À l’audience de comparution immédiate du tribunal de Lisieux (Calvados) lundi 29 juin 2026, comme lors de ses auditions, ce citoyen turc de 36 ans n’a jamais changé de défense. Pour lui, c’est une vague qui l’aurait rapproché d’une jeune fille qui se baignait et sa main lui aurait malencontreusement touché le ventre… Sa version n’est ni corroborée par la victime ni par quatre témoins de la scène.
Ce 25 juin 2026, les maîtres-nageurs de la plage de Trouville-sur-Mer demandent aux nageurs de revenir vers le rivage pour des questions de sécurité. Le prévenu aurait voulu aider une jeune fille en burkini qui avait de l’eau jusqu’à la poitrine. Il m’a dit qu’il voulait me ramener à la plage
, avait-elle expliqué. Il a insisté malgré mon refus. Il m’a attrapé la fesse avec une main et la poitrine avec l’autre, je l’ai repoussé mais il est revenu m’a attrapé la tête et touché mes parties intimes.
La cousine de la victime, présente, hurle alors et ameute la famille et plusieurs nageurs. Une altercation s’ensuit avec l’agresseur qui dit avoir été frappé. Les sauveteurs interviennent, puis la police l’interpelle.
Après le dépôt de plainte, le prévenu avait été placé en détention provisoire car sous le coup d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français), prononcée jusqu’en 2028 par la préfecture de l’Aisne. Il était jugé en visioconférence depuis la maison d’arrêt de Caen-Ifs. Arrivé en France en 2023, le trentenaire n’a pas de casier judiciaire connu sur le territoire. Il est hébergé par un ami à Rouen et travaille au noir. Il affirme, concernant son OQTF, qu’il a dû fuir la Turquie en tant que Kurde et qu’il a présenté un dossier à l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides). Pour l’avocate de la défense qui plaide la relaxe, il faut restituer les faits
, rappelant qu’il y a un gap culturel entre la France et la Turquie
et qu’il n’a pas les codes
. Pour elle, il lui a posé les bras sur les épaules et parle d’une scène désagréable
, mais insiste sur le bénéfice du doute qui doit bénéficier à son client car personne n’a vu de gestes sous l’eau
.
Son client a été condamné à six mois de prison ferme avec maintien en détention. Il est inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.


