L’auteur du signalement, resté anonyme, affirmait l’avoir rencontré dans une mosquée de Seine-Saint-Denis et assurait qu’il détenait des armes. Placé en garde à vue, l’intéressé conteste fermement les accusations et a été remis en liberté.
Quel mobile derrière ce signalement, et surtout, quelle main l’a rédigé ? Ce samedi 31 octobre 2026, un signalement très inquiétant est adressé à Pharos – la plateforme de signalement des contenus illicites en ligne. «Anonyme et dissimulé derrière un VPN», son auteur affirme avoir rencontré «à la mosquée de Bobigny » un certain Amine H., domicilié à Franconville. Dans son message, l’internaute assure que le jeune homme lui aurait fait part de son projet d’attentat, ou plus précisément de son intention «de se faire exploser» le jour même, dans le cadre de l’acte III des manifestations contre la vie chère.
Autre élément censé donner du crédit à sa dénonciation : selon son accusateur, Amine H. détiendrait à son domicile des armes que lui aurait fournies un homme, de nationalité russe. Mais qui sont les deux hommes visés ? Et représentent-ils une réelle inquiétude ? Les enquêteurs identifient rapidement Amine H., 19 ans, connu des services de police pour un fait de dégradations de biens. Le jeune homme vivrait chez ses parents, où il aurait déjà été victime à plusieurs reprises de «swatting », ces fausses alertes destinées à provoquer l’intervention des forces de l’ordre chez un tiers. La dernière remonte à septembre dernier
L’incompréhension semble totale pour Amine H.. Entendu par les enquêteurs «en présence de son avocat», il conteste les faits et répète ne s’être jamais rendu à Bobigny. Interrogé sur sa pratique religieuse, il se dit de «confession musulmane», mais sans être un «pratiquant assidu.» Il ne fréquente que rarement la mosquée, celle de Sannois, et en aucun cas celle de Bobigny comme l’affirme le signalement.



