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M. S., 48 ans et déjà longuement détenu par le passé, a été condamné à 23 ans de réclusion criminelle ce vendredi 3 juillet pour quatre tentatives — reconnues par lui — de viol commises sous la menace d’une arme, en récidive, en 2022.

Une cinquième femme, présente à l’audience, l’accusait de faits très similaires : une agression de nuit, dans le centre de Paris, au moment où elle ouvrait sa porte, avec ce tragique son, encore, de la clé qui résonne avant d’être violentée. Pour cette cinquième tentative de viol avec arme, que l’accusé n’a pas reconnue, il a été acquitté. « C’est hyper dur pour ma cliente », déplore, avec une profonde tristesse, son avocate Me Margaux van der Have. Car en plus de l’agression, « elle a été malmenée depuis le début de la procédure. »

Note de Fds : Le Parisien désigne le criminel comme “M. S.”, Actu.fr précise qu’il se prénomme Moussa.

Le condamné a derrière lui une longue série de crimes et délits d’une violence inouïe : exhibition de son sexe à 13 ans, attouchement dans la rue à 15 ans, puis viol sur mineure, agression sexuelle sur une femme de 30 ans sous la menace d’un couteau, et encore trois viols avec arme blanche.

Un passé accablant. Se connaissant parfaitement, après plus de 20 ans déjà de détention cumulés (…)

La peine comporte également un suivi sociojudiciaire, avec injonction de soins. Ce que l’avocate générale avait réclamé. « Il faut que M.S. ait une projection de possible sortie, pour qu’il y ait une évolution. » (…)

De 2014 à 2019, il est déjà passé par une injonction de soins, composés d’un suivi psy et d’un traitement inhibiteur de libido, dit « castration chimique. »

Rappelant que M.S. avait « demandé la castration chimique » après sa rechute de 2022, l’avocate générale relève qu’« il est prêt à supporter des effets secondaires très lourds pour retrouver une place dans la société. »

Dès le début du procès, M.S. s’attendait à « perpète », selon son avocate. (…)

Le Parisien

« Il avait le même mode opératoire que Guy Georges. Il suivait les jeunes femmes rentrant de soirée jusqu’à chez elles », nous indique une source proche du dossier.

À chaque fois, l’accusé était armé d’un cutter pour menacer ses victimes et portait un collant sur la tête pour dissimuler son visage. Les jeunes victimes sont agressées dans le hall de l’immeuble, devant chez elle où même à l’intérieur du logement. Mais à chaque fois, les jeunes femmes sont parvenues à se débattre et à mettre l’agresseur en fuite. (…)

Actu.fr

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