À Fronton, au nord de Toulouse, l’avenir de la clinique Saint-Roch s’assombrit. L’établissement de soins, fondé en 1968 et dirigé depuis 2005 par le Dr Jérôme Marty, a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse le 1er juin 2026.
Après une procédure de sauvegarde ouverte le 29 janvier, la clinique cherche désormais un repreneur. Pour son dirigeant, cette étape est le seul moyen d’éviter une liquidation. « Le redressement judiciaire est la seule procédure juridique qui nous permet de trouver un repreneur », explique Jérôme Marty, qui évoque une situation « mal en point sur le plan économique ».
L’affaire dépasse le seul cas de Fronton, selon le médecin. « Nous ne sommes pas les seuls dans cette situation », affirme-t-il, en référence à d’autres établissements confrontés aux mêmes difficultés, dont la clinique Croix-Saint-Michel à Montauban, placée elle aussi en redressement judiciaire depuis février 2024.
Sur le terrain, l’incertitude touche une zone où l’offre médicale est déjà surveillée. Fronton, Villemur-sur-Tarn et Bouloc sont classées en zone d’action complémentaire par l’Agence régionale de santé, dans un territoire où les besoins de soins pourraient encore évoluer avec les changements démographiques annoncés.


