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Quatorze compagnies de CRS sont restées au repos le 17 octobre, alors que la France connaissait de violentes manifestations et des pillages. Selon une enquête du Canard enchaîné publiée le 20 octobre, le ministère de l’Intérieur misait sur un essoufflement de la mobilisation avec le début des vacances scolaires. Il n’aurait anticipé ni l’ampleur de la participation ni le rapprochement entre militants d’ultragauche et jeunes des cités.

À Paris, un groupe d’émeutiers s’est approché à environ 300 mètres du palais de l’Élysée avant d’être stoppé rue du Faubourg-Saint-Honoré par des policiers de la BRAV-M envoyés en renfort. Dans le même temps, une compagnie et demie de CRS, avec un canon à eau à disposition, surveillait les abords du palais du côté des Champs-Élysées, précise l’hebdomadaire.

Les violences et les pillages se sont poursuivis dans la capitale et dans plusieurs autres villes. Laurent Nuñez a ensuite présenté sa démission, refusée par Emmanuel Macron, selon Le Canard enchaîné. Des couvre-feux ont par ailleurs été décidés dans plusieurs communes.

Le 17 octobre, le ministre de l’Intérieur affirmait pourtant que le dispositif policier n’avait pas été sous-dimensionné. Il mettait en cause l’arrivée de groupes de casseurs et de pilleurs mobiles, difficiles à contenir, rapportait Le Monde.

Source : Le Canard enchaîné, 20 octobre 2026.

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