Un serveur de 28 ans, lié à « l’ultragauche radicale violente », a été mis en examen, soupçonné d’avoir voulu projeter une attaque contre les forces de l’ordre, a appris vendredi l’AFP de sources proches du dossier, confirmant une information du Monde.
Cet homme a été interpellé le 4 juillet pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes », a indiqué une source judiciaire. Il a été placé sous contrôle judiciaire à l’issue d’un débat différé, a poursuivi cette source. Le parquet national anti-terroriste (Pnat) a fait appel ce vendredi 10 juillet.
La perquisition du domicile du jeune homme, dans l’Essonne, a révélé la présence de manifestes politiques et de tutoriels pour fabriquer des armes artisanales, selon Le Monde. Une des sources proches du dossier, explique que l’homme avait aussi eu un contact avec un individu « de tendance anarchiste » au Rojava, zone semi-autonome kurde du nord-est de la Syrie.
Interrogés par l’AFP, ses avocats, Helin Köse et Ambroise Vienet-Legué, affirment que leur client « n’a jamais eu d’activité militante radicale, ni d’adhésion à une idéologie liée à l’extrême gauche ». « La seule manifestation à laquelle il ait participé est celle du 1er-Mai », ont-ils souligné, en indiquant que le jeune homme « s’est inventé une vie qui n’avait rien à voir avec la sienne, celle d’une personne engagée, antiraciste ». (…)


