Les faits avaient commencé une quinzaine de minutes plus tôt, vers 1 h 15, avenue de Lombez, dans le quartier Saint-Cyprien. Selon les premiers éléments communiqués par le parquet de Toulouse, le jeune homme, mineur étranger isolé et sans antécédent judiciaire, circulait sur un scooter de 50 cm³ lorsqu’il a refusé de se soumettre à un contrôle routier. Une fuite s’engage alors à travers plusieurs rues. Les investigations, notamment fondées sur l’exploitation de plusieurs images de vidéosurveillance, tendent à confirmer le déroulement consigné dans les procès-verbaux de police. Le conducteur aurait franchi plusieurs feux rouges, emprunté certaines avenues à contresens malgré la présence d’automobilistes, puis circulé sur des trottoirs et des zones piétonnières où se trouvaient des passants.
Les policiers préviennent les secours. Le SDIS et le SAMU prennent en charge le jeune conducteur, qui est conscient et se plaint de douleurs. Son pronostic vital n’est alors pas engagé. Il est transporté au CHU Purpan afin d’y subir des examens. “Il allait bien quand il s’est fait menotter. Il aurait même tenté de balancer des coups de pied aux agents”, croit savoir une source policière. Son état de santé s’aggrave toutefois au cours de la nuit. Son pronostic vital est alors engagé. L’adolescent décède finalement vendredi soir à l’hôpital.
La famille du jeune homme entend également obtenir des réponses sur le déroulement exact des événements. “La famille veut toute la vérité sur les circonstances exactes de la mort”, indique Me Joris Morer, son avocat. Les proches s’interrogent également sur le délai dans lequel ils ont appris le décès. Selon leur conseil, ils “ne comprennent pas pourquoi ils n’ont été prévenus que le lendemain de sa mort”. L’enquête doit désormais établir la chronologie complète de cette nuit.
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