Lundi 31 août 2026, Mustapha Hadjeri, un homme de 46 ans, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour de multiples cambriolages cet été, entre fin juin et fin août 2026, au préjudice de l’hôpital de la cité portuaire, ainsi que de plusieurs Ehpad du quartier d’Heinlex.
Le premier signalement remonte au 12 juillet 2026. Ce jour-là, le directeur adjoint du centre hospitalier, Jean-Baptiste Perret, vient déposer plainte pour le vol de trois ordinateurs. Il reviendra au commissariat à plusieurs reprises pour d’autres cambriolages. Au total, une dizaine d’ordinateurs seront subtilisés, plusieurs télévisions arrachées des murs et les clés d’un véhicule Kangoo dérobées. Le suspect ira même jusqu’à s’introduire dans la chapelle de l’hôpital pour y voler le système son.
D’autres plaintes sont aussi déposées pour des cambriolages dans des Ehpad ou des habitations privées, toujours pour du vol de matériel hi-fi, sonore ou informatique.
« Ramenez-moi les preuves ». Les preuves ne manquent pas : il est reconnu sur les vidéosurveillances, le mode opératoire est toujours le même, et il a laissé ses empreintes.
« Je travaille pas, je suis à l’AH, je suis seul, je n’ai pas de projet. Je serai bien au repos à la maison d’arrêt. Je ne te donnerai pas un centime, j’ai rien fait… »
La procureure de Procureure de Saint-Nazaire : « La garde à vue a été très compliquée, il a mis le feu à un t-shirt, il a uriné dans un flacon et l’a jetée au visage des policiers, les a insultés… Cet homme est ingérable ! »
Ses quatre années de prison requises lui valent les applaudissements du mis en cause : « Ouais, merci… ». Il est ironique : « Mettez-moi beaucoup plus, six ou sept ans… ». Il quitte le box en hurlant.
Lorsqu’il revient pour entendre sa condamnation à trois ans ferme avec maintien en détention, il conclut : « Merci quand même. Excusez-moi de m’être emporté… merci beaucoup. »
Le prévenu a écopé d’une 27e condamnation sur son casier judiciaire.


