“L’hypothèse selon laquelle il y aurait des passerelles entre militants antifascistes et jeunes des cités populaires moins politisés, dans certaines villes, n’est pas exclue”, reconnaît un membre des forces de l’ordre, en Occitanie, pour expliquer ces scènes insurrectionnelles.
Alors que les investigations se poursuivent dans tous les parquets de France pour tenter d’identifier les auteurs des multiples pillages, dégradations et incendies des symboles de l’État, en marge de la grande manifestation nationale, samedi 17 octobre, contre “la vie chère”, les services de police spécialisés n’excluent pas la possibilité de co-actions minutieusement organisées.
D’abord à l’échelle des groupuscules d’extrême gauche et des mouvements anarchistes. Ce mardi 20 octobre, un membre présumé proche de cette nébuleuse et fiché S, a été interpellé par les policiers du Raid, soupçonné d’avoir participé à l’incendie de la mairie de Limoges. On estime, entre 3 000 et 5 000 le nombre de militants de cette ultra-gauche revendiquée dont de nombreux membres se sont frottés aux forces de l’ordre samedi dernier. Des actions préparées dans les grandes métropoles ont sans doute servi à préparer le terrain pour une seconde lame, celle des jeunes des quartiers venus en masse, dans une logique d’appropriation, pour “finir le travail”. Des raids éclairs dans les commerces qui ont littéralement pris de court des forces de l’ordre, occupées à neutraliser les groupes de black blocs, et dont le déploiement sur le territoire national s’est avéré sous-dimensionné.
L’utilisation des réseaux sociaux et messageries instantanées a tourné à plein régime. Les enquêtes sur la téléphonie devraient en dire plus sur ces éventuels liens.
Merci à Cavalier



