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Pompiers intervenant sur des véhicules incendiés à Bilbao le 26 octobre 2026 après la mobilisation contre Vito Quiles


Espagne : émeutes « antifascistes » à Bilbao malgré l’annulation du meeting de Vito Quiles : 17 interpellés, dont 10 mineurs

Voitures incendiées, barricades enflammées, commerces dégradés et attaques contre la police : Bilbao a connu une soirée de violences lundi 26 octobre 2026, en marge d’une mobilisation « antifasciste » contre la venue de Vito Quiles, figure de la droite radicale espagnole. Son intervention avait pourtant été annulée.

Pompiers intervenant sur des véhicules incendiés à Bilbao le 26 octobre 2026
Bilbao, 26 octobre 2026. Photo : Humberto Bilbao / Europa Press.

Qui est Vito Quiles ?

Né à Elche en 2000, Vito Quiles est un influenceur et activiste politique espagnol, connu pour ses vidéos dans lesquelles il interpelle des responsables politiques, notamment de gauche. Ancien reporter d’EDA TV, média fondé par Javier Negre, il a été responsable de la communication d’Alvise Pérez, dirigeant du mouvement Se Acabó La Fiesta (« La fête est finie »). Il figurait sur la liste de cette formation aux élections européennes de 2024.

Il s’est depuis éloigné d’Alvise Pérez et organise des prises de parole publiques, notamment aux abords d’universités, dans le cadre de sa tournée « Tour Combativos II », à quelques semaines des élections législatives espagnoles prévues le 29 novembre 2026.

Une mobilisation antifasciste qui dégénère

Lundi 26 octobre, Vito Quiles devait prendre la parole à 19 heures aux abords de l’université de Deusto, à Bilbao, dans le Pays basque espagnol. Des organisations étudiantes et des collectifs se réclamant de l’antifascisme avaient appelé à manifester contre sa présence.

Craignant des incidents, l’université, qui précisait ne pas organiser ni autoriser ce rassemblement dans son enceinte, avait suspendu ses activités à partir de 14 heures et fermé préventivement son campus à 15 heures.

L’influenceur a finalement renoncé à sa venue, affirmant avoir été averti par la police basque d’un risque « très élevé » d’incidents. Mais l’annulation n’a pas empêché les violences.

Après la dispersion du rassemblement, plusieurs centaines d’individus, pour beaucoup encapuchonnés, ont provoqué des affrontements dans le quartier de Deusto. Des barricades ont été dressées avec des conteneurs incendiés, et environ six véhicules ont été brûlés. Une moto de la police municipale a également été incendiée. Des pierres et des projectiles ont été lancés contre des policiers et le commissariat de l’Ertzaintza, la police autonome basque. Des commerces ont également subi des dégradations et des pillages.

Selon la municipalité, 38 conteneurs ont été incendiés, pour un coût de remplacement estimé à 53 200 euros. Les dommages recensés sur le mobilier urbain représentent déjà quelque 54 200 euros, hors dégâts aux véhicules et aux commerces.

17 interpellations, dont dix mineurs

Dans son bilan officiel actualisé du mardi 27 octobre, l’Ertzaintza fait état de 17 personnes interpellées, dont dix mineurs, ainsi que d’une personne supplémentaire visée par une enquête. Quatorze des personnes arrêtées sont de nationalité espagnole, selon les précisions communiquées par la police, qui décrit les trois autres par leur origine sans en préciser la nationalité.

Les sept majeurs, âgés de 18 à 25 ans, ont été remis en liberté dans l’attente d’une convocation judiciaire. Les mineurs doivent être présentés au parquet des mineurs. Les investigations se poursuivent pour identifier d’éventuels autres participants.

Sources : Ertzaintza (27 octobre 2026) ; EFE (26 octobre) ; Europa Press (26 octobre) ; Cadena SER (27 octobre) ; El País (profil de Vito Quiles).

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