Le jeune homme est né en 2006 en Irak, plus précisément dans le district de Sinjar, dans le nord-ouest du pays. Il fait partie de la communauté yézidie, un peuple kurdophone qui pratique sa propre religion monothéiste, victime d’un génocide de Daech dès 2014. C’est donc pour fuir l’État islamique qu’Azad (prénom modifié) et sa famille arrivent en France, puis à Dole, où ils obtiennent le statut de réfugiés peu après leur installation.
En 2022, il commence un CAP en vue de devenir mécanicien automobile, au sein d’Ecofor à Dole. « Pendant les premiers mois, nous n’avons eu aucun souci avec lui », explique-t-elle. Il parle parfaitement le français, sans accent. « C’était une belle intégration au départ ». (…)
Mais petit à petit, « sa pratique religieuse est devenue de plus en plus intense ». Prières derrière les pneus pendant les cours ou devant le portail de l’établissement, retards, puis absences répétées les vendredis pour se rendre à la mosquée… « Il venait avec son chapelet en classe, c’était très particulier. Il y a eu plusieurs rappels à l’ordre. Nous lui avons signalé que nous étions un établissement laïc. » Ses parents aussi sont reçus à plusieurs reprises. « Ils étaient désolés. Eux ne sont pas musulmans. Ils n’avaient plus aucune prise sur lui. » À l’issue de sa première année de CAP, Azad est exclu de la formation.
Ses parents aussi sont reçus à plusieurs reprises. « Ils étaient désolés. Eux ne sont pas musulmans. Ils n’avaient plus aucune prise sur lui. » À l’issue de sa première année de CAP, Azad est exclu de la formation.
Il fait l’objet d’une surveillance des renseignements depuis 2023, année où un premier signalement le concernant est émis. S’ensuivent, selon nos confrères du Figaro, plusieurs événements qui inquiètent sur son profil. Par exemple, une condamnation en 2023 pour violences aggravées sur un camarade de sa sœur, qui n’avait pas selon lui à lui parler.
Le 27 avril 2024, il se rend à Hambourg, en Allemagne, où il participe à une manifestation islamiste. Au cours de celle-ci, des pancartes « Le califat est la solution » sont brandies. Trois mois plus tard, le logement d’Azad fait l’objet d’une visite domiciliaire. Des ouvrages sur l’islam radical sont alors retrouvés dans sa chambre.
Il est inscrit au Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste et suivi par le groupe départemental d’évaluation de la radicalisation, placé sous l’autorité du préfet du Jura. Contactée, la préfecture du Jura ne souhaite pas communiquer sur le cas d’Azad. Seule information confirmée : une procédure d’expulsion est en cours le concernant. Selon Le Figaro, celle-ci serait motivée par le fait que sa présence en France représenterait une menace grave pour l’ordre public. Son statut de réfugié lui avait par ailleurs été retiré en mars 2025.
Après un séjour en centre de rétention administrative, Azad est de retour chez lui à Dole, dans l’attente d’un retour des autorités irakiennes. Il est actuellement assigné à résidence et dans l’obligation de se présenter deux fois par semaine au commissariat de police.
(Merci à Loia.)


