Dans les Ehpad, les disparitions d’affaires personnelles sont récurrentes selon les proches des personnes âgées. Faute d’éléments permettant d’attester des vols, les plaintes de familles sont rares. En région parisienne, des proches sont désemparés.
Sa mère ne quittait jamais la chaîne en or que son mari lui avait offerte peu avant son décès. « C’était un petit cœur en or qui s’ouvrait, il y avait une photo de mon père et d’elle face à face, raconte Marie-Christine (le prénom a été modifié). Ma mère le touchait toujours en disant : Quand j’ai ça, ça me réconforte. » Mais quelque temps après l’entrée de sa maman dans cet Ehpad de l’Essonne, le bijou disparaît mystérieusement.
[…]Pour Marie-Christine, aucun doute : la chaîne a été volée. Mais par qui ? Un autre résident ? Un visiteur extérieur ? Un membre du personnel ? Un vacataire ? « Il y a peu de familles à cet étage, je suis pratiquement la seule, médite-t-elle. Et les résidents sont très calmes. La plupart sont en fauteuil. Donc ils ne peuvent pas venir ouvrir la porte. » Sa mère est elle-même fragile, atteinte de la maladie d’Alzheimer.
[…]Damien Choutet cite le cas d’un vacataire dont la présence dans un établissement du groupe coïncidait avec plusieurs disparitions de parfums. « On n’a pas réussi à avoir de preuves matérielles. Pour autant, le faisceau de suspicion nous a amenés à prendre la décision d’arrêter de faire appel à ce vacataire. Curieusement, à partir du moment où il ne venait plus chez nous, il n’y a plus eu de vol. »


