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Les mains dans le dos, Lofti T. peine à cacher son agacement à la barre de la sixième chambre du tribunal correctionnel de Marseille ce mardi. Jusqu’à peu, Lofti T. était un policier affecté dans un commissariat parisien. Âgé de 34 ans, cet homme originaire d’Algérie est arrivé dans l’enfance à Marseille. « J’ai grandi entre la Busserine  et Font Vert , qui sont deux quartiers très compliqués à Marseille », souffle-t-il.

Les deux cités des quartiers nord de Marseille sont connues pour être le théâtre de trafics de stupéfiants. « Entre le sport et la musique, j’ai connu beaucoup de monde, poursuit-il. Après, chacun a fait son chemin. » Devant les enquêteurs, ce membre des forces de l’ordre reconnaissait ne pas avoir « les meilleures fréquentations pour un policier » qu’il ne pouvait pas pour autant « ignorer ».

« C’est un fonctionnaire de police en roue libre au moment des faits avec une forme de sentiment de toute puissante, s’agace le procureur de la République. On fournit des informations à un individu dangereux et on trouve que c’est normal, qu’on fait preuve de discernement. »

Un temps gérant d’un restaurant fermé pour avoir employé des personnes non déclarées, le policier a perçu des sommes non négligeables virées sur le compte de cette entreprise. Il a également réalisé des recherches pour d’autres personnes. « Y a-t-il eu des contreparties ?, s’interroge à voix haute le procureur de la République de Marseille. D’où viennent ces virements ? La procédure s’est arrêtée là. C’est une frustration pour moi et un manque dans ce dossier. »

Le Figaro

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