Trafic de cigarettes, transferts de fonds et rachat de commerces : la justice a démantelé cet été le système financier de la famille S., accusée de blanchir l’argent de la contrebande dans le quartier Max Dormoy (Paris XVIIIe). Près de 250 000 euros ont été saisis lors de perquisitions ou sur des comptes en banque..
Les premières recherches permettent de comprendre que la famille S. est à l’origine du rachat récent et rapide de nombreux fonds de commerce dans ce quartier populaire. « Ces opérations ont vraisemblablement été financées pour partie par la revente de cigarettes de contrebande », précise une source proche de l’affaire. Les forces de l’ordre mettent en place des opérations de surveillance qui permettent de confirmer que les S. ont bel et bien un rôle central dans cette histoire. Ils sont en lien avec une organisation criminelle afghane, installée dans un quartier d’Anvers (Belgique), « Afghan 2060 », qui fournit du tabac dans l’Europe entière.
À Paris, les S. ont la mainmise sur le quartier de la Chapelle. Ils ont notamment racheté de nombreux commerces sur l’avenue Max Dormoy, en investissant plus de 400 000 euros. En parallèle, les membres de ce clan ont mis en œuvre un système d’hawala, destiné principalement à la communauté afghane parisienne. Il s’agit de transferts de fonds qui fonctionnent par compensation sur la base de la parole donnée. […]


