Au pied de la tour Eiffel, ce samedi, les danseurs et danseuses en tenues traditionnelles hindoues assurent le spectacle. Pour le plus grand plaisir d’une foule de touristes qui ne se fait pas prier pour immortaliser la scène. Ce jour-là, à Paris, la joyeuse parade met un terme aux treize jours de festivités lancés avant l’inauguration, dimanche, du temple hindou de Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne).
Mais au même moment, au 3e étage de la tour Eiffel, l’ambiance est beaucoup moins à la fête. À l’occasion de cette grande parade avec pas moins de quatorze chars, une délégation de l’organisation religieuse hindoue BAPS (Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha), à l’origine de cette grand-messe, a demandé à pouvoir effectuer une visite privée du monument.
Auprès de la SETE (la Société d’exploitation de la tour Eiffel), les visiteurs du jour auraient insisté, selon nos informations, sur le fait que le personnel féminin devait être « mis de côté ». « Pour ne pas employer le terme caché », grince un agent du site qui a assisté à la scène.
[…]« Lors de la venue d’une délégation d’une centaine de personnes, les consignes ont été données aux femmes salariées de la tour Eiffel et aux femmes salariées des entreprises prestataires de s’invisibiliser afin d’accueillir cette délégation, détaillent les salariés dans un communiqué transmis ce lundi au Parisien. Certaines ont été invitées à quitter leur poste et à se mettre à l’écart dans des locaux. À certains postes, elles ont été remplacées par des hommes. Toutes les femmes ont reçu la consigne de ne pas passer ou de ne pas traverser certaines zones pendant la présence de la délégation. »
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