«Les chiffres montrent une situation grave, lourde, préoccupante, et, j’ose le dire, d’urgence. Car si nous ne faisons rien, nous ne serons pas simplement au pied au mur mais nous serons dans le mur, à moins que nous n’y soyons déjà», a déclaré lors d’une conférence de presse Mme Trautmann, qui a battu en mars l’écologiste sortante Jeanne Barseghian. L’édile a dit avoir pour objectifs de «sortir du surendettement» et de «retrouver de l’épargne» et «des marges de manœuvre».
L’audit financier de la ville et de l’Eurométropole, réalisé par le cabinet Deloitte, montre une «explosion de l’endettement» avec une dette qui a plus que doublé, dépassant les 250 millions d’euros empruntés. Loïc Muller, du cabinet Deloitte, a décrit une situation «très dégradée» et estimé qu’il faut «chercher autour de 35 à 40 millions d’euros de fonctionnement dès 2027-2028 pour retrouver une situation redressée» pour la ville de Strasbourg, tandis que côté Eurométropole, il faudrait dégager «45 millions d’euros».
«Il y a des grands projets qui ont été demandés, voulus et même en partie engagés dont je ne peux pas dire aujourd’hui s’ils sont finançables et réalisables dans le mandat qui s’ouvre. Voilà la réalité», a déclaré Mme Trautmann. L’ancienne ministre socialiste s’est dite «indignée», affirmant n’avoir «jamais connu une telle situation pendant 40 ans de vie politique».
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