Plus de 50 attaques nocturnes coordonnées ont endommagé des biens publics et font trois blessés ce week-end dans trois provinces proches de la frontière avec la Malaisie.
Le conflit a fait plus de 7.000 morts dans la région depuis 2004, selon l’observatoire Deep South Watch. Ses causes profondes – identité culturelle, représentation politique, développement économique – continuent d’alimenter le soutien de la population locale.
«La récente série d’incidents est un signal de frustration de la part des insurgés. Probablement parce que le gouvernement thaïlandais ne s’assied pas à la table des négociations», avance Munira Mustaffa, experte malaisienne en contre-terrorisme. «C’est donc probablement une forme de pression pour pousser le gouvernement à revenir négocier», ajoute-t-elle.
Pour Thanat Suwannanon, responsable gouvernemental des négociations de paix, les assaillants chercheraient à tester la préparation des forces de sécurité et à prendre l’ascendant avant le prochain cycle de discussions. «Ils se concentrent sur des attaques symboliques, comme incendier des véhicules et des bâtiments administratifs locaux», relève-t-il.
Merci à moi


