À 9 ans et deux mois, Agnès s’est présentée au brevet des collèges. C’est sans doute la plus jeune candidate de France, et probablement bientôt la plus jeune diplômée. « Le brevet d’aujourd’hui est au niveau de ce que les enfants de 9 ans produisaient il y a 50 ans », explique son père.
…
Dans l’établissement, où elle n’est pas passée inaperçue, on avait demandé « à deux bonnes élèves » de l’escorter entre les salles d’examen. Pas de quoi désarçonner la jeune candidate : à ses yeux, le sujet n’est pas de savoir si elle sera diplômée, le 10 juillet, mais plutôt avec quelle moyenne. « J’espère 18 sur 20 en anglais, 18 en maths, entre 14 et 16 en français… » énumère-t-elle sous l’œil de son père, qui la pense « un peu optimiste ».
…
Son papa : « Ce n’est pas normal qu’une enfant de cet âge-là passe le brevet. C’est une démonstration, c’est dire ‘’S’il vous plaît, on se réveille !’’. Agnès n’est pas un génie, elle ne fait pas de mécanique quantique. Émotionnellement, elle a 9 ans, elle joue à fabriquer des bracelets en laine et regarde des dessins animés. Mais notre conviction, c’est que notre système éducatif sous-estime la capacité de nos enfants. On ne les nourrit pas assez, donc ils évoluent moins vite.


