Les faits se sont déroulés dans la soirée du 26 juillet 2026 à Évreux. Dans un appartement près de la cathédrale, les cris d’une jeune femme alertent le colocataire. Celui-ci, conscient qu’il a peur du résident, n’ose intervenir mais prévient les forces de l’ordre. Aussitôt, les policiers arrivent sur place. Le mis en cause les rassure en disant que « tout va bien » mais les pleurs d’une jeune femme dans le fond de l’appartement leur indiquent un tout autre dénouement.
La victime, âgée de 17 ans et résidant dans un foyer, aurait rencontré son agresseur aux abords de la cathédrale. Elle aurait alors été poussée dans une voiture et menacée. Après un détour au kebab du coin pour calmer sa faim, le jeune homme conduit la mineure dans sa chambre. Après l’avoir giflée, il l’allonge sur son lit. Après examen, dix jours d’ITT sont prononcés.
[…]Cependant, il motive sa demande de remise en liberté, « les faits ne sont pas vrais, la victime était d’accord. » Bien qu’en situation irrégulière sur le territoire et sous OQTF (une procédure est en cours au tribunal administratif), le prévenu travaille en CDI en carrosserie en région parisienne. Par ailleurs, son casier judiciaire demeure vierge. « Pour l’instant, je n’ai pas d’hébergement en cas de sortie. Mais si vous me laissez 24 ou 48 heures, je vous fournirai une attestation. »
Une demande qui fait sourire l’avocat général. « Nous ne sommes qu’au début de l’instruction. Il va devoir être entendu et réentendu, voire confronté à la victime. » Selon lui, le risque de pression est trop grand pour le remettre en liberté, « la victime est fragile et suivie médicalement au niveau psychologique. » Sans compter, la situation irrégulière du jeune homme de 23 ans. Et de rappeler qu’« il est assez rare d’avoir des faits de cette nature commis en flagrant délit ! »
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