La piscine en plein air “De Warande”, située à Wetteren, n’acceptera dès lundi que les visiteurs résidant en Flandre-Orientale, avec une présence policière permanente sur place. Une décision prise après un incident survenu lundi dernier au cours duquel un enfant de cinq ans originaire de Roubaix a failli se noyer.
Selon la direction locale, les règles en vigueur ne suffisent plus à maintenir l’ordre. Ces dernières années, les consignes des sauveteurs et des agents de sécurité auraient été de plus en plus souvent ignorées. La direction fait également état d’intimidations verbales et physiques à l’encontre du personnel, de visiteurs escaladant la clôture sans payer ainsi que de troubles à l’ordre public au guichet d’accueil.
Lundi après-midi, un petit garçon de 5 ans originaire de Roubaix profite de la piscine De Warande, à Wetteren, avec pas moins de 50 membres de sa famille lorsqu’il échappe à la vigilance de sa mère. En descendant le toboggan, Moussa s’est cogné la tête contre celui-ci, puis s’est retrouvé la tête sous l’eau. Son état était critique et il a été transporté à l’hôpital. Sa cousine a ensuite réagi avec colère en estimant que les secouristes avaient mis trop de temps à intervenir.
Une accusation grave qui touche profondément de nombreux sauveteurs. Trois d’entre eux racontent ce qu’ils vivent au quotidien avec certains usagers des piscines publiques, à la plage ou dans les espaces verts provinciaux.
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“Beaucoup de gens rejettent toute la responsabilité sur quelqu’un d’autre. Mais un sauveteur en mer n’est pas une nounou et la plage n’est pas un parc d’attractions où tout serait sans danger. Dans la zone où je me trouve actuellement, il y a environ 150 personnes dans l’eau un jour normal, et bien plus encore les jours de grande affluence. Nous sommes quatre à cinq sauveteurs en mer par zone. On n’a donc de toute façon pas assez d’yeux pour tout surveiller. La responsabilité finale incombe toujours aux parents.”


