celui qui sera reconnu quelques minutes plus tard comme la victime était alors très agité et virulent. Les images des caméras piéton dont sont munis nos policiers municipaux en attestent. Les effectifs présents sur place ont alors pris la décision de lui poser des menottes.“
Mais selon Agnès Pottier-Dumas, Kévin T. a subi le même sort. Autrement dit, il n’a pas été relâché. (…)
L’automobiliste agressé ne s’est jamais présenté à l’unité médico-judiciaire où il était convoqué pour faire constater ses blessures et évaluer la durée de son ITT. Il n’a pas répondu aux appels des policiers, y compris le 28 octobre, cinq jours après les événements tragiques de Trappes et de la Verrière.



