Après la victoire du Parti québécois aux élections provinciales du 5 octobre, son chef, Paul St-Pierre Plamondon, entend mettre en œuvre une politique de réduction de l’immigration et de renforcement de l’usage du français dans la province canadienne.
Le programme officiel du Parti québécois prévoit de ramener le nombre de résidents non permanents, actuellement supérieur à 500 000, à 250 000 à 300 000 personnes au terme d’un mandat de quatre ans. Le parti propose aussi de réduire les admissions permanentes à 35 000 par an, contre environ 45 000 dans le cadre actuel.
Les objectifs détaillés comprennent une baisse du nombre de travailleurs étrangers temporaires relevant du programme fédéral à environ 40 000, contre plus de 80 000, et du nombre d’étudiants internationaux à quelque 50 000, contre plus de 120 000 actuellement, selon le cabinet spécialisé Fragomen.
Le parti souhaite par ailleurs renforcer les exigences de maîtrise du français et instaurer un moratoire sur l’immigration économique permanente directement depuis l’étranger, pour privilégier les candidats déjà installés au Québec. Il prévoit aussi d’accélérer les procédures de réunification familiale pour les conjoints et les enfants.
Ces orientations sont pour l’heure des propositions et ne sont pas entrées en vigueur. Le prochain plan annuel d’immigration attendu après la reprise des travaux de l’Assemblée nationale en novembre devrait préciser les mesures retenues.
Sources : Parti québécois (programme officiel) — Fragomen, 12 octobre 2026



