EXCLUSIF. En plein été, SOS Racisme a testé des plages privées et des discothèques du sud de la France. Une plage sur six et un club sur trois discriminent les clients racisés. Au moins huit plaintes vont être déposées.
Deux heures du matin, ce samedi soir, on se presse à l’entrée d’un petit club, niché dans le Vieux-Nice (Alpes-Maritimes). « Quinze euros la conso, ça vous va ? » lance le physionomiste souriant à Clémentine, venue avec Lorik et Nathan, tous les trois sur leur 31. Le prix — modique — pour s’ambiancer sur les sons généralistes d’une piste de danse, partagée par la jeunesse niçoise et les touristes.

L’endroit est loin d’être plein, mais quelques minutes plus tôt, Karidja, Kalifa et Grégory, eux aussi lookés comme un soir de fête, n’ont pas eu le même privilège. « Ce sera 200 euros et vous devez prendre une table, sinon ce ne sera pas possible… » Seule différence avec le groupe de Clémentine : la couleur de leur peau. Les trois copains sont Noirs.
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