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Julia et Anna sont absentes du top 10 officiel des prénoms féminins les plus donnés en 2025. Elles arrivent pourtant en tête du classement dévoilé par Le Figaro . En cause : la multiplication des variantes d’écriture, qui disperse les naissances entre plusieurs formes d’un même prénom. Pour révéler les tendances réelles, Fig Data a regroupé les prénoms aux sonorités similaires et établi un palmarès inédit, à découvrir pour toute la France et dans chaque région.

C’est chez les filles que le regroupement des variantes orthographiques bouleverse le plus le classement. Julia, par exemple, ne figure qu’à la 20 place du palmarès officiel de l’Insee, avec 1685 petites filles prénommées ainsi. Mais en réunissant les nombreuses déclinaisons recensées – Giulia, Giulya, Julya, Ghjulia, Djulia, Giullia, Djulya, Jùlia, Jiulia, Gïulia ou encore Jullia – le prénom grimpe directement à la première place du classement établi par Le Figaro. Au total, 3460 enfants ont reçu l’une de ces variantes en 2025 (hors quelques garçons prénommés Julia). […]

Un point commun relie d’ailleurs plusieurs de ces prénoms devenus incontournables : leur terminaison en « a » ou en « ah ». Selon nos calculs, plus d’un prénom féminin sur deux se termine aujourd’hui par cette sonorité, devenue emblématique des générations récentes. Une évolution spectaculaire par rapport au début du XX siècle : ces prénoms ne représentaient que 6,7 % des naissances féminines en 1900, et seulement 2,2 % en 1950. […]

Chez les garçons, Gabriel domine ainsi dans la majorité des régions. Chez les filles, les tendances sont davantage marquées par la diversité des origines et des influences. En Île-de-France, des prénoms comme Alya, Anna, Sofia, Mariam ou Nour occupent désormais les premières places, très loin du classement observé quarante ans plus tôt, où dominaient encore Aurélie et Émilie.

Le Figaro

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