Nidhel Gheziel, Toulousaine de 38 ans et mère de deux enfants de 9 et 10 ans nés en Syrie, a été condamnée le 20 octobre à huit ans de prison par la cour d’assises spéciale de Paris. Reconnue coupable de participation à une association de malfaiteurs terroriste, elle devra aussi effectuer cinq ans de suivi sociojudiciaire.
Diplômée de droit, elle avait rejoint la Syrie en août 2014 et y était restée jusqu’en 2019. Elle avait notamment vécu dans des foyers accueillant les femmes seules ou veuves, à Tabqa, Raqqa et près de Deir ez-Zor. Elle avait épousé religieusement le frère de Mohamed Megherbi, figure de la mouvance islamiste toulousaine, alors infirmier au sein de l’EI. Elle décrit un mariage forcé.
À l’audience, elle a assuré avoir été trompée et avoir voulu pratiquer librement sa religion. Ses avocats ont invoqué sa vulnérabilité, soulignant qu’elle n’avait pas combattu.
Expulsée de Turquie en 2022, elle avait été interpellée à son retour en France puis placée en détention provisoire. Ses enfants avaient été confiés aux services sociaux. L’avocat général réclamait neuf ans.
Photo d’illustration : un camp de réfugiés en Syrie. AFP / La Dépêche du Midi. Date de prise de vue non précisée par la source.
Source : La Dépêche du Midi



