S’il juge la capitalisation trop inégalitaire et instable, le candidat insoumis ne se «[plaint] pas» des bénéfices que lui apporte ce système en tant qu’ancien parlementaire.
Lors d’une interview fleuve de 2h30 avec l’économiste François Lenglet, Jean-Luc Mélenchon a reconnu avoir bénéficié du régime de retraite par capitalisation, appliquée en partie pour les parlementaires, tout en affirmant qu’il n’était pas souhaitable pour le reste de la société.
«Ma vie matérielle a été simplifiée et maintenant que je suis à la retraite du point de vue professionnel, je vis très confortablement, je ne peux pas dire autre chose», a-t-il concédé, avant de relever lui-même un «paradoxe» : «Je suis un partisan de la retraite par répartition et je vis de pensions de retraite que les assemblées acquièrent par des fonds de pensions.» Pour autant, le tribun insoumis «ne recommande pas à la société» ce système, dont il ne se «[plaint] certainement pas pour ce qui [le] concerne».



