La commune de Léguevin a adopté, le 29 mai 2026 dans le règlement intérieur de sa piscine municipale une nouvelle disposition : “Les burkinis sont strictement interdits”. La mention est écrite clairement dans les règles concernant les tenues vestimentaires des usagers. Au même titre que les strings, les monokinis et les caleçons, les burkinis sont donc interdits dans “l’intérêt du bon ordre, de l’hygiène et de la sécurité publique”. Il est ajouté que “toute personne refusant de se conformer au présent article pourra se voir refuser l’accès aux bassins ou être exclue immédiatement de l’établissement sans remboursement du droit d’entrée.”
Pour la Ligue des Droits de l’Homme, “une telle interdiction caractérise une discrimination fondée sur la religion et le genre et elle méconnaît la liberté de conscience”. L’association a formé, le 30 juin 2026, un recours en annulation contre cette interdiction, assorti d’un référé suspension devant le tribunal administratif de Toulouse.
Le juge des référés a suspendu cette interdiction le 17 juillet 2026 au motif que “la commune de Léguevin a édicté une mesure qui n’est pas justifiée par les nécessités d’hygiène, de sécurité ou de bon fonctionnement du service public et qui porte une atteinte disproportionnée à la liberté personnelle et à la liberté de conscience des usagers est, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des dispositions contestées.”
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